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Air

Pollution de l'air extérieur

13 articles

La pollution de l’air par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Le secteur résidentiel, chauffage au bois principalement, contribue le plus aux émissions de HAP. Le benzo[a]pyrène (B[a]P) est considéré comme traceur du risque cancérigène pour la famille des HAP. En 2015, les concentrations de ce dernier sont inférieures à la norme pour la protection de la santé humaine, hormis sur trois sites de mesure.

Les concentrations en B[a]P en 2015 et situation au regard de la réglementation

Les HAP sont réglementés par la directive 2004/107/CE du 15 décembre 2004. La surveillance des teneurs en B[a]P et de celles d’autres HAP est relativement récente. En 2015, 3 sites sur une soixantaine dépassent la norme en B[a]P pour la protection de la santé humaine, fixée à 1 ng/m3 en moyenne annuelle. Le premier site se situe en Rhône-Alpes, dans la vallée de l’Arve en Haute-Savoie, et enregistre une teneur en B[a]P de 1,7 ng/m3 sous l’influence d’installations industrielles et du chauffage individuel au bois. La seconde station, à proximité d'industries, se trouve en Moselle et mesure une concentration de 2,5 ng/m3 en B[a]P. Le troisième site est localisé dans le Haut-Rhin et mesure une concentration en B[a]P de 2,9 ng/m3.

Sur le reste du territoire, les concentrations annuelles en B[a]P s’établissent de la manière suivante :
- entre 0,51 et 1 ng/m3 sur 9,5 % des sites ;
- inférieures ou égales à 0,5 ng/m3 sur 86 % des sites.

 

L’évolution des émissions de HAP

Les HAP se forment dans des proportions relativement importantes lors de la combustion, plus particulièrement celle de la biomasse, dans des conditions souvent mal contrôlées dans le secteur résidentiel.
Ainsi, les sources principales de HAP dans l’air en 2014 sont le secteur résidentiel/tertiaire (58 %), principalement du fait du chauffage au bois et le secteur des transports (26 %).

Cette problématique affecte particulièrement les vallées concernées par des émissions industrielles, par l’utilisation importante du chauffage au bois et/ou encore par des conditions climatiques qui bloquent la dispersion des polluants en hiver.
 
Schéma : Les émissions françaises de HAP

 

Les effets sanitaires et environnementaux des HAP

La famille des HAP regroupent de nombreuses molécules dont une centaine est répertoriée. De nombreux HAP présents dans l’atmosphère existent simultanément sous forme gazeuse et particulaire.

La population est généralement exposée à un mélange de HAP. Actuellement, leurs effets sur la santé ne sont que partiellement connus. Les données disponibles montrent que certains HAP peuvent induire spécifiquement :
- de nombreux effets sur le foie, sanguins, immunologiques et provoquer la dégénérescence des artères ;
- et/ou des effets sur la reproduction, ainsi que des effets génotoxiques et cancérigènes.
Le B[a]P, l’un des HAP les plus connus, est classé comme agent cancérigène pour l’homme (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Il est considéré comme traceur du risque cancérigène pour la famille des HAP. D’autres HAP sont également classés par le Circ comme agents cancérigènes probables (groupe 2A) ou cancérigènes possibles (groupe 2B).

Voir aussi

  • Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) - Données officielles des inventaires d’émissions en France.
  • LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air)

Mis à jour le 30/12/2016

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