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Air

Pollution de l'air extérieur

13 articles

La pollution de l’air par l’ozone (O3)

Les concentrations en O3 n’évoluent pas significativement sur la période 2000-2015 mais les dépassements des normes pour la protection de la santé humaine et pour la protection de la végétation sont moins fréquents. Les conditions météorologiques moins favorables à la formation de ce polluant en fin de période et la baisse des émissions des précurseurs d’O3 expliquent partiellement cette tendance. En 2015, les dépassements de ces deux seuils concernent les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Corse, Grand-Est, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Par ailleurs, un épisode de pollution d’ampleur nationale se produit cette année du 30 juin au 7 juillet.


L’évolution des concentrations d’O3


L’O3 se forme à partir d’autres polluants émis par les activités humaines ainsi que par la végétation combinés à l’activité solaire. La production d’O3 est d’intensité nettement plus importante en période estivale qu’en période hivernale. La météorologie, très variable en latitude, engendre des différences plus ou moins marquées selon la saison entre le Nord et le Sud. Le quart sud-est de la France métropolitaine est touché par les concentrations les plus élevées en O3, du fait de conditions météorologiques plus favorables à sa formation. Les écarts en moyennes annuelles entre le sud-est et les autres régions sont d’environ une vingtaine de µg/m3.

Si les concentrations moyennes estivales en O3 n’évoluent pas significativement depuis 15 ans, les dépassements des normes pour la protection de la santé humaine et pour la protection de la végétation sont moins fréquents. Le pourcentage de stations de mesure qui ne respectent pas la norme pour la protection de la santé humaine atteint 14 % sur la période 2013-2014-2015. Cette tendance peut s’expliquer par des conditions météorologiques plus favorables à la formation d’O3 en début de période, en 2003 et 2006 notamment, ainsi que par la baisse des émissions des précurseurs de ce polluant.

Graphique : Evolution du pourcentage de stations ne respectant pas la norme sanitaire en O3 en fond urbain


Le pourcentage de stations de mesure qui ne respectent pas la norme pour la protection de la végétation atteint 20 % sur la période 2011-2015. Cette tendance peut s’expliquer par des conditions météorologiques plus favorables à la formation d’O3 en début de période, en 2003 et 2006 notamment, ainsi que par la baisse des émissions des précurseurs de ce polluant.

Graphique : Evolution du pourcentage de stations ne respectant pas la norme en O3 pour la protection de la végétation en fond rural


Situation des concentrations d’O3 au regard de la réglementation

La norme sanitaire en O3 ne doit pas être dépassée plus de 25 jours en moyenne sur trois ans. Sur la période 2013-2015, cette norme n’est pas respectée sur une large partie de l’est du pays qui recoupe les régions Auvergne - Rhône-Alpes, Bourgogne - Franche-Comté, Corse, Grand-Est, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Carte : Nombre de jours où la norme sanitaire en O3 est dépassée en moyenne sur 2013-2015

Pour la végétation, la réglementation fixe une norme en moyenne sur cinq ans. Sur la période 2011-2015, les zones concernées par un dépassement se trouvent dans les régions Auvergne -Rhône-Alpes, Corse, Grand-Est, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Carte : Indicateur d’exposition de la végétation à l’O3 en moyenne sur 2011-2015

Note de lecture : ces cartes moyennes, par définition, lissent les pointes de pollution au cours desquelles des dépassements du seuil d'information peuvent être enregistrés.

L’année 2015 a connu une pollution à l’O3 plutôt élevée par rapport aux années antérieures du fait des conditions météorologiques estivales favorables à la production et à l’accumulation de ce polluant. Toutes les régions françaises sont susceptibles d’être ponctuellement concernées par de tels épisodes.

Les épisodes de pollution en O3 en France en 2015


Après un été 2014 peu favorable à la formation d’O3, l’été 2015 est marqué par plusieurs périodes avec des concentrations élevées sous l’influence de conditions d’ensoleillement important et de vents faibles. Ces conditions météorologiques propices à la formation de l’O3 apparaissent dès le début du mois de juin. Des concentrations supérieures au seuil d’information et de recommandation de la population sont mesurées pour une trentaine de journées durant la période estivale.

Parmi toutes ces journées, un épisode majeur se déroule du 30 juin au 7 juillet. Au cours de cette période caniculaire, les températures sont anormalement élevées avec des maximales de 5 à 9 degrés Celsius au-dessus des normales, favorisant ainsi l’apparition de concentrations élevées en O3. Ces dernières affectent principalement la Normandie, l’Île-de-France, le Grand-Est et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Des dépassements plus sporadiques ont également lieu sur d’autres régions. Le changement de conditions météorologiques le 8 juillet avec un flux de nord/nord-ouest sur la France met fin à l’épisode.

D’autres épisodes de pollution à l’O3 sont observés en 2015 avec une ampleur moins importante, notamment entre le 9 et le 13 juin, le 21 et le 26 juillet et entre le 6 et le 8 août.

Carte : Concentrations maximales horaires de fond en O3 du 30 juin au 7 juillet 2015


Les effets sanitaires et environnementaux de l’O3


L’O3 peut pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire. Une exposition à l’O3 provoque le plus fréquemment de la toux sèche et une gêne respiratoire. Des effets cardio-vasculaires sont également confirmés pour ce polluant. De récentes études montrent des effets à long terme reliant l’exposition à l’O3 à la mortalité respiratoire et au développement de l’asthme.

L’O3 a également des effets néfastes sur la végétation, notamment en baissant le rendement pour certaines cultures, ainsi que sur certains matériaux.


Voir aussi


  • LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air)

 

 

Mis à jour le  3/01/2017

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