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Eau et assainissement

Gestion de l'eau potable et des eaux usées

10 articles

Eau potable : la distribution

L’eau prélevée en surface ou dans les nappes souterraines est traitée puis stockée dans des réservoirs avant d’être distribuée. Les volumes distribués servent à la consommation des ménages, mais également à celle des entreprises et des administrations, ainsi qu'au nettoyage du réseau d'eau potable, des rues ou à la lutte contre les incendies.

Un consommateur connecté au réseau de distribution d’eau potable est appelé un "abonné". A un abonnement correspond une seule facture, mais un abonnement peut recouvrir plusieurs logements. C’est le cas par exemple de certains immeubles en copropriété. L’eau arrive au domicile des abonnés via des réseaux denses de canalisations. Ces réseaux doivent être surveillés en permanence afin de réduire au maximum les fuites.

Le réseau de distribution de l’eau potable en France représente 906 000 km de conduites partant des réservoirs et arrivant chez les abonnés. Ce réseau augmente en moyenne de 3 770 km par an. En 2008, le nombre d'abonnés approchait les 24 millions. La longueur moyenne de conduite par abonné est de près de 40 mètres. Cette longueur varie selon les communes et leurs caractéristiques (densité de population, relief).

Le réseau de distribution d’eau potable est constitué de conduites de différents diamètres. Le vieillissement, les mouvements de terrains ou autres phénomènes naturels ou non, peuvent causer des fuites sur ce réseau. Le volume des pertes est estimé à 1,3 milliard de m3, soit 22% de la production en 2008. Celles-ci représentaient plus de 3,5 m3 par jour et par km de canalisation en 2008. Le volume des pertes diminue cependant de façon importante d’année en année. En 2004, ce volume était de 1,5 milliard de m3, soit près de 24% de la production en 2004. Cette diminution des fuites s’explique essentiellement par le renouvellement et le développement des canalisations et par de possibles progrès dans le dispositif de surveillance, par exemple la détection/réparation plus rapide des fuites.

En 2008, 31 500 communes déclarent avoir des plans du réseau de distribution d’eau mis à jour. Parmi elles, 19 000 disposent d’un système de repérage informatique pour au moins une partie de leur réseau.

Linéaire de réseau par abonné et indice linéaire de perte en 2008

Linéaire de réseau par abonné et indice linéaire de perte en 2008

Source :
SOeS-SSP, Enquête Eau 2008.

L’indice linéaire de perte (ILP) permet de connaître la part des volumes mis en distribution qui ne sont pas consommés avec autorisation, par km de réseau. Si la longueur du linéaire intervient dans sa valeur, celle-ci est d'abord le reflet :

     - de la politique de maintenance et de renouvellement du réseau, qui vise à lutter contre les pertes d’eau en réseau ;
     - des actions menées pour lutter contre les volumes détournés et pour améliorer la précision du comptage chez les abonnés.
Selon le référentiel des agences de l’eau, des indices inférieurs à 2,5 en zone rurale, inférieurs à 5 en zone intermédiaire et inférieurs à 10 en zone urbaine sont considérés comme acceptables.

Le linéaire de réseau moyen par abonné est largement dépendant du caractère urbain ou rural de la commune. Ainsi, pour les régions très urbanisées, comme le Nord-Pas-de-Calais, la région PACA et la région Parisienne, le linéaire par abonné est faible (inférieur à 30 mètres en moyenne). A l’inverse, le linéaire par abonné est élevé pour les régions très rurales, telles que le Limousin ou le Centre (supérieur à 50 mètres en moyenne).

La problématique du plomb dans les réseaux de distribution

Jusque dans les années 70, le plomb a été utilisé dans les réseaux de distribution, car il était le seul matériau capable de garantir une étanchéité parfaite et d’empêcher la contamination de l’eau distribuée. Le plomb a notamment été utilisé pour les branchements, c’est à dire les tuyaux à l'intérieur des habitations amenant l'eau aux différents robinets, mais aussi les conduites entre le compteur et l'habitation dans les maisons particulières et les colonnes montantes distribuant l'eau dans les immeubles. Or, au contact de ces branchements et canalisations, l'eau potable peut se "charger" en plomb. Le plomb est un élément toxique cumulatif et présente donc des risques sanitaires. Les branchements en plomb sont proscrits depuis la directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998, qui limite les teneurs en plomb dans l’eau. Cependant, sur les 23,5 millions de branchements d’eau potable en France, 7,5 % sont encore en plomb en 2008.

Part de branchements en plomb en 2008

Part de branchements en plomb en 2008

Source :
SOeS-SSP, Enquête Eau 2008.


Voir aussi...

Mis à jour le  6/04/2011

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