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Air

Pollution de l'air extérieur

13 articles

La pollution de l’air par les métaux lourds

Les émissions d’arsenic (As), de cadmium (Cd), de nickel (Ni) et de mercure (Hg) proviennent majoritairement de l’industrie et ont baissé depuis 2000. Celles de plomb (Pb), issues des transports et de l’industrie pour l’essentiel, ont également diminué. En 2015, les concentrations en Pb sont faibles et respectent la réglementation. Celles en As, Cd et Ni sont également inférieures aux normes pour la protection de la santé humaine, hormis sur deux sites pour le Ni.


Les concentrations en métaux lourds en 2015 et la situation au regard de la réglementation

Les concentrations dans l’air en As, Cd, Hg et Ni sont réglementées par la directive 2004/107/CE du 15 décembre 2004. Cette dernière fixe des méthodes et des critères communs pour l'évaluation des concentrations en Hg dans l’air ambiant ainsi que dans les dépôts. Aucun seuil pour la protection de la santé humaine n’est en revanche défini pour ce métal.

En 2015, le suivi de l’As, du Cd et du Ni est réalisé sur près d’une soixantaine de sites. Les normes sanitaires fixées pour l’As et le Cd sont respectées sur l’ensemble des points de mesure alors que pour le Ni deux points de mesure situés à proximité d’industries en Auvergne et à la Martinique enregistrent respectivement une concentration annuelle de 23 et 21 ng/m3, supérieures à la norme sanitaire.

En 2015, les concentrations s’établissent de la manière suivante :
- pour l’As, elles sont comprises entre 1,1 et 6 ng/m3 pour 10 % des stations de mesure et sont inférieures ou égales à 1 ng/m3 pour les 90 % restantes ;
- sur 5 % des points de mesure, les concentrations en Cd sont comprises entre 1,1 et 5 ng/m3. Sur les autres sites de mesure, elles sont inférieures ou égales à 1 ng/m3 ;
- pour le Ni, deux sites mesurent une teneur annuelle supérieure à 20 ng/m3, deux une concentration comprise entre 11 et 20 ng/m3, 41 % des sites une teneur comprise entre 1,1 et 10 ng/m3 et 52 % des sites une teneur inférieure ou égale à 1 ng/m3.

Compte tenu des sources majoritaires de Hg dans l’air, la surveillance de ce polluant se limite aux régions qui comptent une activité de production de chlore par un procédé chlore/alcali. Les autres campagnes de mesure sont de nature ponctuelle (quelques semaines dans l'année). Elles s’inscrivent dans le suivi périodique d'activités industrielles locales (cimenteries, usines d’incinération d’ordures ménagères…) ou relèvent de problématiques sanitaires (contamination de locaux par le bris de lampes ou d'instruments contenant du mercure).
 
Les concentrations moyennes annuelles en Pb en 2015 sont très inférieures à la norme annuelle pour la protection de la santé humaine fixée à 0,5 µg/m3 et sont pour 81 % des stations de mesure inférieures à 0,01 µg/m3. La concentration annuelle maximale enregistrée en 2015 est de 0,099 µg/m3. Elle est mesurée en Lorraine par une station située à proximité d’industries.

 

L’évolution des émissions de certains métaux lourds

En 2015, l’industrie est le secteur qui contribue le plus aux émissions d’As, de Cd, de Hg et de Ni dans l’air. Sur la période 2000-2015, les émissions de ces quatre métaux ont diminué :
- de 64 % pour l’As, suite notamment à la mise en place de dépoussiéreurs plus efficaces et plus nombreux dans les aciéries électriques ainsi que par l’installation d’électrofiltres sur des fours de production de verre creux ;
- de 80 % pour le Cd, grâce aux progrès réalisés dans les secteurs industriels, en particulier la sidérurgie et la métallurgie des métaux non ferreux, et dans le traitement des fumées des usines d’incinération ;
- de 67 % pour le Hg, suite à la mise en conformité progressive des usines d’incinération d’ordures ménagères, par une limitation ou une interdiction d’utilisation de ce composé, par le tri sélectif ainsi que par l’optimisation des procédés de production du chlore ;
- de 79 % pour le Ni, en raison d’une consommation moins importante de fioul lourd dans le secteur de l’industrie ainsi que de la mise en place de dépoussiéreurs plus efficaces et plus nombreux dans les aciéries électriques.

En 2015, les transports sont le premier émetteur de Pb. L’interdiction de l’utilisation de plomb tétraéthyle dans les essences au 1er janvier 2000 s’est traduite par une diminution forte et rapide des émissions de Pb du transport routier : - 92 % entre 1999 et 2000. Depuis 2000, les émissions totales de Pb ont baissé de 59 %, essentiellement grâce aux progrès réalisés dans le secteur de l’industrie. À l’inverse, les émissions des transports ont augmenté sur cette période.
 
Schéma : Les émissions françaises de certains métaux lourds


Les effets sanitaires et environnementaux des métaux lourds

Dans l’air ambiant, les métaux lourds sont présents sous forme de particules et de gaz. Ces polluants s’accumulent dans l’organisme et peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires… Leur dépôt sur les surfaces (sols, eaux…) conduit également à une contamination de la chaîne alimentaire.


Voir aussi

  • Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) - Données officielles des inventaires d’émissions en France.
  • LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air)

Mis à jour le 30/12/2016

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