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OBSERVATION ET STATISTIQUES

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Environnement et développement durable

Taux d'effort des ménages

1 article

Taux d’effort des ménages

Les coûts liés au logement des ménages se décomposent en plusieurs éléments : les loyers acquittés par les locataires, les remboursements d’emprunts (capital et intérêts d’emprunts) des propriétaires accédants, les dépenses d’énergie et d’eau, les charges, la taxe d’habitation pour l’ensemble des ménages et la taxe foncière pour l’ensemble des propriétaires occupants. Les coûts liés au logement diffèrent donc de la notion économique des dépenses en logement liées à l’occupation qui n’intègrent pas les taxes et les remboursements d'emprunts, mais prennent en compte les loyers dits imputés, soit les loyers que les propriétaires occupants auraient payé pour un même logement dans le parc locatif privé.
En 2006, 57 % du coût est consacré aux loyers ou remboursements d’emprunts, 23 % aux dépenses d’énergie et d’eau, 8 % aux charges et 12 % aux taxes. Les propriétaires accédants ont le coût lié au logement le plus élevé, en raison des traites d’emprunts à rembourser. A contrario, les propriétaires non accédants, dégagés des charges de remboursements de leur résidence principale, ont le coût lié au logement le plus faible. Il se compose seulement des dépenses d’énergie, de charges et de taxes.
Le coût lié au logement pour les locataires du secteur privé est plus important que celui des locataires du secteur social. La part consacrée au paiement des charges est plus élevée dans le secteur social en raison de la prépondérance des grands immeubles collectifs qui induit des coûts accrus en frais de personnels et en entretien des équipements.

Dépenses de logement par statut d'occupation

La mesure du coût du logement dans le budget des ménages s’appuie traditionnellement sur le taux d’effort, rapport entre les coûts liés à l’habitation et le revenu. En 2006, en moyenne, un ménage consacre 20,3 % de ses revenus pour se loger. En lien avec les différences de coût entre les filières, le taux d’effort varie selon le statut d’occupation. Plus élevé chez les locataires du secteur privé et pour les locataires du secteur social, il est nettement plus faible pour les propriétaires non accédants (9,9 %). La prise en compte des aides personnelles au logement abaisse le taux d’effort des locataires, mais impacte peu celui des propriétaires accédants.

Taux d'effort global brut et net

Les locataires supportent un loyer dont l’évolution au cours du temps est liée aux conditions économiques. Pour les propriétaires accédants, le montant des remboursements des intérêts d’emprunt dépend des prix immobiliers au moment de l’acquisition de leur bien immobilier, mais aussi des conditions de financement de leur crédit (taux, durée).

Difficultés de paiement liées à la résidence au cours des douze derniers mois

Leur taux d’effort financier, pour une année donnée, dépend donc des conditions économiques plus ou moins anciennes (celles qui prévalaient au moment de l’acquisition), mais aussi de celles du moment (qui expliquent leur revenu).

Taux d'effort financier brut par statut d'occupation

Entre 1973 et 2006, le montant moyen des charges financières (loyers réels ou remboursements d’emprunts) à prix constants a doublé tandis que dans le même temps les revenus réels progressaient de 30 %.

Evolution des charges financières et des revenus (base 100 en 1973, à prix constants)

Ainsi, le taux d’effort financier brut moyen est passé de 7,9 % en 1973 à 11,6 % en 2006. Le taux d’effort financier moyen net a quant à lui évolué de 7,3 % en 1973 à 10,4 % en 2006.

Taux d'effort financier brut et net

Mis à jour le 12/08/2015

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