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Ministère de la Transition
écologique et solidaire

Commissariat général au Développement durable

OBSERVATION ET STATISTIQUES

L'essentiel sur…

3 articles

La fertilisation azotée et phosphorée

Une agriculture durable ne peut s’envisager sans le souci du maintien de l’équilibre des sols du point de vue des nutriments qu’il contient sous forme minérale ou organique (azote, phosphore, potassium, calcium, magnésium, soufre.). L’intensification de la production végétale consiste à augmenter le rendement de la biomasse prélevée pour la consommation animale et humaine par des apports supplémentaires en éléments fertilisants, tout particulièrement en azote, phosphore et potassium. Des excédents éventuels d’azote et de phosphore peuvent présenter des risques vis-à-vis de la qualité des eaux, tant pour la consommation humaine que pour la limitation des proliférations végétales dans les cours d’eau, lacs et eaux côtières.

L’utilisation des engrais minéraux azotés, après une période de forte augmentation de 1975 à 1990, a ensuite marqué le pas. La réforme de la politique agricole commune (PAC) en 1992 a probablement joué un rôle dans la baisse constatée lors de la campagne suivante.

Depuis 1994, une légère reprise des ventes d’engrais minéraux azotés est observée. Elle s'explique par un développement relatif des grandes cultures au détriment des prairies et par une augmentation de la fertilisation minérale de ces dernières. Cependant, les quantités d’azote minéral appliquées à l’hectare semblent se stabiliser depuis 2000. La quantité d’engrais organiques utilisée, liée à l’importance du cheptel, varie peu d’une année sur l’autre.

Le Service central des enquêtes et études statistiques (Scees) du ministère de l’Agriculture et de la Pêche réalise régulièrement un bilan national de l’azote pour l'agriculture, selon une méthodologie proposée par le Comité d’orientation pour des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (Corpen). Il compare les quantités d'azote apportées par fertilisation aux quantités exportées par les cultures et prairies (prélevées, utilisées et non restituées au sol).

Le solde du bilan national ainsi estimé avoisine 700 000 tonnes en 2001, représentant environ 20 % des apports. Ceci correspond à une moyenne de 30 kg/ha de surface fertilisable. Toutefois, les situations sont très variables d’une région à l’autre. Un calcul par zone hydrographique prenant en compte les dépôts atmosphériques fait apparaître des surplus très importants dans les régions d’élevage intensif comme la Bretagne, la Basse-Normandie et les Pays de la Loire.

Évolution du bilan national d'azote agricole au sol

en milliers de tonnesÉvolution du bilan national d'azote agricole au solNote : bilan calculé hors dépôts atmosphériques et volatilisation de l'ammoniac lors de l'épandage.
Source : ministère de l’Agriculture et de la Pêche (Scees).Télécharger les données au format PDF (taille : 11.3 Ko)Télécharger les données au format Excel (taille : 25 Ko)

Densité de surplus d’azote en 2000

en kg/ha de surface de zones hydrologiques (unités de base du découpage hydrographique de la France)Densité de surplus d’azote en 2000Note : y compris dépôts atmosphériques et volatilisation de l'ammoniac lors de l'épandage.
Source : Ifen - Beture-Cerec – Oieau – Solagro- agences de l’Eau (logiciel Nopolu System2).Télécharger la carte au format PDF (taille : 66 Ko)

Évolution de la moyenne nationale des apports minéraux azotés et phosphorés

en kg/ha fertilisableÉvolution de la moyenne nationale des apports minéraux azotés et phosphorésSource : Unifa (Union des industries de la fertilisation).Télécharger les données au format PDF (taille : 11.0 Ko)Télécharger les données au format Excel (taille : 23 Ko)

Le phosphore se fixe facilement sur les particules de sol. Les pertes vers les eaux sont liées à l’intensité du ruissellement et à l’érosion des sols. Les doses de phosphore minéral appliquées pour la fertilisation ont considérablement diminué depuis vingt ans grâce à un meilleur raisonnement. Seules les zones d’élevage intensif de porcs et volailles connaissent des apports en phosphore total (minéral et organique) parfois trop importants par rapport aux besoins des cultures. En effet, les épandages d’effluents organiques y sont encore souvent effectués sur la base des quantités d'azote apportées, sans tenir compte du phosphore. Le solde du bilan des flux de phosphore (différence entre apports et exportation par les récoltes et le pâturage) représentait 10 % en surplus des apports en 2002, contre 30 % en 1994.

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Mis à jour le  1/06/2006

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