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Environnement et développement durable

Inégalités sociales du logement

1 article

Inégalités sociales du logement

En 2013, le revenu médian des ménages par unité de consommation s’établit à 17 278 €. Le niveau de vie médian varie selon les régions : de 15 338 € dans le Nord-Pas-de-Calais à 21 437 € en Île-de-France. Le rapport interdécile, qui mesure le rapport entre le revenu moyen des 10 % des ménages les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres, varie de 4,3 en Pays de la Loire à 6,5 en Île-de-France. L’écart de niveau de vie est relativement élevé dans trois zones géographiques : le Nord-est, l’Île-de-France et la quasi-totalité des départements en dessous d’une ligne allant de la Charente-Maritime à la Haute-Savoie. Dans le reste du pays, la dispersion est plus modérée. Depuis cinq ans, ces disparités ont très peu évolué.

Inégalités sociales à travers les revenus

*Le rapport interdécile est le rapport entre le revenu moyen des 10 % les plus riches et le revenu moyen des 10 % les plus pauvres.

Le taux d’effort décroît à mesure que le niveau de vie augmente. Le taux d’effort médian est plus important pour les ménages les plus modestes : 23,6 % en 2010 pour les ménages du premier quart de la distribution des niveaux de vie contre 11,0 % pour les ménages les plus aisés appartenant au dernier quartile de niveau de vie. Ces derniers sont en effet majoritairement des propriétaires non-accédants. À l’inverse, le poids du logement est particulièrement lourd pour les ménages modestes locataires dans le secteur privé avec un taux d’effort net médian de 34 % contre 19 % pour les locataires plus aisés.

Taux d'effort médian par statut d'occupation et quartile de niveau de vie en 2010

Le taux d’effort financier, qui correspond aux loyers ou remboursements d’emprunts (selon les cas) rapportés au revenu du ménage sur un an, diffère selon la tranche d’âge. Il est plus de quatre fois plus important pour les moins de 30 ans que pour les 65 ans ou plus.

Taux d'effort financier selon la tranche d'âge

En 2006, les ménages consacrent en moyenne 4,3 % de leurs ressources au poste « énergie ». La part dédiée à ces dépenses décroît avec les revenus : de 9,3 % pour les 25 % de ménages les plus modestes à 2,7 % pour les plus aisés.

Taux d'effort énergétique selon les quartiles de niveau de vie

Un ménage sur sept consacre plus de 10 % de ses revenus à ses dépenses d’énergie en 2006, seuil habituellement retenu pour caractériser la situation de précarité énergétique. En dehors des ménages modestes, les ménages les plus concernés par la précarité énergétique sont les personnes âgées de plus de 65 ans, celles vivant dans des communes rurales ou des logements datant d’avant 1948, les propriétaires, et les habitants de maisons individuelles.

Profils des ménages en précarité énergétique

Face à un coût du logement élevé et à une dépense de loyer ou des remboursements d’emprunts peu modulables, certains ménages choisissent de réduire leurs dépenses en énergie quitte à réduire leur confort thermique. En France métropolitaine, 3,5 millions de ménages ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement au cours de l’hiver 2005, soit 14,8 % des ménages. Cette proportion atteint 22 % chez les ménages modestes et 10 % parmi les plus aisés.

Mis à jour le 12/08/2015

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