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Développement durable

INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE NATIONAUX 2010-2013

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Prises de poissons au-dessus des seuils de précaution en 2010 dans l’Atlantique du Nord-Est

Défi 6 « Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles »

Indicateur complémentaire 6.2.1

Dans les zones de pêche de l’Atlantique du Nord-Est gérées dans le cadre de l’Union européenne, 14 % des captures sont réalisées sur des stocks au-delà des seuils de précaution. Les stocks de poissons à forte valeur commerciale, tels que le cabillaud, sont les plus menacés.

Prises de poissons au-dessus des seuils de précaution en 2010 dans l’Atlantique du Nord-Est

Espèces pélagiques : espèces vivant dans la masse d’eau (hareng, maquereau, merlan, thon, ...)
Espèces démersales : espèces vivant au-dessus du fond (cabillaud, colin, aiglefin, ...)
Espèces benthiques : espèces vivant sur le fond ou dans le sédiment (raie, sole, poissons plats, ...)

Enjeux
La surexploitation des ressources halieutiques entraîne un déséquilibre et une diminution de la diversité de la faune et de la flore marines ainsi que le déclin économique des pêcheries concernées. La directive-cadre Stratégie pour le milieu marin de 2008 rappelle que l’enjeu est de parvenir à un équilibre entre les activités de pêche et les potentialités de renouvellement des stocks. Les capacités reproductrices des espèces sont ainsi évaluées en comparant la biomasse des reproducteurs et la mortalité par pêche à des seuils de précaution.

Analyse
Dans les zones de pêche de l’Atlantique du Nord-Est (mer du Nord, mer Baltique, golfe de Gascogne et péninsule Ibérique) gérées par l’Union européenne, les espèces démersales, généralement à forte valeur commerciale, telles que la morue, le colin, l’aiglefin, sont les plus menacées. En 2010, 43 % des captures étaient réalisées sur des stocks au-delà des seuils de précaution. La situation est moins tendue pour les espèces pélagiques telles les poissons bleus, maquereau et hareng (12 %) et pour les espèces benthiques (16 %).
Cependant, l’absence d’information sur la part des stocks halieutiques non suivis, part souvent importante des pêches, crée une marge d’incertitude et impose des précautions dans l’analyse de la situation de ces différentes espèces.

Pour en savoir plus

Mis à jour le 18/03/2014

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/