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Les cavités souterraines hors mines

Les cavités souterraines d’origine humaine ou naturelle se rencontrent dans la plupart des départements français. En raison de sa géologie, de l’exploitation ancienne de son sous-sol et de son développement industriel, la France recèle plusieurs centaines de milliers de cavités.

Un peu moins de 150 000 cavités souterraines sont recensées en 2013 (BRGM), les deux tiers d’entre elles dans seulement vingt départements. Parmi eux, l’Eure et la Seine-Maritime sont les plus touchés avec plus de 25 cavités pour 10 km², en raison de l’exploitation ancienne du sous-sol (carrières de pierre à chaux, de pierre de taille calcaire, marnières de craie). En revanche, deux tiers des départements français recensent moins de 2 cavités pour 10  km².

Carte : Densité des cavités souterraines par département




Graphe : Densité des cavités souterraines pour les 20 départements les plus touchés

 

La moitié des cavités recensées sont d’origine anthropique, 47 % d’origine naturelle et 6 % indéterminées. Les cavités naturelles (47 %) proviennent pour l'essentiel de la dissolution plus ou moins rapide des roches carbonatées (calcaires, dolomies, craie, etc.) ou sulfatées (gypse, etc.), par des circulations d'eau au sein de la roche. Ces cavités sont de nature (karsts calcaire, cavités volcaniques, grottes marines, etc.) et de dimension très variables. Les régions calcaires (Alpes, Jura, Pyrénées, région des Causses) et les vastes ensembles gypseux de l'agglomération parisienne sont les plus concernés. Les carrières (26 %) sont très présentes en Ile-de-France et dans le Val de Loire en raison de l’'urbanisation ancienne et des besoins en pierre à bâtir et en gypse. Les petites carrières souterraines exploitées dans la craie pour amender les champs (marnières) sont fréquentes en Normandie et dans le sud de Hauts-de-France. Celle-ci recense également de nombreux ouvrages militaires souterrains sur les lignes de front de la première guerre mondiale (4,3 % pour la France) aujourd’hui abandonnés. Les caves pour le remisage, les activités agricoles voire industrielles, ainsi que les ouvrages civils représentent chacun 11 % des cavités souterraines.


Graphe : Répartition des cavités souterraines par type

 

Les cavités peuvent générer des instabilités en surface : affaissements, fontis ou effondrements généralisés. Ces derniers représentent 37 % (soit un peu plus de 15 500) des mouvements de terrain recensés entre 1900 et 2011 (BRGM). Le changement climatique (augmentation des précipitations hivernales et des événements pluvieux exceptionnels, diminution des précipitations estivales) pourrait augmenter le risque d’effondrement des cavités souterraines.

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Voir aussi :

  • Préfecture de l’Eure, rubrique Politiques publiques > Aménagement du territoire, construction, logement > Connaissance des territoires > Cartes interactives et téléchargements > Catalogue de cartes et données > Atlas des cavités souterraines de l'Eure
  • Géorisques, rubrique Dossiers thématiques > Cavités souterraines
  • Info Terre (visualiseur des données géoscientifiques du Bureau de recherches géologiques et minières - BRGM), rubrique Données > Cavités souterraines
  • Préfecture de Seine-Maritime, rubrique Politiques publiques > Environnement et prévention des risques > Risques technologiques et naturels > Cavités souterraines



Mis à jour le 14/03/2017

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