Accès rapides : vers le site web du ministère
> Recherche avancée

Ministère de la Transition
écologique et solidaire

Commissariat général au Développement durable

OBSERVATION ET STATISTIQUES

L'essentiel sur…

> Retour accueil de la rubrique

Société et environnement

La sensibilité environnementale des Français

3 articles

Les Français et l’information environnementale

Interrogés à deux reprises pour savoir s’ils s’estiment être bien informés sur les questions liées à l’environnement, les Français paraissent un peu mieux informés en 2014 (57 %) qu’en 2011 (55 %). En revanche, la part des personnes "très bien" informées stagne à 8 %, tandis que 6 % se disent inversement "très mal" informées. À l'échelle de l'Union européenne (UE 28), les enquêtés semblent en moyenne mieux informés qu'en France au sujet de l'environnement (62 %). Parmi les mieux informés, la Finlande, la Suède et le Danemark dépassent le seuil des 80 % et devancent le Royaume-Uni (70 %) et l'Allemagne (65 %). La République tchèque est a contrario le seul pays où moins d’une personne sur deux se déclare « bien informée » (48 %).
(source : Eurobaromètre, « Attitudes des citoyens européens à l’égard de l’environnement  », mai 2014).

Graphe : Attentes des Français et des Européens en matière d'information environnementale

À l’échelle européenne comme en France, les citoyens sont en attente d’informations sur les impacts sanitaires des substances chimiques contenues dans les produits de consommation. À l’instar des Néerlandais (48 %), les Français font partie des enquêtés qui expriment le plus ce positionnement (47 %). L’épuisement des ressources naturelles (35 %), la dégradation des milieux aquatiques (32 %), les pollutions d’origine agricole (30 %) sont trois sujets qu’Européens et Français s’accordent à considérer comme insuffisamment traités. Des différences s’observent toutefois dans la hiérarchisation des sujets marqués par un déficit d’information : la dégradation des sols arrive en 2e position dans l’UE 28 et en 6e en France. De même, la prolifération d’espèces non indigènes suscite davantage d’interrogations à l’échelle européenne (28 %) qu’en France (21 %). À l’inverse, les Français évoquent davantage (32 %) la pollution atmosphérique que la moyenne des Européens (27 %). Peu cités de manière générale, les problèmes urbains (embouteillages, manque d’espaces verts) ou la pollution sonore le sont encore moins en France.

De manière générale, les journaux télévisés sont considérés comme le principal vecteur d’information sur l’environnement, même si c’est nettement moins vrai en France (55 %) que dans d’autres pays (70 % aux Pays-Bas et en Roumanie). Davantage cités par les Français (44 % contre 14 % en Espagne), les reportages télévisés confirment l’importance qu’occupe le petit écran en matière d’information environnementale. À des niveaux équivalents en France et dans l’UE 28, les journaux et internet (hors réseaux sociaux) sont évoqués par plus d’un tiers des enquêtés. Favorisant le partage d’informations, les réseaux sociaux ne se sont pas encore imposés comme un lieu de diffusion de savoirs environnementaux : loin des 17 % observés au Royaume-Uni, les Français ne sont que 8 % à citer les médias sociaux parmi leurs trois principales sources d’information sur l’environnement. Plus fréquemment évoqués en France que dans le reste de l’UE 28, la radio, les magazines et les événements sont respectivement cités par 28 %, 16 % et 5 % des Français.

Graphe : Les principales sources d'information sur l'environnement

Comme à l’échelle européenne mais de manière encore plus prononcée, les Français expriment avant tout leur confiance aux scientifiques et aux associations de protection de l’environnement quand il s’agit de juger de la fiabilité des informations relatives à l’environnement. Moins citée en France qu’au niveau européen, la télévision n’arrive qu’en troisième position après les associations de consommateurs et de citoyens. Loin derrière, les institutions politiques suscitent une moindre confiance (7 % pour l’UE 28, 6 % pour les collectivités territoriales et 4 % pour le gouvernement national). Touchant également les partis politiques pro-environnement (6 %), ce défaut de confiance à l’égard des discours institutionnels est fortement marqué par des effets de contexte nationaux. À titre d’exemple, une confiance plus grande s’exprime au Royaume-Uni à l’égard des gouvernements nationaux et locaux. Pour leur part, les Roumains se montrent nettement plus confiants dans les informations environnementales émanant de l’Union européenne. Aux Pays-Bas, c’est la parole des partis pro-environnement qui bénéficie d’une confiance assez supérieure à la moyenne. À l’instar des Allemands (55 %), les Français se caractérisent par la forte confiance qu’ils accordent aux associations œuvrant en faveur de la protection de l’environnement (47 %). Le jugement qu’ils portent sur les entreprises est en revanche assez sévère, comme dans la plupart des pays de l’Union européenne.

Graphe : Opinions sur la fiabilité des différentes sources d'information environnementale

Voir aussi

Mis à jour le 15/03/2016

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/