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Développement durable

INDICATEURS NATIONAUX DE SUIVI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE (2015-2020)

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Évolution de la concentration en carbone de l'atmosphère (niveau mondial)

Évolution de l’indicateur

Depuis le développement des activités industrielles, la communauté scientifique estime que les réservoirs terrestres et océaniques ont absorbé la moitié des émissions anthropiques. Les émissions restantes persistent dans l’atmosphère, entrainant l’accroissement des concentrations de gaz à effet de serre. Depuis les années 1980, la concentration en carbone dans l’atmosphère augmente de façon continue et régulière. Alors qu’elle était de 400,00 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone, moyennée à l'échelle du globe, a augmenté à un rythme record en 2016 en raison de la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño, atteignant la valeur de 403,3 ppm. Le niveau moyen à ne pas dépasser à l’horizon 2100 fixé par le GIEC, qui est de 450 ppm, serait atteint vers 2045 si cette augmentation venait à se poursuivre à un tel rythme.

 Evolution de la concentration en carbone de l'atmosphère au niveau mondial

Enjeux

Le CO2 est le gaz à effet de serre d’origine anthropique ayant le plus contribué au réchauffement climatique depuis 1750. L’évolution de la concentration en CO2 de l’atmosphère rend compte des émissions de l’ensemble des pays. Il constitue un indicateur de contexte essentiel pour suivre l’enjeu du changement climatique.

Analyse

Le CO2 est de loin le gaz à effet de serre persistant, d’origine humaine, le plus abondant dans l’atmosphère. La teneur de l’atmosphère en CO2, moyennée à l’échelle du globe, a atteint 403,3 parties par million (ppm) en 2016, alors qu’elle était de 400,00 ppm en 2015. Cette hausse annuelle record de 3,3 ppm est en partie due au puissant épisode El Niño de 2015/2016, qui a entraîné des épisodes de sécheresse dans les régions tropicales et a réduit la capacité des «puits», tels que les forêts, le couvert végétal et les océans, à absorber le CO2.  Les concentrations de ce gaz représentent aujourd’hui 145 % de ce qu’elles étaient à l’ère préindustrielle (avant 1750). Le taux d’accroissement du CO2 atmosphérique de ces 70 dernières années est près de 100 fois plus élevé qu’à la fin de la dernière période glaciaire. À en juger par les observations directes et les valeurs approchées, ces variations brusques de la teneur de l’atmosphère en CO2 sont sans précédent.
Selon l’approche de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), l’objectif initial est de « stabiliser (…) les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Les COP de Copenhague et de Cancun ont fixé l’objectif de contenir le changement de température causé par les émissions anthropiques de GES à moins de 2 ° C par rapport aux niveaux préindustriels. Lors de la COP de Paris en 2015, les Etats ont voulu aller plus loin en plaçant cette limite à 1,5 °C dans la mesure du possible.
En matière de lutte contre le dérèglement climatique, l'engagement de la France sur la scène internationale se traduit concrètement au niveau national. Entre 1990 et 2013, la France a diminué ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 10%, bien au-delà de son objectif dans le cadre du protocole de Kyoto, qui était de ne pas les augmenter. Cela représente une baisse de 21 % par habitant. Rapportée à la production intérieure brute (PIB), la diminution des émissions a été de 55 %. La France est ainsi l’un des pays industrialisés les moins émetteurs de gaz à effet de serre : elle représente seulement 1,2 % des émissions mondiales alors qu’elle contribue à 4,2 % du PIB mondial. Pour aller plus loin, la France a depuis 2012 engagé de nombreuses actions en matière de logements, transports, énergie, agriculture, industrie biodiversité, etc. et fait adopter la loi de transition énergétique.

Pour en savoir plus



Mis à jour le 11/05/2018

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