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Ministère de la Transition
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Commissariat général au Développement durable

OBSERVATION ET STATISTIQUES

L'essentiel sur…

10 articles

La sismicité en métropole et en Outre-mer

 Les séismes, ou tremblements de terre, correspondent à des mouvements sur une faille, qui engendrent des secousses plus ou moins violentes à la surface du sol. Ces phénomènes naturels prennent naissance dans les profondeurs de l’écorce terrestre, provoqués par le rejeu soudain d’une faille, c’est-à-dire lors de la reprise d'un mouvement tectonique le long d'une faille. D’autres phénomènes naturels peuvent être associés aux secousses sismiques : mouvement de terrain, tsunami (raz de marée), liquéfaction des sols, effet hydrologique, effet de site (modification de l’amplitude et de la durée du séisme induite par la géologie locale).

Comparée à d’autres pays du pourtour méditerranéen, tels que la Turquie, la Grèce, l’Italie ou l’Algérie, la France métropolitaine est soumise à un risque sismique modéré. Selon l’inventaire de sismicité historique SisFrance (BRGM, EDF, IRSN, 2010), 632 séismes d’intensité supérieure ou égale à 4 (secousses modérées à destructions importantes) ont été recensés en France métropolitaine de 1800 à 2007. Ces séismes résultent du lent rapprochement des plaques eurasiennes et africaines. La grande majorité des séismes recensés en France métropolitaine ont une intensité entre 5 et 6,5 : deux tiers des intensités entre 5 et 5,5 (secousses fortes) et un cinquième entre 6 et 6,5 (dommages légers).

De 1800 à 2007, sur l’ensemble des séismes d’intensité épicentrale supérieure ou égale à 8 ressentis en France métropolitaine et en Outre-mer, 30 % sont situés dans les Antilles. Parmi eux, figurent les 2 seuls séismes d’intensité épicentrale supérieure à 9 (destructions massives) recensés sur cette période en France : celui du 8 février 1843 en Guadeloupe (destruction de la ville de Pointe-à-Pitre ; près de 3000 morts) et celui du 11 janvier 1839 en Martinique (261 morts). Situées à l’aplomb de la zone de subduction de la plaque nord-américaine sous la plaque Caraïbe, les Antilles françaises sont en effet soumises à un risque sismique élevé. On peut par ailleurs noter quelques séismes récents d’assez forte intensité : le 29 novembre 2007, au nord de la Martinique (intensité 6,5) ; le 21 novembre 2004, en Guadeloupe au Sud-est des Saintes (intensité 8).


Plus récemment, le Bureau central sismologique français (BCSF) enregistre en moyenne une quinzaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 en France métropolitaine chaque année, alors que plusieurs milliers d’entre eux sont ressentis dans le bassin méditerranéen. De même, l’affrontement entre les plaques Américaine et Caraïbe sont à l’origine de nombreux séismes dans les Antilles. Le réseau sismique de la Guadeloupe enregistre ainsi plus de 500 séismes chaque année dans l’arc insulaire des Petites Antilles.


Note : Nombre de séismes pour chaque classe de magnitude locale : moins de 2 (4264 séismes, soit 59,3 %), entre 2 et 2,9 (2705 séismes, soit 37,6 %), entre 3 et 3,9 (197 séismes, soit 2,8 %), entre 4 et 4,9 (20 séismes, soit 0,3 %).

Un nouveau zonage sismique (qui modifie les articles 563-1 à 8 du Code de l’Environnement) est entré en vigueur à compter du 1er mai 2011. Il découpe la France en 5 zones, en classant les communes en aléa sismique.

Nouveau zonage sismique de la France, entré en vigueur depuis le 1er mai 2011

Communes concernées
Aléa sismique En nombre  En %
Très faible  15 288   41,6
Faible 11 984   32,6
Modéré   7 383   20,1
Moyen   1 999     5,4
Fort        67     0,2
Total 36 721 100,0

Source : Medde, 2011.

Ce zonage sismique a été mis en place pour l'application des règles parasismiques de construction. Les départements de Guadeloupe et de Martinique, sont situés en zone de sismicité forte. En métropole la sismicité est essentiellement présente, le long des grands accidents tectoniques (zones de failles et plissements souvent anciens), dans les Alpes, la Provence, la Côte d’Azur, les Pyrénées et le fossé Rhénan, les Limagnes d’Allier et de la Loire, et dans une moindre mesure dans le Massif armoricain (Bretagne, Vendée, Détroit du Poitou), ainsi que dans le Massif central et au sud-ouest des Vosges. Le Bassin parisien et le Bassin aquitain sont pratiquement exempts de tout séisme.

Note : Nouveau zonage sismique depuis le 1er mai 2011.


Depuis 1982, 609 communes ont fait l’objet d’un ou de plusieurs arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle de type « séisme ». Quarante sept d’entre elles sont situées dans les Antilles, soit pratiquement 8 %. Les 677 arrêtés de catastrophes naturelles de type « séisme » représentent seulement 0,5 % de l’ensemble des arrêtés enregistrés dans la base de données Gaspar (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques, Medde), qui répertorie pour la France tous les risques naturels et technologiques auxquels sont exposées les communes.

Définition :
- Epicentre : point de la surface terrestre situé à la verticale du foyer d’un séisme, au voisinage duquel les effets des séismes sont les plus forts.
- Intensité d’un séisme : elle est définie en un lieu par rapport aux effets produits par ce séisme, qu’ils soient seulement observés ou ressentis par l’homme (réveil, chute d’objet, fissures, etc.) ou qu’ils aient causé des dégâts plus ou moins importants aux constructions. Elle décroît généralement lorsqu’on s’éloigne de l’épicentre du séisme, mais varie aussi selon la structure géologique. L’Échelle Macrosismique Européenne de 1964 (Medvedev, Sponheuer et Karnik - MSK) est définie sur douze degrés : le degré I correspond à une secousse imperceptible, tandis que le degré XII exprime une destruction catastrophique.
- Magnitude : valeur calculée traduisant la quantité d’énergie libérée lors d’un séisme. La magnitude n'est pas une échelle en degrés mais une fonction mathématique (logarithmique) continue. Ainsi, un séisme de magnitude 6 libère 30 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 5 et 1000 fois plus qu'un séisme de magnitude 4. En principe, une magnitude n'a pas de limite même si les séismes de magnitude supérieure à 9 sont très rares.



Pour mieux comprendre :

Voir dans la rubrique "Risques naturels"
> Risques sismiques - L’exposition dans les Antilles

Voir aussi ...

  • http://www.besafenet.net/ European Centre for Disaster awareness
    Rubrique > Risques naturels > Aléas géologiques > Séismes
  • http://www.brgm.fr (BRGM : Géosciences pour une terre durable) Banque de données de sismicité historique (SisFrance).
    Rubrique > Nos thématiques > Risques naturels > SisFrance > Sismicité de la France : histoire et caractéristiques des séismes ressentis en France (http://www.sisfrance.net)
  • http://www.planseisme.fr/ (Le plan séisme) Programme national de prévention du risque sismique.
    Rubrique > Articles les plus populaires > Zonage sismique de la France
  • http://www.prim.net/ (Portail de la prévention des risques majeurs)
    Rubrique > Risques majeurs > Le risque sismique
    Rubrique > Ma commune face aux risques > Consultation de la base de données Gaspar (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques)

Mis à jour le  6/08/2013

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/