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Développement durable

INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE TERRITORIAUX

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L'ouverture à l'international

Thème : Société de la connaissance et développement socio-économique
Orientation : S’adapter aux changements structurels de l’économie et répondre aux défis de la mondialisation

Au 31 décembre 2010, 24,1 % des salariés (hors administrations et secteur de la défense) travaillent dans une entreprise contrôlée par un groupe international. Parmi eux, plus de la moitié travaillent pour une entreprise contrôlée par un groupe étranger, soit 14,3 % des salariés de l’ensemble de l’économie marchande. 

La part des salariés des groupes internationaux français est relativement uniforme sur le territoire, avec une concentration plus importante dans la région Ile-de- France. En revanche, les groupes étrangers sont particulièrement présents au nord d’une diagonale allant du nord-est de la Bretagne à la pointe sud-est de la France.   

Part des salariés sous contrôle de groupes internationaux et part des salariés sous contrôle de groupes étrangers en 2010.

Définition

Une entreprise française est considérée comme internationale lorsqu’elle est contrôlée à plus de 50 % par un groupe international, c'est-à-dire un groupe dont la tête de groupe est située à l’étranger ou un groupe français possédant au moins une filiale à l’étranger. Elle est considérée étrangère lorsqu’elle est contrôlée à plus de 50 % par une tête de groupe dont le siège social est implanté à l’étranger. Les deux indicateurs sont définis comme le nombre d’emplois dans les établissements appartenant à des entreprises respectivement internationales et étrangères, rapporté au nombre total des emplois salariés, hors administration publique et secteur de la défense, par zone d’emploi. 

Pertinence

La capacité d’une entreprise à exporter et donc à s’ouvrir de nouveaux marchés dépend fortement du caractère international du groupe qui contrôle cette entreprise, que ce soit un groupe étranger ou un groupe français ayant des filiales à l’étranger. La présence d’un groupe international sur un territoire lui ouvre des perspectives de marchés plus vastes que le seul marché national et lui donne donc un potentiel de croissance plus grand. De plus, la présence d’une entreprise contrôlée  par un groupe étranger est aussi un signal fort sur la capacité de ce territoire à fournir les conditions nécessaires au développement de cette entreprise, encourageant ainsi de nouveaux investissements étrangers.

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. L’implantation d’un groupe international bénéficie donc principalement à la population  résidant dans cette zone d’emploi.  

Limites et précautions

Une entreprise est considérée comme étrangère lorsque la tête de groupe qui contrôle l’entreprise est située à l’étranger. Ainsi, dans cette étude, un groupe étranger qui aurait implanté une filiale sur le territoire français, est traitée de la même façon qu’une entreprise française qui a été rachetée par un groupe étranger. Dans le premier cas, il y a création pure d’emploi. Alors que dans le second cas, les effectifs peuvent rester constants, augmenter ou diminuer selon les mesures de  restructuration que prend la firme qui investit dans cette entreprise. Ainsi, au cours du temps, le poids des entreprises étrangères sur le territoire peut augmenter, tout en accompagnant des destructions d’emplois.

De plus, l’indicateur est un ratio dont le dénominateur dépend de la taille de la zone d’emploi. Une zone d’emploi peut avoir d’importants effectifs salariés dans des établissements contrôlés par des groupes internationaux ou étrangers et avoir un ratio relativement faible, si cette zone d’emploi est  grande. A contrario, une zone d’emploi relativement petite et dont le principal employeur est une  entreprise contrôlée par un groupe international ou étranger, peut apparaître avec une forte implantation étrangère. L’analyse peut donc être différente entre l’indicateur ou le nombre d’effectifs salariés.  

Analyse

Résultat au regard de l'enjeu du développement durable

Au 31 décembre 2010, 24,1 % des salariés (hors administrations et secteur de la défense) faisaient partie d’une entreprise contrôlée par un groupe international. Parmi eux, plus de la moitié travaillaient pour une entreprise contrôlée par un groupe étranger, soit 14,3 % des salariés de  l’ensemble de l’économie marchande. Les 9,8 % restant sont salariés d’entreprises contrôlées par des groupes internationaux français, c'est-à-dire dont le centre de décision est situé en France. 

Disparités territoriales

Les disparités territoriales sont davantage dues à l’implantation des entreprises sous contrôle étranger qu’aux entreprises dépendant de groupes internationaux français. Celles-ci sont en effet représentées de façon relativement uniforme sur le territoire, avec une plus forte concentration dans la région Île-de-France. La part de l’emploi salarié dans des entreprises contrôlées par des groupes français internationaux varie selon les régions de métropole de 5 % à 14 %. Pour les DOM,  cette part est un peu plus faible et varie de 4,6 % pour la Martinique à 6,8 % pour la Guadeloupe.

Les groupes étrangers ne sont en revanche pas uniformément implantés sur le territoire. Ils sont particulièrement présents au nord d’une diagonale allant du nord-est de la Bretagne à la pointe sud-est de la France.  

Le nord de cette diagonale bénéficie du rayonnement international de Paris et de grandes villes comme Lyon ou Lille. De plus, le nord-est de la France compte de nombreuses entreprises étrangères du fait de la proximité des frontières avec l’Allemagne, la Belgique ou la Suisse. Ainsi, les entreprises allemandes sont fortement implantées en Alsace et en Lorraine mais aussi dans le  Nord. De même, les entreprises belges sont principalement implantées dans le Nord. Cependant, la forte implantation étrangère dans ces régions n’est pas à mettre qu’à l’actif des pays limitrophes, puisque les entreprises américaines y sont aussi bien représentées. De plus, les régions limitrophes de l‘Italie ou de l’Espagne ne bénéficient pas d’une implantation particulièrement importante d’entreprises contrôlées par des groupes italiens ou espagnols. Par contre, la part des emplois dans  des groupes français internationaux n’est pas forcément plus forte dans les régions limitrophes d’un pays étranger.

Les zones d’emploi comptant la part la plus importante d’effectifs salariés dans des entreprises étrangères (plus de 25 %) sont situées dans la pointe nord des régions Alsace et Lorraine. A contrario, les zones d’emploi où le poids des entreprises étrangères est quasiment nul sont situées  en Corse et dans les DOM. Pour la moitié des zones d’emploi, ce poids des entreprises étrangères ne dépasse pas 10 %, soit 4 points en-dessous de la moyenne. Les entreprises étrangères sont surtout présentes dans les zones d’emploi les plus grandes, notamment autour des grandes villes comme Lyon, Lille, Marseille, Toulouse, Nantes, etc. 

Pour en savoir plus

Source

Organisme producteur: Ministère du redressement productif / DGCIS
Sources de données mobilisées pour établir l’indicateur :
bases de données LIFI et CLAP produites par l’Insee
Date de diffusion ou mise à jour des données mobilisées : 2012

Échelon territorial, couverture

France, par zone d'emploi

Échelle temporelle

- Référence temporelle : 2010
- Année ou période de la série chronologique : début en 2007
- Fréquence de mise à jour des indicateurs : annuelle

Méthodologie de l'indicateur

L'information sur les groupes est obtenue par la voie d'une enquête auprès des entreprises françaises du secteur privé (liaisons financières), dont le portefeuille de titres de participation est supérieur à 1,2 million d'euros, ou dont le chiffre d'affaires est supérieur à 60 millions d'euros, ou dont l'effectif salarié est supérieur à 500 personnes, quel que soit le secteur d'activité. De plus sont interrogées les têtes de groupe de l'année précédente et les entreprises détenues directement par  une entreprise étrangère. L'enquête est complétée par l'exploitation de la base de données Diane. Celle-ci est constituée à partir des obligations de publicité légale obligatoire auprès du greffe du tribunal. Diane permet d'élargir le champ couvert par Lifi aux groupes de petite taille, notamment aux micro-groupes de moins de 500 salariés.

Les indicateurs sont obtenus après appariement de ces données avec la base de données Connaissance Locale de l'Appareil Productif (CLAP), calée sur le répertoire SIRENE, qui fourni   une information homogène sur la localisation des établissements et l'emploi, dont la qualité est assurée au niveau de chaque zone d'emploi.  

Indicateurs liés

  • Sur le site du MEDDE : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Indicateurs & indices > Développement durable > Indicateurs de développement durable territoriaux :
    - Potentiel de développement (part des cadres des fonctions métropolitaines dans l’emploi)
    - Taux de création et de survie des entreprises

Bibliographie

  • « L’implantation étrangère dans l’industrie en France », Rapport de la CPCI, 2009
  • « L’entrée des entreprises industrielles dans un groupe internationalisé », Florian Lezec - Nicolas Riedinger, 4 pages du SESSI n°250, décembre 2008
  • « Les implantations à l’étranger des entreprises industrielles françaises : Entre délocalisations et conquête de nouveaux marchés », Emmanuel Pliquet - Nicolas Riedinger, 4 pages du Sessi n° 246, mai 2008
  • « Croissance des jeunes entreprises et territoires : approche économétrique. » Mazars M., Moati P., Pouquet L. (2004). Credoc, Cahier de recherche C 205, octobre 2004

Mis à jour le 15/05/2013

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