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Formations environnementales et l'insertion professionnelle

L'insertion professionnelle

2 articles

L’insertion professionnelle des jeunes sortis d'une formation initiale en environnement en 2007

En 2007, un peu plus de 20 000 jeunes sortants de formation initiale en environnement ont été recensés, soit 2,7 % de l'ensemble des sortants cette année-là. C'est le double des jeunes issus d’une formation initiale en environnement en 2004.
Plus d'un jeune formé en environnement sur deux est arrivé sur le marché du travail avec un niveau d'études inférieur ou égal au Bac (56,8 % contre 47,8 % pour les autres formations). Les niveaux supérieurs (à partir de Bac +3) représentent près de 28 % des sortants de formations environnementales (26,9 % pour les autres) ; les niveaux Bac +2 à peine 15 % (22 % pour les autres).

L’insertion professionnelle des jeunes issus des formations initiales en environnement se rapproche de celle des jeunes issus des autres formations.

Les jeunes formés en environnement ne se distinguent pas vraiment des autres en ce qui concerne l'accès rapide et durable à l'emploi. Ils mettent en moyenne autant de temps à trouver un emploi : 3,7 mois. Mais à l'issue des trois années qui ont suivi leur sortie de formation, 74,6 % travaillent et plus de 15 % sont au chômage, contre respectivement 72,3 % et 16,5 % pour les jeunes issus des autres formations1.

Pour autant, pendant les trois premières années de vie active, la situation de chômage persistant ou récurrent les concerne davantage : 11,9 % y ont été confrontés contre 9,2 % pour les autres. Ils ont passé en moyenne 7,3 mois au chômage contre 6,4 mois pour les autres. Toutes choses égales par ailleurs, un jeune ayant étudié exclusivement dans l'environnement a 43 % de risques en plus d'être dans cette situation par rapport à un jeune ayant suivi une autre formation initiale.

Comparée à la « Génération 2004 », l'insertion professionnelle des jeunes issus des formations environnementales s'est améliorée. Le taux d'emploi est quasi comparable, le taux de chômage a, quant à lui, baissé. La chance d'accéder rapidement et durablement à l'emploi par rapport à un autre jeune a d'ailleurs augmenté entre les deux générations, le risque de connaître un chômage persistant ou récurrent s'est réduit. La dégradation du marché du travail observée sur la période 2007-2010 semble avoir plus impacté les jeunes issus des autres formations.

Les conditions d'emploi sont quasi équivalentes entre les jeunes formés en environnement et les autres : un peu plus d'un jeune sur deux occupe un poste en CDI en 2010, environ 16 % sont en CDD. Les fonctionnaires sont moins nombreux parmi les formés de l'environnement, au contraire des intérimaires. Le niveau de salaire médian (hors primes) est le même, que les jeunes aient étudié ou pas dans l’environnement : 1 300 € nets ; il varie selon le niveau d’études mais n’est pas très élevé. L’écart de salaire entre ces deux catégories tend à s’accentuer avec le niveau de diplôme (notamment pour le niveau I). Une majorité de jeunes formés en environnement gagne moins de 1 400 € nets par mois (hors primes) trois ans après avoir quitté l’école.

Le niveau licence favorise une insertion professionnelle rapide.

D'une façon générale, plus le niveau d'études augmente, meilleures sont les chances de connaître une trajectoire professionnelle réussie et d'être en situation d'emploi trois ans après être sorti du système éducatif. Ce constat ne se vérifie pas forcément pour les jeunes formés en environnement, excepté pour le niveau BEP/CAP. La trajectoire professionnelle des jeunes « environnement » de niveau licence est meilleure que pour les niveaux master, doctorat. L'importance du poids des licences professionnelles parmi les Bac +3 peut expliquer ce résultat, ce type de diplôme favorisant l'insertion professionnelle immédiate.

Les jeunes ayant suivi une formation de niveau Bac à Bac +2 ont un taux d'emploi en 2010 proche de celui des jeunes de l'enseignement supérieur et un taux de chômage parmi les plus faibles.

Le domaine environnemental étudié est le principal déterminant de l’insertion professionnelle des jeunes formés en environnement.

La maîtrise de l'énergie et les énergies renouvelables, avec 17,3 % des sortants de l'environnement, est le domaine le plus favorable en termes de trajectoire professionnelle, de situation et de conditions d'emploi.

En revanche, alors que l'aménagement du territoire et la protection de la nature sont les domaines de formation les plus attractifs (près de 60 % des sortants de l'environnement), ce ne sont pas les plus propices à l'insertion professionnelle.

Quant au domaine d'études « hygiène, santé, sécurité, environnement », qui représente 13,3 % des sortants, il est le moins favorable à l'insertion professionnelle.

Les jeunes issus des formations environnementales occupent peu de professions spécifiquement environnementales.

Moins d'un jeune sur deux issu d'une formation initiale en environnement exerce une profession en lien avec l'environnement trois ans après sa sortie du système éducatif. Parmi eux, 8,8 % occupent une profession spécifiquement environnementale, appelée « profession verte ». Cela concerne particulièrement les jeunes ayant étudié dans des domaines au cœur de l'environnement (protection de la nature, prévention des pollutions). Ils sont environ quatre fois plus nombreux à exercer une profession dite « verdissante », notamment s'ils ont étudié dans l'aménagement du territoire ou dans le domaine de l'énergie.

 Méthodologie
L'enquête « Génération 2007 » a été menée au printemps 2010 auprès de 25 000 jeunes sortis pour la première fois du système éducatif en France métropolitaine, au cours ou à la fin de l'année scolaire 2006-2007. Ces 25 000 jeunes sont représentatifs des 739 000 jeunes sortants de formation initiale en 2006-2007. Les formations environnementales ont bénéficié d’extensions dans le champ de l’enquête. Ainsi, sur ces 739 000 étudiants, environ 20 000 ont suivi une formation environnementale.

Cette enquête fait partie du dispositif des enquêtes « Génération » du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Elles ont été mises en place en 1992 pour étudier l'accès à l'emploi des jeunes sortants du système éducatif, leur parcours professionnel durant leurs premières années de vie active. Elles permettent notamment de produire des indicateurs d'insertion (taux d'emploi, taux de chômage) selon le niveau de formation, les formations suivies et de construire des typologies d'insertion.

L'insertion des jeunes issus des formations environnementales a été analysée selon le diplôme préparé en 2006-2007, que les étudiants aient ou non obtenu leur diplôme.

Les diplômes par niveau de formation
- Niveau VI : Classes de 4e, 3e, sections spécialisées telles que SEGPA, CLIPPA, CIPPA.
Les formations environnementales ne comprennent pas de sortants de niveau VI.
- Niveau V : BEP, CAP, Brevet professionnel agricole.
- Niveau IV : Baccalauréat général, technologique ou professionnel, Brevet professionnel, Brevet de technicien.
- Niveau III : Diplôme de niveau Bac +2 (DUT, BTS, DNTS).
- Niveaux II et I : Diplôme du second ou troisième cycle universitaire (licence professionnelle, licence généraliste, maîtrise, master, DEA, DESS, doctorat) ou diplôme de grande école.

Voir aussi

  • www.cereq.fr (Centre d'études et de recherches sur les qualifications)
    Rubrique « Accès aux données » > « Enquêtes d’insertion (Génération) »

1Les indicateurs d’insertion des jeunes issus des formations non environnementales sont tirés vers le bas en raison de la catégorie « Autres » (classes de 4e, 3e, SEGPA, CLIPPA, CIPPA). En enlevant cette catégorie, le taux d’emploi s’améliore et le taux de chômage en 2010 est au même niveau que celui des jeunes issus de l’environnement.

Mis à jour le  1/10/2012

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