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Développement durable

INDICATEURS NATIONAUX DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE (INDICATEURS SNTEDD 2015-2020)

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Prix des matières premières : pétrole et gaz

Enjeu - Raréfaction des ressources


Le cours du Brent s’est effondré au second semestre 2014, cédant plus de la moitié de sa valeur pour atteindre seulement 47,7 $/bl en moyenne en janvier 2015. Après être remonté au-dessus de 60 $/bl en mai et juin 2015, il a de nouveau plongé au second semestre 2015 pour s’établir à près de 30 $/bl en janvier 2016, niveau plancher qu’il n’avait plus atteint depuis la fin de l’année 2003. Dans le sillage des cours du pétrole, le prix spot du gaz NBP à Londres a également fortement baissé, reculant de 30 % entre janvier 2015 et janvier 2016.

 

Graphe : Évolution du prix mensuel du pétrole et du gaz

Enjeux

La France importe la quasi-totalité de ses besoins en gaz et en pétrole brut. La facture correspondante dépend fortement de l’évolution de la cotation du « Brent » d’une part et du prix du gaz sur les marchés de gros européens, dont le NBP (« National Balancing Point ») est représentatif, d’autre part.
Sur longue période, le phénomène de raréfaction des ressources au niveau mondial devrait se traduire par une augmentation des prix du pétrole et du gaz. À court terme, d’autres facteurs, de nature géopolitique ou technique, jouent également et peuvent entraîner une grande volatilité des prix. Pour le consommateur, la hausse du prix du carburant incite à des efforts d’économie mais peut creuser les inégalités territoriales ou sociales.

Analyse

Malgré un rebond temporaire au premier semestre 2015, le cours du Brent s’est effondré en l’espace d’un an et demi, passant de 111,8 $/bl en moyenne en juin 2014 à 30,7 $/bl en janvier 2016. Cette chute s’explique notamment par l’affaiblissement de la demande mondiale, grevée en particulier par le ralentissement de l’économie chinoise. Par ailleurs, l’offre sur le marché mondial s’est maintenue à un niveau excédentaire face à la demande, alimentée par l’afflux de pétrole de schiste américain qui a plutôt bien résisté au recul des prix, ainsi que par la décision des pays de l’Opep de fin novembre 2014, confirmée en juin puis de nouveau en novembre 2015, de maintenir inchangés les quotas de production de l’organisation, à 30 millions de barils par jour. La perspective de l’arrivée de l’Iran sur le marché pétrolier, concrétisée par la levée des sanctions internationales à l’égard de ce pays à la mi-janvier 2016, a contribué également à tirer les cours vers le bas.
Le prix du gaz naturel sur le marché NBP à Londres s’est élevé en moyenne à 20,1 €/MWh en 2015, en baisse de 5 % par rapport à 2014. La baisse a été quasi-continue tout au long de l’année, le mégawattheure de gaz s’échangeant à 14,5 € en janvier 2016, soit 30 % de moins qu’un an auparavant. Tiré par les niveaux bas des cours du pétrole, le prix du gaz a été influencé par la douceur des températures, notamment en novembre et décembre 2015. À l’échelle mondiale, le changement de politique énergétique des Etats-Unis, qui ont levé l’interdiction d’exportation de gaz naturel américain, et le tassement de la demande chinoise exercent également une pression à la baisse sur les cours en fin d’année 2015.

Pour en savoir plus

Mis à jour le 02/02/2017

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/