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Développement durable

INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE TERRITORIAUX

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Les surfaces en agriculture biologique

Thème : Consommation et production durables
Orientation :
Privilégier des prodédés de production et des comportements de consommation responsables.

L'agriculture biologique constitue un mode de production particulièrement respectueux de l'environnement. La loi n° 2009-967 du 3 août 2009 vise un objectif de 6 % de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique en 2012 et de 20 % en 2020. Fin 2012, ce taux est de 3,8 %, avec de fortes disparités territoriales. Cinq régions ont une part du territoire cultivé en agriculture biologique supérieure à  6 % (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Guyane, Corse et Rhône- Alpes). Mais ce taux est inférieur à 1 % en Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Haute- Normandie, Guadeloupe et Martinique.  

Note : Surface consacrée à l’agriculture biologique non disponible en 2001 pour les DOM, regroupée pour les 2 départements corses, ainsi que pour les départements de la petite couronne (92, 93 et 94)

 

Définition

Les superficies totales en agriculture biologique comprennent :
- les surfaces « certifiées bio » qui rassemblent les parcelles dont la période de conversion est terminée et dont la production peut être commercialisée avec la mention « agriculture biologique » ;
- les superficies en conversion (la durée de conversion variant de 2 ans pour les cultures annuelles à 3 ans pour les cultures pérennes).

L'agriculture biologique (AB) est l’un des six signes officiels d'identification de la qualité et de l'origine. La réglementation européenne, entrée en vigueur le 01/01/2009, réaffirme les principes fondamentaux de l'agriculture biologique et ses objectifs : l'agriculture biologique établit un système de gestion durable pour l'agriculture (maintien de la biodiversité, préservation de la qualité des sols, de l'air et des eaux, respect du bien-être animal) visant à une production agricole de qualité. L'utilisation de produits  chimiques de synthèse, d'OGM et de leurs dérivés est interdite. Les opérateurs de la filière bio sont contrôlés par des organismes certificateurs agréés par les pouvoirs publics et répondant à des critères d'indépendance, d'impartialité, d'efficacité et de compétence.


Pertinence

L'agriculture biologique apporte une réponse à la préservation de l’environnement. L’agriculture biologique est un mode de production agricole spécifique, c’est-à-dire un ensemble de pratiques agricoles respectueuses des équilibres écologiques et de l’autonomie des agriculteurs.

Elle contribue à la préservation des sols et des ressources naturelles et garantit une qualité des produits attachée à un mode de production respectueux de l'environnement et du bien-être animal.

Elle se distingue par son mode de production, fondé notamment sur la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, la non-utilisation d'OGM, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures et la lutte biologique. L’élevage biologique, de type extensif, fait appel aux médecines douces et respecte le bien-être des animaux.

Tout au long de la filière, les opérateurs de l’agriculture biologique respectent un cahier des charges rigoureux qui privilégie les procédés non polluants et respectueux des écosystèmes.

La loi n° 2009-96  du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de  l’environnement vise un objectif de 6 % de la SAU en agriculture biologique en 2012 (cible non atteinte) et 20 % en 2020. Les différents soutiens à l'agriculture biologique (aides à la conversion, aides au maintien de l'agriculture biologique, crédit d'impôt) ont été fortement revalorisés ces dernières années. 

Limites et précautions

L’indicateur porte à la fois sur les surfaces « certifiées bio » et les surfaces en cours de conversion, dont la production n’est pas encore certifiée biologique.

Analyse


Résultat au regard de l'enjeu de développement durable

Fin 2012, 24 425 exploitations sont engagées dans un mode de production biologique, sur une superficie de 1 032 941 ha, soit 3,8 % de la SAU. Après une progression faible entre 2002 et 2007, le développement de l’agriculture biologique s’est accéléré depuis 2008. Pendant l’année 2012, le nombre d’exploitations a augmenté de 5,6 % et les surfaces concernées de 5,9 %. Néanmoins la baisse des surfaces en conversion (- 35,7 %) montre un léger ralentissement de la montée en puissance de l’agriculture biologique.

Environ deux tiers des superficies en mode de production biologique sont consacrées aux fourrages et 20 % aux grandes cultures. Le poids de l’agriculture biologique dans les secteurs est extrêmement variable : 32 % des surfaces utilisées pour les légumes secs sont cultivées en agriculture biologique, 13 % pour les plantes à parfum, aromatiques et médicinales, 13 % pour les fruits et 8 % pour les vignes. A l’opposé, moins de 2 % des surfaces utilisées pour les céréales et les oléagineux sont cultivées en bio.

   
Disparités territoriales

En 2012, avec plus de 100 000 ha, Midi-Pyrénées et les Pays de la Loire sont les deux premières régions pour la superficie en agriculture biologique. Mais en termes de poids de l'agriculture biologique dans la SAU, ces deux régions restent en retrait par rapport à Provence-Alpes-Côte d'Azur (14,3 %), Languedoc- Roussillon (10,6 %) et dans une moindre mesure la Corse (6,6 %) et Rhône-Alpes (6,4 %) qui sont les quatre seules régions métropolitaines à dépasser le taux prévu pour 2012 de 6 %. La Guyane se démarque aussi avec un taux de 10,5 % de sa SAU en agriculture biologique. L'agriculture biologique  reste nettement moins développée en Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne, Haute- Normandie, Île-de-France, Centre, Guadeloupe et Martinique, où son poids dans la SAU reste inférieur de moitié à la moyenne nationale.

Au sein des régions administratives, la situation est plus ou moins contrastée. Dans certaines régions comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Languedoc-Roussillon tous les départements ont un taux de couverture supérieurs à 6 %. Tandis que pour d’autres les écarts sont plus importants ; en Rhône-Alpes par exemple, la Drôme possède un des plus forts taux départementaux de SAU en agriculture biologique (16,5 %) alors que le Rhône, la Savoie, la Haute-Savoie et l’Ain ont un taux inférieur à la moyenne  nationale. Quatre autres départements ont une part de SAU en agriculture biologique supérieure à 15 % : le Var (17,7 %), les Pyrénées-Orientales (16,4 %), le Vaucluse (16,4 %) et les Bouches-du-Rhône (15,5 %).

Les fourrages représentent presque deux tiers des superficies en agriculture biologique au niveau national. Ils atteignent plus de 80 % des superficies en agriculture biologique dans les grandes régions d'élevage comme l'Auvergne, la Basse-Normandie, la Franche-Comté et le Limousin. Les grandes cultures  (20 % des superficies de l'agriculture biologique au niveau national) constituent la majorité des superficies en agriculture biologique en Île-de-France et en représentent plus du tiers e  Poitou- Charentes, Picardie, Centre et Bourgogne.  

 

Pour en savoir plus

Source

Organisme producteur de l’indicateur : Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.
Principales sources de données mobilisées pour établir l’indicateur : superficies en mode de production biologique fournies par l’Agence Bio, groupement d'intérêt public en charge du développement et de la promotion de l'agriculture biologique ; SAU fournie par le SSP.
Date de diffusion ou mise à jour des données mobilisées : 2013.

Couverture, échelon territorial

France métropolitaine, par département, DOM pour certaines données.

Échelle temporelle

Référence temporelle : 2012.
La mise à jour des données est annuelle
.

Méthodologie de l'indicateur

Les superficies en agriculture biologique (certifiées bio et en conversion) sont établies à partir des données de l'Agence Bio. Elles sont rapportées à la superficie agricole utile des exploitations établie par le SSP dans le cadre de la statistique agricole annuelle.

Principaux objectifs nationaux

Loi n° 2009-967 du 3 août 2009 et un des objectifs en chiffres de la SNDD dans le défi Consommation et production durables : cultiver en agriculture biologique 6 % de la surface agricole utile en 2012 et 20 %
en 2020.
Un choix stratégique est de développer une production agroalimentaire plus durable.

Autres indicateurs liés

Indicateur national de développement durable : part de la SAU en agriculture biologique
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Indicateurs et indices > Développement durable > Indicateurs de développement durable nationaux
www.insee.fr > Accueil > Publications et services > Dossiers > Développement durable.


Liens et bibliographie

 

 

Mis à jour le 17/06/2015

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/