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Air

Pollution de l'air extérieur

13 articles

La pollution de l’air par les oxydes d’azote (NOx)

Les NOx regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Les émissions de NOx, principalement issues du secteur des transports, ont baissé de 47 % depuis 2000. Sur la même période, les concentrations en NO2 dans l’air ont également diminué, mais dans une proportion plus faible. Les normes sanitaires ne sont pas respectées en 2015 sur 8,4 % des stations de mesure, principalement situées à proximité du trafic routier. Néanmoins, ce pourcentage a baissé depuis 2000 dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants. Aucun épisode de pollution au NO2 d’ampleur nationale n’a été mesuré en 2015.


L’évolution des concentrations de NO2


La moyenne annuelle des concentrations en NO2 a diminué de façon progressive depuis 2000 pour tous les types de stations confondus (fond urbain, fond rural, à proximité d’industries et à proximité du trafic routier), avec une année 2003 atypique.

En 2015, la moyenne annuelle en fond urbain est de 20 µg/m3 contre 42 µg/m3 à proximité du trafic routier. À proximité du trafic routier, les concentrations moyennes annuelles sont 2 fois plus élevées qu’en fond urbain.

Graphe : L'évolution des concentrations moyennes annuelles de NO2

Les concentrations de NO2 en 2015

Le NO2 étant émis principalement par le trafic routier et les activités industrielles, les concentrations les plus fortes sont localisées sur les zones urbanisées comme Paris, Lyon et la région marseillaise. Des concentrations assez importantes sont également présentes autour des grands axes routiers comme dans la vallée du Rhône.

Carte : Les concentrations moyennes annuelles de fond en NO2 en France en 2016

Des cartes à l’échelle urbaine représentant les situations d’exposition au trafic sont réalisées par les Associations agrées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) dans les grandes agglomérations, telles que Toulouse. Ainsi, des dépassements non mis en évidence au niveau national sont détectés sur les principaux axes routiers de l’agglomération toulousaine et au niveau des pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Carte : Les concentrations moyennes annuelles en NO2 sur l'agglomération toulousaine en 2015


Les températures froides et les faibles épaisseurs hivernales de la couche limite atmosphérique (couche de l’atmosphère en contact direct avec la surface terrestre et dont l’épaisseur varie entre une centaine de mètres et quelques kilomètres) sont principalement responsables des différences saisonnières sur les concentrations en NO2. Les conditions hivernales favorisent en effet l’accumulation des polluants à proximité du sol, notamment lors des situations anticycloniques persistantes. L’été, la dispersion verticale est plus importante, permettant une dilution du NO2 plus efficace dans la basse couche de l’atmosphère, améliorant ainsi la qualité de l’air dans les villes. Néanmoins, la répartition géographique des sources ne varie que très peu, et les zones les plus affectées demeurent les mêmes d’une saison à l’autre.

La situation 2015 au regard de la réglementation

En 2015, la norme annuelle pour la protection de la santé humaine n’est pas respectée sur 8,4 % des stations de mesure, principalement situées à proximité du trafic routier et dans des grandes agglomérations. Seize agglomérations sont concernées sur les 189 qui font l’objet de mesures en 2015 : Chamonix-Mont-Blanc, Clermont-Ferrand, Fort-de-France, Grenoble, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Montpellier, Nice, Paris, Reims, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Valence et Vienne.

La norme horaire pour la protection de la santé humaine n’est également pas respectée sur 5 sites localisés à proximité du trafic routier dans les agglomérations de Chamonix-Mont-Blanc, Lyon et Paris.
 
Carte : La situation des agglomérations en 2015 vis-à-vis des normes sanitaires de NO2

En ce qui concerne les concentrations de NOx, aucun dépassement de la norme pour la protection de la végétation, fixée à 30 µg/m3 en moyenne annuelle, n’est observé en site de fond rural.

Sur la période 2000-2015, le pourcentage de stations de mesure ne respectant pas la norme sanitaire annuelle en NO2 a baissé dans les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants et dans celles de plus de 250 000 habitants. En 2015, ces pourcentages sont respectivement de 2,5 et 20 %. Les stations concernées sont majoritairement situées à proximité du trafic routier.
 
Graphique : L'évolution du pourcentage de stations ne respectant pas la norme annuelle en NO2 pour la protection de la santé humaine


L’évolution des émissions de NOx

Ils sont essentiellement émis lors de la combustion de combustibles fossiles. En 2015, les sources principales sont les transports (61 %) puis l’industrie (18 %). Les émissions de NOx ont diminué de près de moitié sur la période 2000-2015, grâce aux progrès réalisés dans tous les secteurs excepté le résidentiel/tertiaire. Pour le secteur des transports routiers, les améliorations observées s’expliquent par le renouvellement du parc de véhicules, par l’équipement progressif des véhicules particuliers en pots catalytiques depuis 1993 et par l’application de valeurs limites d’émission de plus en plus contraignantes (normes Euro). Ces progrès ont été freinés par la diésélisation du parc ainsi que par la croissance du parc et de la circulation.
 
Schéma : Les émissions françaises de NOx


Les effets sanitaires et environnementaux des NOx

Les NOx participent à la formation de l’ozone sous l’effet du rayonnement solaire et contribuent à la formation des particules de diamètre inférieur à 10 µm et inférieur à 2,5 µm. Ils concourent également au phénomène des pluies acides ainsi qu’à l’eutrophisation des eaux.
Parmi les NOx, le NO2 est la substance la plus nocive pour la santé humaine et ses niveaux sont réglementés dans l’air ambiant. Le NO2 est une substance fortement irritante des voies respiratoires. Les personnes atteintes de maladies respiratoires, les enfants et les adultes de plus de 65 ans semblent y être plus sensibles.

Voir aussi :

  • Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) - Données officielles des inventaires d’émissions en France.
  • LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air)
  • Décision de la Commission européenne - Décision de la commission du 22 février 2013 relative à la notification par la République française du report du délai prévu pour respecter les valeurs limites fixées pour le NO2 dans 24 zones de qualité de l'air.

 

 

Mis à jour le 30/12/2016

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