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Abondance des oiseaux d’eau hivernants en France métropolitaine : les limicoles

À retenir

Environ 765 000 limicoles (petits échassiers comme les bécasseaux, les barges, les courlis, les gravelots et les chevaliers) hivernent annuellement principalement sur les côtes du littoral atlantique. Le littoral rassemble les trois quarts des limicoles dénombrés en métropole chaque année. La France a une place importante en accueillant plus de 10 % des populations européennes de nombreuses espèces. Ces dernières bénéficient d’aires protégées assez importantes et la majorité des populations de limicoles a augmenté en métropole depuis 30 ans.

Contexte
Chaque année à la mi-janvier, en moyenne 1,5 million d’oiseaux d’eau sont comptabilisés par le réseau des observateurs bénévoles et professionnels coordonnés par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), ce qui représente la 3ème population d’oiseaux d’eau hivernante d’Europe, derrière les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Les sites littoraux des trois façades maritimes de France jouent un rôle majeur pour l’hivernage des oiseaux d’eau, comme les grands fleuves (Rhin, Rhône, Loire) et les zones humides continentales (Sologne, Champagne humide, Brenne, Forez,…). Cette importance des zones humides françaises en Europe est due à leur position centrale sur l’axe de migration Est-Atlantique, à la croisée des voies de migration reliant le Nord et l’Est de l’Europe d’une part, la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Le littoral joue un rôle majeur pour l’hivernage des oiseaux d’eau, au premier rang desquels les limicoles, les rivages hébergeant les trois quarts des individus dénombrés.

Carte : Répartition des limicoles sur la période 2007-2012

Commentaire

Depuis plusieurs années, environ 765 000 individus sont comptabilisés annuellement sur le territoire métropolitain, dont les trois quarts en bord de mer, certaines espèces étant totalement inféodées au littoral. Certains ne passent que l’hiver en France comme les bécasseaux sanderling, d’autres peuvent être présents toute l’année comme le courlis cendré.

Généralement grégaires et sociables, les limicoles sont principalement situés sur le littoral de l’Atlantique et de la Manche – mer du Nord entre la baie de Somme et le bassin d’Arcachon. Se nourrissant surtout sur l’estran et dans les zones de vasières, les principales populations sont localisées dans des zones abritées et peu profondes comme les baies et les golfes. Les six principaux sites d’hivernage sont : la réserve naturelle nationale de la baie de l’Aiguillon et la pointe d’Arçay, la réserve naturelle nationale de Moëze, la baie du Mont Saint-Michel, le bassin d’Arcachon, la baie de Bourgneuf et Noirmoutier et la Presqu’île Guérandaise. Tous ces sites ont accueilli chacun plus de 30 000 oiseaux par an de 2008 à 2012.

Toutes les populations hivernantes de limicoles ont augmenté depuis les années 19801 , excepté celle du combattant varié qui reste stable. Elles bénéficient du faible dérangement et de la protection des grandes zones humides littorales avec plus de deux-tiers des effectifs recensés en espaces protégés (pluvier argenté, bécasseau variable, barge à queue noire et chevalier gambette). Cependant, les usages des espaces naturels côtiers augmentent : pêche à pied, promenade, plaisance, planche à voile, kite-surf, etc. Suivant le comportement des espèces, cela peut impliquer une forte réduction des surfaces exploitées par les oiseaux.

1 Étude de la LPO sur la période 1983-2003 pour l’ensemble du territoire métropolitain.

Graphe : évolution des effectifs de lumicoles

D’après les estimations de populations faites par la LPO en 2003, les côtes métropolitaines abritent plus de 10 % des populations biogéographiques2  de plusieurs limicoles, dont certaines espèces menacées. Il s’agit notamment de l’avocette élégante, du bécasseau variable, du grand gravelot, du tournepierre à collier, du pluvier argenté, du bécasseau sanderling et du bécasseau maubèche.

2 Ensemble des populations d’une même espèce suivant les mêmes voies de migration

Méthodologie
Le recensement des oiseaux d’eau hivernants est réalisé tous les ans depuis de nombreuses années à la mi-janvier lorsque le nombre d’hivernants est le plus important. Ces comptages sont coordonnés au niveau national par la LPO. Ils s’inscrivent dans le cadre d’un programme international de suivi, sous l’égide de Wetlands International, une ONG dont l'objectif principal est la protection des zones humides et des espèces d'oiseaux qui en dépendent. En France, environ 1 500 sites sont suivis. Ils sont regroupés dans près de 400 sites fonctionnels, ensembles de sites cohérents comme un tronçon de cours d’eau, un marais, un groupe d’étangs ou un réseau de lagunes.


En savoir plus

  • Fiche indicateur de l’Observatoire national de la mer et du littoral : http://www.onml.fr  rubrique « fiches »
  • Ifen, LPO, 2006. « Les oiseaux d’eau préfèrent les espaces protégés en hiver », Le 4 pages, n° 110, mai 2006. 4 p.

Mis à jour le 25/07/2014

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