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Air

Pollution de l'air extérieur

13 articles

La pollution de l’air par le monoxyde de carbone (CO)

Actuellement, l’exposition au CO représente un enjeu sanitaire uniquement en air intérieur. En effet, dans l’air extérieur, les émissions et concentrations de ce polluant ont fortement baissé et la réglementation pour la protection de la santé humaine est respectée.

L’évolution des concentrations de CO

Sur la période 2000-2015, les concentrations en CO dans l’air ambiant ont diminué et sont faibles, moins de 1 mg/m3 en moyenne annuelle sur toutes les stations de mesure depuis 2009. De plus, aucun dépassement de la norme pour la protection de la santé humaine n’est constaté de 2000 à 2015.

Ces dernières années, le nombre de stations de mesure du CO est en baisse. Cette diminution s’explique par une optimisation du dispositif de surveillance qui tient compte des faibles concentrations mesurées les années passées.

 
Graphe : L'évolution des concentrations moyennes annuelles de CO

 

L’évolution des émissions de CO

Le CO se forme lors de la combustion incomplète de matières organiques (fioul, charbon, bois, carburants...). Les émissions de CO ont baissé depuis 1973, notamment celles des transports routiers grâce au développement des normes environnementales pour les véhicules routiers au début des années 1970 puis à l’introduction du pot catalytique sur les véhicules essence à compter de 1993 et sur les véhicules diesel à partir de 1997. En 2015, le résidentiel-tertiaire et l’industrie sont responsables des trois quarts des émissions.

Schéma : Les émissions françaises de CO

 

Les effets sanitaires et environnementaux du CO

Le CO est un gaz incolore, inodore et très toxique. Du fait de ses faibles concentrations dans l’air ambiant extérieur, c’est surtout pour l’air intérieur qu’il représente un enjeu sanitaire. En effet, son niveau dans l’air est favorisé par une mauvaise ventilation en milieu clos (embouteillages dans les tunnels, moteurs au ralenti dans les parkings, habitations…) ou par une mauvaise évacuation des produits de combustions (généralement due à des installations mal réglées).

Selon le niveau d’exposition, le CO peut provoquer des affections bénignes (vertiges, maux de tête), des problèmes cardiovasculaires ou neurologiques et peut même entraîner des comas ou la mort pour les cas les plus sévères.

Par ailleurs, ce gaz participe à l'acidification de l'air, des sols et des cours d'eau. Il concourt aussi à la formation d’ozone troposphérique.

Voir aussi

  • Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) - Données officielles des inventaires d’émissions en France.
  • LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air)

Mis à jour le 30/12/2016

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