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Environnement

DONNÉES DE SYNTHÈSE SUR LA BIODIVERSITÉ

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La qualité piscicole des cours d’eau

À retenir

Sur la période 2009-2010, prés de 56 % des stations de suivi de la qualité piscicole des cours d’eau présentent un bon, voire un excellent état. Depuis 2001, l’évolution reste relativement stable, avec toutefois une légère amélioration les dernières années. De fortes disparités existent cependant entre les bassins hydrographiques. Outre la qualité chimique et physico-chimique de l’eau, les poissons sont sensibles au régime hydrologique et à l’état physique des cours d’eau.

Contexte    

La DCE 2000/60/CE, adoptée le 23 octobre 2000 et transposée en France par la loi n° 2004-338 du 21 avril 2004, établit un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. La DCE impose une obligation de résultat aux États membres de l’Union européenne, et en particulier l’atteinte d’un « bon état » écologique des milieux aquatiques d’ici 2015. Dans ce cadre, la France a mis en place un Réseau de Contrôle et de Surveillance (RCS) à partir des réseaux préexistants, composé de stations de mesure de la qualité des eaux superficielles réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. L’inventaire complet des 1600 stations est désormais réalisé sur deux années.
L’Indice de la qualité piscicole des eaux permet de suivre l’évolution de la qualité des eaux à partir des résultats de l’Indice Poisson Rivière (IPR) produit par l’Onema (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques). Il est établi à partir des données disponibles pour l’ensemble des cours d’eau de France métropolitaine.

Commentaire

Sur la période 2001-2010, l’évolution de la qualité piscicole des eaux est relativement stable, avec toutefois une légère amélioration depuis 2006 (+4,2 % sur l’ensemble de la période). Les mauvais résultats de l’année 2003 s’expliquent par une température élevée des cours d’eau et un affaiblissement général des débits.

Sur la période 2009-2010, 56 % des cours d’eau présentent une qualité piscicole des eaux bonne à excellente. 17 % sont classés comme mauvais à très mauvais et 27 % sont classés comme médiocres.  En règle générale, les zones présentant les plus mauvais résultats sont celles où les pressions sur les écosystèmes sont les plus fortes : fortes densités de population, agriculture intensive, activités industrielles, obstacles sur les cours d’eau. La qualité piscicole des eaux est ainsi généralement meilleure dans les cours d’eau en amont des grands fleuves (tête de bassins), qui sont préservés de l’impact des activités humaines. Les peuplements piscicoles sont sensibles à la modification ou la destruction des habitats, aux aménagements qui entravent la libre circulation de la faune, aux aménagements des berges, à la destruction des frayères ou des sites de nourrissage… Ainsi, les situations locales sont très variées.

Méthodologie

L’Indice de la qualité piscicole des eaux est calculé à partir des résultats de l’Indice Poisson Rivière (IPR) produit par l’Onema. Il permet de suivre l’évolution de la qualité piscicole des eaux en comparant les notes attribuées à chaque station d’une année sur l’autre. Depuis 2007 et la mise en place du Réseau de Contrôle et de Surveillance, l’inventaire complet du territoire s’effectue sur deux années car le nombre de stations prises en compte a fortement augmenté. Cet indice ne s’applique pas aux cours d’eau de Corse en raison de l’originalité de la faune piscicole. L’indice d’évolution de l’IPR se base donc sur un champ constant de stations d’une année sur l’autre. Cela permet de s’affranchir des variations interannuelles du réseau et de limiter le biais qui peut en résulter. On peut ainsi dégager des tendances, avec une certaine robustesse et fiabilité, ce que ne permet pas la simple comparaison des classes de l’IPR d’une année sur l’autre.

L’IPR est calculé à partir d’échantillons de peuplements de poissons obtenus par pêche à l’électricité. Le calcul prend en compte un ensemble de 34 espèces ou groupes d’espèces qui sont les mieux représentées à l’échelle du territoire français et pour lesquelles il a été possible de modéliser la répartition en situation de référence. Le réseau de référence est constitué de stations réparties sur l’ensemble du territoire de manière à procurer une bonne vision des conditions de référence des différents types de masses d’eau. Ces stations correspondent à des sites ne subissant pas ou de très faibles pressions. Pour les types de masses d’eau ne présentant plus de situations de référence, comme les parties aval des grands cours d’eau, des modélisations ont été réalisées.

 En savoir plus

  • www.onema.fr Site de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques.
  • L'essentiel sur… > Environnement > Mise en œuvre de la DCE et politique locale de l'eau

Mis à jour le 26/09/2012

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