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Métiers de l'économie verte

L'emploi dans les métiers de l'économie verte

3 articles

Méthodologie : Mesurer l’emploi à partir des métiers exercés par les individus

L’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) est un outil d’observation et de mesure, qui a permis, depuis sa création en 2010, de clarifier les concepts d’emploi et d’économie verte par la mise en place de méthodologies, de périmètres statistiques et de chiffrages de référence.

Deux approches ont été développées pour observer et mesurer l’emploi lié à l’économie verte : la première repose sur les activités des entreprises, la seconde, qui est présentée ici, s’intéresse aux métiers des individus. Cette approche vise à quantifier le nombre de personnes occupant un métier dit « vert » ou « verdissant ».

La démarche de quantification repose sur les étapes suivantes :

1.    Mise en place de définitions communes, partagées, stabilisées
2.    Utilisation des nomenclatures pour mettre en place le périmètre d’études
3.    Chiffrage de l’emploi à partir des sources statistiques
4.    Identification des limites méthodologiques

1.    Définition

Le périmètre des métiers de l’économie verte est constitué de deux ensembles :

- les métiers verts : « métiers dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement » (ex. : agent d’entretien des espaces naturels, garde forestier, technicien chargé de la police de l’eau…) ;

- les métiers verdissants : « métiers dont la finalité n’est pas environnementale, mais qui intègrent de nouvelles « briques de compétence » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier » (ex. : architecte, poseur en isolation thermique, responsable logistique, jardinier…).

2.    Utilisation des nomenclatures

Ces métiers ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome) géré par Pôle emploi. 10 codes Rome verts et 52 verdissants définissent ainsi les métiers de l’économie verte.

3.    Chiffrage de l’emploi

Le Rome ne permet pas de quantifier le nombre de personnes en emploi. Le besoin de quantification a ainsi conduit à l’utilisation de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) de l’Insee.

La méthodologie retenue pour identifier les professions vertes et verdissantes dans la nomenclature des PCS se décompose comme suit :

a) constituer la liste des codes métiers identifiés comme verts (ou verdissants) dans le Rome ;

b) établir la correspondance entre le Rome et la nomenclature des PCS, en s’appuyant sur la nomenclature des familles professionnelles (FAP) ;

c) affiner la liste des professions vertes (ou verdissantes) identifiées à l’étape précédente par avis d’experts.

Au final, la correspondance des 10 codes Rome verts et des 52 codes verdissants dans la nomenclature des familles professionnelles a conduit à retenir 9 professions vertes et entre 69 et 76 professions verdissantes (selon la prise en compte de certaines professions commerciales et de la fonction publique). La nomenclature des PCS est utilisée pour compter et caractériser les personnes occupant une profession de l’économie verte à partir des données du recensement de la population (RP) de l’Insee.

Les dernières données disponibles proviennent du RP 2012. Les données 2012 désigne correspondent à la moyenne des données issues des RP la moyenne de 2010 à 2014, les données étant regroupées sur cinq ans dans le recensement.

4.    Limites méthodologiques

Les statistiques présentées sont soumises aux nomenclatures (Rome, PCS) qui, malgré leurs évolutions, peuvent ne pas tenir compte de l’ensemble des évolutions récentes des métiers liés à l’environnement. La liste des métiers de l’économie verte n’est donc pas exhaustive et le nombre d’emplois correspondant certainement sous-estimé. Concernant les professions verdissantes, le verdissement effectif ne touche qu’une partie des professionnels. Faute de pouvoir estimer cette part, l’ensemble des effectifs d’une même profession est pris en compte pour les chiffrages, à l’exception des professions de la production agricole qui n’ont pas été intégrées dans la liste des professions verdissantes. Le nombre d’emplois correspondant aux professions verdissantes est donc surestimé.

De plus, pour des raisons méthodologiques inhérentes au recensement, l’évolution de l’emploi ne peut être estimée d’une année sur l’autre. Le RP d’une année donnée se compose en effet de cinq enquêtes annuelles de recensement (EAR). Ainsi, le RP 2012 comprend les EAR 2010 à 2014. Les résultats des RP ne peuvent donc être comparés que tous les cinq ans.

Voir aussi :

  • « La mesure de l’emploi par les métiers exercés par les individus » in Rapport d’activité 2015, Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte, mars 2016, pp. 47-51.

 

 

Mis à jour le 22/03/2017

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