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L’aléa retrait-gonflement des sols argileux

Certains minéraux argileux présents dans les sols peuvent varier de volume selon la teneur en eau des sols. Ils se rétractent lors des périodes de sécheresse et gonflent en se réhydratant à la suite de situations météorologiques exceptionnelles, accentuées par les variations d’éventuelles nappes souterraines. Ce phénomène s’aggrave lorsque des modifications hydrologiques interviennent du fait des activités humaines (drainage, pompage, fuites de canalisation, plantations, imperméabilisation). Ces mouvements lents peuvent néanmoins endommager les bâtiments.

L’aléa retrait-gonflement des argiles fort et moyen concerne 20 % de la France métropolitaine (soit environ 114 500 km²), l’aléa faible 42 % (soit 228 500 km²). A contrario, les zones a priori non argileuses couvrent environ 38 % du territoire de la France métropolitaine (soit environ 205 500 km²).

Carte : L’aléa retrait-gonflement des sols argileux

 

A l’échelle régionale, les régions Centre-Val de Loire, l’Ile-de-France et l’Occitanie se révèlent les plus sensibles à l’aléa retrait-gonflement des argiles. La région Centre-Val de Loire totalise à elle seule 44 % des surfaces estimées en aléa fort ou moyen (soit environ 17 500 km²). En revanche, la Corse, et la Bretagne avec moins de 2,5 % de leur territoire en aléa fort ou moyen, semblent les moins touchées.

Plus localement, les six départements les plus affectés avec plus de la moitié de leur territoire en aléa fort ou moyen rassemblent : le Gers (90  %), l’Indre-et-Loire (70  %), le Loiret (58 %), le Lot-et-Garonne (55  %), le Loir-et-Cher et la Haute-Garonne (51  % chacun). Ensemble, ces 6 départements totalisent un cinquième de la part du territoire métropolitain en aléa fort ou moyen. Dans le Loiret, les marnes et calcaires et marnes et sables de l’orléanais (argiles et sables interstratifiés d’une épaisseur de de 5 à 10 m), montrent en effet une prédominance d’argiles gonflantes (smectites). L’aléa d’argile fort concerne également la Limagne et le Val d’Allier. Les argiles, marnes et calcaires de l’Oligocène y sont en effet particulièrement riches en argiles gonflantes.

Graphe : Parts des types d'aléa retrait-gonflement des sols argileux, par région

 

Dans les Antilles, le climat chaud et humide favorise l’altération des roches et la formation des argiles à l’origine de sols vertiques (VERTISOLS) riches en argile gonflante (smectite) et particulièrement sensibles au retrait-gonflement des argiles. En Guadeloupe, les sols argileux le long de la côte ouest de la Basse-Terre développés sur substrat calcaire riches en argiles gonflantes couvrent un dixième du territoire. De même en Martinique, les sols argileux développés dans les andésites (roches magmatiques) anciennes couvrent un cinquième au sud de l’île.

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Voir aussi :

  • Géorisques, rubrique Dossiers thématiques > Aléa retrait-gonflement des argiles
  • InfoTerre, (visualiseur des données géoscientifiques du Bureau de recherches géologiques et minières - BRGM), rubrique Données > Aléa retrait-gonflement

Mis à jour le 14/03/2017

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