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Formations environnementales et l'insertion professionnelle

Les formations initiales en environnement

5 articles

Les formations initiales en environnement - Méthodologie

Le champ de la formation initiale

L’analyse des formations environnementales porte sur les formations initiales. La formation initiale désigne la première formation obtenue au terme d’un cycle d’étude. Précisément, il s’agit du premier programme d’études conduisant à l’exercice d’un métier. Elle est dite « initiale » dans le sens où elle vise l’acquisition de compétences par une personne qui n’a jamais exercé de métier. La formation initiale est sanctionnée par un diplôme.

Les diplômes par niveau de formation

L’analyse des formations environnementales ne concerne pas l’ensemble des diplômes proposés par le système éducatif. Sont pris en compte les diplômes techniques et professionnels pour le niveau « inférieur ou égal » au Bac, les Bac +2, les diplômes universitaires (professionnels ou non) et d’ingénieurs pour les niveaux « supérieurs ou égaux » à Bac +3. Ces diplômes sont répartis en 5 niveaux :

Niveau I : diplômes de niveau Bac +4 et plus (master 1 et 2, doctorat, diplôme d’ingénieur)
Niveau II : diplômes de niveau Bac +3 (licence généraliste, licence professionnelle)
Niveau III : diplômes de niveau Bac + 2 (BTS, DUT)
Niveau IV : diplômes de niveau Bac (Bac technologique, Bac professionnel, brevet professionnel, brevet de technicien, mention complémentaire)
Niveau V : diplômes de niveau « inférieur » au Bac (BEP, CAP, Brevet professionnel agricole)

Sigles

Bac techno (Ag) : Bac technologique (agricole)
Bac pro (Ag) : Bac professionnel (agricole)
BEP (A) : brevet d’études professionnelles (agricole)
BP (A) : brevet professionnel (agricole)
BTS (A) : brevet de technicien supérieur (agricole)
CAP (A) : certificat d’aptitudes professionnelles (agricole)
DUT : diplôme universitaire de technologie
LP : licence professionnelle
MC : mention complémentaire

Les sources de données mobilisées

Deux bases de données fournissent les informations nécessaires à l’identification des formations environnementales :

- la base « Reflet », gérée par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications  (Céreq). Cette base répertorie les diplômes de l’enseignement technique et professionnel délivrés par les ministères de l’Education nationale et de l’Agriculture, allant du CAP/BEP (niveau V) au BTS/DUT (niveau III) et les licences professionnelles (niveau II) ;

- les données statistiques concernant les diplômes de l’enseignement supérieur (niveaux I et II sauf les LP) sont issues des fichiers d’enquêtes SISE (système d’information sur le suivi de l’étudiant) et de la base centrale de pilotage (BCP) gérés par le ministère chargé de l’Enseignement supérieur.

L’identification des formations environnementales

À partir de la liste de diplômes issus des bases de données décrites précédemment, le SDES effectue une recherche de mots-clés sur les intitulés. Ces mots-clés, appartenant au champ de l’environnement, ont été définis par le SDES en partenariat avec le Céreq. Ils correspondent à six domaines environnementaux permettant in fine le classement des formations :

- prévention et réduction des pollutions, nuisances et risques : ce domaine regroupe les formations ayant trait à la lutte contre les pollutions, à la gestion des déchets, aux traitements de l’air, des eaux usées, à la prévention et gestion des risques environnementaux, naturels, technologiques, à la chimie environnementale, aux écotechnologies, à l’écoconception et aux études d’impact, à l’éco-toxicologie, au génie civil appliqué à l’environnement… ;

- protection de la nature, gestion et étude des milieux et des équilibres écologiques : sont classées dans ce domaine, toutes les formations traitant de la protection de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces naturels, des ressources, de la protection et gestion des milieux (eau, air, sols, forêt, littoral…), de l’écologie, des géosciences… ;

- hygiène, sécurité, santé, environnement : ce domaine concerne les formations traitant des bioservices, de l’hygiène, de l’entretien et de la propreté des locaux, des diagnostics qualité, sécurité, environnement (QSE) ;

- aménagement du territoire et cadre de vie : les formations intégrées dans ce domaine sont liées aux travaux paysagers, à l’aménagement urbain et paysager, des territoires, au développement urbain durable, à la ville durable, à la mobilité durable, à l’éco-tourisme, à la géographie environnementale… ;

- maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables : les formations classées dans ce domaine portent sur l’efficacité et la performance énergétique, l’isolation thermique, la maîtrise de l’énergie, les énergies renouvelables, le génie énergétique et climatique, l’écoconstruction, l’habitat HQE, l’effet de serre, les bilans carbone, énergétique… ;

- gestion sociétale de l’environnement : ce domaine, exclusivement dédié aux formations de l’enseignement supérieur, considère la dimension « Sciences humaines et sociales » de l’environnement. Sont ainsi répertoriées les formations traitant des aspects économiques, réglementaires et sociaux de l’environnement (droit de l’environnement, économie de l’environnement, fiscalité verte, politiques environnementales, sociologie de l’environnement…). On y retrouve également les formations dans lesquelles sont dispensés des enseignements en conseil en environnement, marketing environnemental, communication environnementale, développement durable, RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise)…

L’analyse du contenu des formations environnementales

Le SDES analyse le contenu de chaque diplôme appartenant à la liste des formations environnementales : modules d’enseignements, volume horaire et/ou coefficients. Ces critères, lorsqu’ils sont disponibles, permettent d’évaluer l’importance des enseignements environnementaux dans la formation et de la qualifier selon trois niveaux :

- dominante environnementale (les modules d’enseignements environnementaux représentent plus de 50 % des modules de la formation) ;

- modérément environnementale (les modules d’enseignements environnementaux représentent entre 25 et 50 % des modules de la formation) ;

- faiblement environnementale (les modules d’enseignements environnementaux représentent moins de 25 % des modules de la formation).

Cette méthode a été développée en partenariat avec Défi métiers, le Carif-Oref francilien. L’analyse du contenu de chaque formation permet, in fine, de valider leur étiquetage « environnement » et leur classement dans les six domaines.

Chaque mise à jour de données d’effectifs requiert une analyse du contenu des nouvelles formations répertoriées.

La comptabilisation du nombre de formation et des effectifs

Chaque formation est identifiée dans les bases de données par un code diplôme. Le nombre de formations comptabilisées correspond au nombre de codes diplôme distincts. Sont retenues les formations pour lesquelles un effectif inscrit en dernière année est enregistré sur l’année n, après application des filtres (types de diplôme, effectifs en dernière année). Les mêmes filtres ont été appliqués aux formations non environnementales pour assurer la comparabilité.

Le suivi statistique des effectifs en formation initiale porte sur les inscrits en dernière année de formation. Les inscrits de l’année n correspondent aux élèves et étudiants de l’année scolaire n/n+1. Cela signifie que l’impact de la création d’un nouveau diplôme n’est pas immédiat sur la comptabilisation des effectifs, en tous cas lorsqu’il s’agit de diplômes préparés sur plusieurs années tels que le Bac pro, le Bac techno, la licence généraliste…
Concernant les diplômes de niveaux V à III et les licences professionnelles, la base Reflet fournit directement les données.
Pour les diplômes de l’enseignement supérieur, ont été pris en compte les effectifs en troisième année de licence généraliste, les effectifs en master 1 et master 2 (les deux années de master ont été considérées comme indépendantes l’une de l’autre), les effectifs en troisième ou cinquième année d’écoles d’ingénieur, en dernière année de doctorat.

Précautions d’emploi

L’importance du nombre de formations supérieures et la sous-représentation des formations de niveau Bac +2, Bac ou inférieur peut s’expliquer par les normes d’enregistrement des diplômes. Chaque diplôme est identifié par un numéro. L’attribution d’un numéro est normalisée pour les diplômes de niveau « inférieur » au Bac (CAP, BPA) à Bac +2 (BTS, DUT) ; de fait, ils ne sont comptabilisés qu’une seule fois pour l’ensemble du territoire. En revanche, les diplômes de l’enseignement supérieur tels que les licences ou masters sont rattachés à des établissements, qui ont en plus la possibilité d’adapter leur offre, démultipliant ainsi le nombre de formations offertes.

De plus, à la rentrée 2014-2015, la nomenclature simplifiée de l’offre de formation a été mise en place sur les diplômes de l’enseignement supérieur : le nouveau cadre de national des formations (CNF), fixé par l’arrêté du 22 janvier 2014, simplifie l’offre de formations pour les licences (en vigueur à la rentrée 2014), les licences professionnelles (le passage à la nouvelle nomenclature des licences professionnelles se fera par vagues de contrat à compter de la rentrée 2015-2016) et les masters (le passage à la nouvelle nomenclature se fera en fonction des vagues de contractualisation (5 ans) à partir de la rentrée 2015). La prise en compte de la simplification de l’offre de formation implique notamment des modifications dans la codification des diplômes et une réduction des intitulés de diplômes, rendant plus difficile l’analyse statistique des formations environnementales dans le supérieur.

Compte tenu des types de diplômes pris en compte, de la méthodologie d’identification des formations environnementales, ainsi que de la comptabilisation des effectifs, la liste des formations environnementales n’est pas nécessairement exhaustive, le nombre d’effectifs inscrits associés est certainement sous-estimé.

Mis à jour le 16/12/2016

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