Ministère de l’Écologie, du Développement Durable,
des Transports et du Logement
Commissariat général au Développement durable
Favoriser les modes de transport les moins émetteurs de gaz à effet de serre et les moins polluants contribue au développement durable. Le renforcement de l’intermodalité et le développement des alternatives au transport routier et aérien y contribuent.
La part du rail et du fluvial dans le transport de marchandises engendré par les régions (hors transit international et inter-régional) varie fortement en fonction des régions : de 2,9 % en Basse-Normandie à 32,6 % en Lorraine ou 32,7 % en Nord - Pas-de-Calais.
Sur les quatre dernières années observées, la part du rail et fluvial dans le transport de marchandises engendré par les régions a légèrement remonté, passant de 18,1 % en 2005 à 18,8 % en 2009. Elle se situe néanmoins pour l’ensemble des régions en-deçà de son niveau de 2000 (24,2 %). Ces évolutions sont dues à une modification structurelle du tissu productif ainsi qu’au développement du transport combiné et par conteneur. L’année 2009 a été marquée par l’accentuation de la crise avec une forte diminution du transport de marchandises. Le recul du ferroviaire tire l’indicateur à la baisse tandis que le fluvial résiste. Au total la part du transport par voies ferrées et fluviales reste stable, hors transit inter-régional et international.
Part du rail et du fluvial dans le transport intérieur de marchandises en 2009, hors transit
Note : Part modale des flux interrégionaux par région d’origine et de destination.
Source : SOeS, SitraM d’après VNF, SNCF, RFF.
Définition
Le transport intérieur terrestre de marchandises correspond aux transports effectués suivant les modes routier, ferroviaire ou fluvial.
D’après les définitions internationales, le transport désigne un flux de marchandises (ou de voyageurs) déplacées sur une distance donnée et se mesure en tonnes-kilomètres (respectivement en voyageurs-kilomètres). La circulation d’un camion vide ne participe donc pas au transport. Les transports intérieurs sont les transports réalisés sur le territoire national ; pour un transport international, on ne prend donc en compte que la partie du trajet réalisée en France.
Le transit inter-régional correspond aux transports dont le point de chargement et celui de déchargement sont situés hors de la région alors que le véhicule traverse la région en transportant ce chargement (sa mesure nécessite donc des modèles détaillés d’affectation par région sur le réseau routier français).
Les données sont exploitées par origine-destination en distinguant, pour chacune des régions trois types de flux de marchandises : les flux entrants dans la région, les flux sortants de la région, les flux ayant pour origine et destination la région. Ces derniers ne sont pas pris en compte dans la définition de l'indicateur de partage modal. Les deux premiers intègrent à la fois des flux nationaux (origine et destination en France) et les flux d'échange international (origine ou destination dans un pays étranger).
Ainsi, les tonnes-kilomètres concernant les flux nationaux entre deux régions françaises sont affectées intégralement aussi bien à la région d’origine qu’à la région de destination. Les tonnes-kilomètres comptabilisées lors des flux d’échanges internationaux sont affectées soit à la région d’origine lorsque le flux est sortant, soit à la région de destination lorsque le flux est entrant. Un quatrième type de flux, à savoir les flux en transit dans une région donnée, n’est donc pas pris en compte (par exemple, les transports de marchandises en Rhône-Alpes sur l'A6 allant de Paris à Marseille).
Mis à jour le 20/01/2012