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OBSERVATION ET STATISTIQUES

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Émissions de gaz à effet de serre

Émissions de gaz à effet de serre en France et en Europe

3 articles

Les émissions de gaz à effet de serre par secteur en France

Sur la période 1990-2013, les émissions des gaz à effet de serre (GES) de la France (France métropolitaine, départements d’Outre-mer, Saint Martin) ont baissé d’environ 11 % avec toutefois de fortes disparités entre les secteurs. Ainsi, celles des transports, du résidentiel/tertiaire et des déchets ont augmenté respectivement de 12 %, 11 % et 14 %. Ces fortes croissances ont néanmoins été compensées par la réduction des émissions de l’industrie manufacturière (- 40 %), des branches de l’industrie de l’énergie (- 27 %) et de l’agriculture (- 6 %).

Évolution des émissions de gaz à effet de serre par secteur

Depuis 2007, la tendance des émissions des gaz à effet de serre de l’ensemble des secteurs est à la baisse.

Évolution des émissions de gaz à effet de serre par secteur en France

L’examen des inventaires d’émissions au format CCNUCC permet d’affiner l’analyse sectorielle.

Évolution des émissions des gaz à effet de serre sur le territoire en France

En 2013, la part des émissions de GES dues à l’utilisation de l’énergie représente 71,5 % des émissions totales, soit 351,1 Mt équivalent CO2. Elles sont constituées à plus de 98 % de CO2. Ces dernières ont diminué de 6,8 % sur la période 1990-2013. Elles sont issues principalement de la consommation de combustibles et, dans une proportion marginale (1 %), de certaines combustions et fuites engendrées lors de l’extraction, du traitement et de la distribution des combustibles, dites « émissions fugitives ». La contribution des différents secteurs s’établit comme suit :

- Part des transports : 38 %, dont 95 % incombe aux transports routiers de voyageurs et de marchandises ;
- Part de l’industrie manufacturière et de la construction : 18 % ;
- Part du résidentiel (chauffage, climatisation…) : 17 % ;
- Part de l’industrie de l’énergie : 16 %, dont 79 % incombe à la production d’électricité et au chauffage urbain et 16 % au raffinage ; la faiblesse du point de la production d’électricité dans les émissions de GES en France s’explique par l’importance de la production électrique d’origine nucléaire ;
- Part du tertiaire (chauffage, climatisation…) : 8 % ;
- Part de l’agriculture : 4 %.

Hors utilisation de l’énergie, l’agriculture/sylviculture est la seconde source d’émission de GES en France, avec 16,1 % des émissions en 2013. Le secteur agricole est le premier émetteur de N2O (86,6 % des émissions en 2013) et de CH4 (65,8 % des émissions en 2013). Les émissions de N2O de ce secteur ont toutefois chuté de 9,7 % entre 1990 et 2013 en raison de la diminution des quantités d’engrais minéraux épandus sur les sols cultivés et celles de CH4 de l’agriculture, issues de la digestion des ruminants et de la gestion des déjections animales, ont reculé de 7,5 % sur cette période du fait de la baisse du cheptel.

Hors utilisation de l’énergie, les procédés industriels et l'utilisation de produits (gaz fluorés...) représentent 8,2 % des émissions globales de GES en France en 2013. Ces dernières ont baissé de plus d’un tiers depuis 1990. Ce recul découle d’évolutions contrastées selon les GES. Entre 1990 et 2013, les émissions de N2O ont chuté de 95,9 % suite à des améliorations techniques dans l’industrie chimique et à la fermeture de sites de production d’acide nitrique. Sur la même période, les émissions de gaz fluorés ont en revanche bondi de 80 % suite à l’utilisation croissante des HFC comme fluides frigorigènes ou comme agents propulseurs dans les mousses et aérosols.

Les émissions de GES engendrées par les déchets, composées à 87 % de CH4, représentent 4 % des émissions en France. Issues essentiellement de la mise en décharge des déchets organiques et du traitement des boues d’épuration, elles sont stables depuis 1990.

Répartition par source des émissions de GES en France en 2013

Méthodologie :

Les différents gaz ne contribuent pas tous à la même hauteur à l'effet de serre. En effet, certains ont un pouvoir de réchauffement plus important que d'autres ou une durée de vie plus longue. La contribution à l'effet de serre de chaque gaz se mesure par son pouvoir de réchauffement global (PRG). Le PRG se définit comme le forçage radiatif du gaz (c'est-à-dire la puissance radiative que le gaz à effet de serre renvoie vers le sol), cumulé sur une durée de 100 ans. Il se mesure relativement au CO2 (pour lequel il vaut 1) et s'exprime en tonnes d'équivalent CO2.

Pour exprimer les émissions de gaz à effet de serre en tonnes d’équivalent CO2, on pondère les émissions de chaque gaz par un coefficient fonction de son PRG. Ce coefficient est de 1 pour le CO2, de 21 pour le CH4, de 310 pour le N2O, de 23 900 pour le SF6, de 140 à 11 700 pour les HFC et de 6 500 à 9 200 pour les PFC.

Le périmètre considéré ici est celui du Protocole de Kyoto, c'est-à-dire la France métropolitaine ainsi que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin).

Voir aussi

Sites internet

 Bibliographie

Mis à jour le  1/12/2015

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/