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Phénomènes telluriques

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L’aléa glissements de terrain

Les glissements de terrain surviennent lors du déplacement gravitaire de sols ou de roches déstabilisés par des phénomènes naturels (climatiques, géomorphologiques, géologiques) ou par les activités humaines. La susceptibilité des versants aux glissements de terrain et aux écoulements est estimée faible ou très faible pour deux tiers de la métropole, moyenne pour environ 14 % et élevée ou très élevée pour un peu moins d’un cinquième.

Carte : Susceptibilité des versants aux glissements de terrain et aux écoulements

 

Si l’ensemble des régions françaises est concerné, les zones de montagne (Alpes, Corse, Massif central, Pyrénées, Vosges) montrent cependant une prédisposition particulière. Quatre régions sont ainsi exposées sur plus de 45 % de leur territoire (Corse, Provence–Alpes–Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie). A contrario, la susceptibilité est estimée très faible pour plus de 80 % de la surface en région Bretagne, Centre-Val de Loire, Île-de-France, Pays de la Loire.



Graphe : Susceptibilité des versants aux glissements de terrain et aux écoulements, par région

 
Plutôt lents, les glissements peuvent être dévastateurs lorsqu’ils forment des coulées ou des laves torrentielles. C’est très souvent le cas aux Antilles et à la Réunion, lorsque les terrains argileux sur fortes pentes sont soumis aux abondantes précipitations tropicales. Parmi les glissements de terrain majeurs actifs et surveillés en France, figurent ceux de La Clapière dans les Alpes-Maritimes (50 millions de m3), Super-Sauze dans les Alpes de Haute-Provence (1 Mm3) et les Ruines de Séchilienne en Isère (4 Mm3).

Dans un peu plus d’un tiers des petites régions européennes, la susceptibilité des versants aux glissements de terrain et aux écoulements est estimée élevée ou très élevée. Elle est moyenne pour un cinquième des régions et faible ou très faible pour les autres, soit pour un peu moins de la moitié du territoire européen. Les zones de relief, telles que le massif pyrénéen, l’arc alpin, les Apennins, la Grèce et dans une moindre mesure la chaîne scandinave, sont particulièrement sensibles aux glissements de terrain et aux écoulements. Ainsi, pour cinq pays (Autriche, Italie, Liechtenstein, Suisse, Slovénie), la susceptibilité aux glissements de terrain est élevée ou très élevée pour plus de 45 % de leur territoire, soit le double de la moyenne européenne. À l’opposé, l’ensemble des petites régions de six pays (Finlande, Danemark, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas) est classé en susceptibilité faible à très faible.



Carte : La susceptibilité des versants aux glissements de terrain en Europe, par NUTS3


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    Mis à jour le 14/03/2017

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