Ministère de l’Écologie, du Développement Durable,
des Transports et du Logement
Commissariat général au Développement durable
Depuis le début du XXe siècle, plus d’une centaine d’accidents très graves se sont produits en France. La plupart sont dus aux inondations, viennent ensuite les cyclones et les tempêtes, les mouvements de terrain, les séismes et les avalanches. Les autres aléas (feux de forêt, vagues de chaleur, éruptions volcaniques, raz de marée) n’ont donné lieu qu’à de très rares événements de cette gravité.
Classe de gravité | Dommages humains | Dommages matériels* |
0 : incident | Aucun blessé | Moins de 0,3 millions d'euros |
1 : accident | 1 ou plusieurs blessés | Entre 0,3 et 3 millions d'euros |
2 : accident grave | 1 à 9 morts | Entre 3 et 30 millions d'euros |
3 : accident très grave | 10 à 99 morts | Entre 30 et 300 millions d'euros |
4 : catastrophe | 100 à 999 morts | Entre 300 millions et 3 milliards d'euros |
5 : catastrophe majeure | 1 000 morts ou plus | 3 milliards d'euros ou plus |
Source : Medd/DPPR, 2007.
Note : * évalués chaque année en euros courants.

Note : Événements de gravité 3 ou plus. Il est possible que le recensement des événements de gravité 3 ne soit pas exhaustif (notamment pour les événements ayant eu lieu entre 1900 et 1950). Les avalanches déclenchées par des comportements imprudents ne sont pas comptabilisées.
Source : Meeddm (DGPR), bases de données sur les catastrophes naturelles depuis 1900 en France, septembre 2009 - et Medd (DPPR), "Les événements naturels dommageables en France et dans le monde en 2007".
En nombre d'événements
Note : Événements de gravité 3 ou plus (ayant fait plus de 10 morts ou plus de 30 millions d'euros de dommages matériels).
Source : Meeddm (DGPR), bases de données sur les catastrophes naturelles depuis 1900 en France, septembre 2009 - et Medd (DPPR), "Les événements naturels dommageables en France et dans le monde en 2007".
Sur les 90 événements recensés entre 1950 et 2007, près de la moitié se sont produits au cours de la dernière décennie. Il s’agit principalement d’inondations : on dénombre en effet 31 inondations classées en catégories très graves à catastrophiques, depuis 1997. Cette recrudescence des inondations dommageables s’explique principalement par l’accroissement de l’urbanisation dans les zones inondables et donc des enjeux socio-économiques susceptibles d’être affectés lors des événements.
Les catastrophes les plus meurtrières depuis le début du XXe siècle sont les deux éruptions volcaniques de la montagne Pelée en 1902 (28 000 et 1 000 morts) et la vague de chaleur de l’été 2003 (surmortalité de 15 000 décès). Si l’on exclut ces événements exceptionnels, l’ensemble des événements naturels a entraîné une trentaine de décès annuels sur la période 1994-2007, principalement causés par les tempêtes, les cyclones et les inondations.
Les dégâts économiques dus aux phénomènes climatiques sont considérables. Pour illustration, selon la fédération française des sociétés d’assurances), les dommages assurés (qui ne représentent qu’une partie des dommages totaux) imputés aux aléas naturels entre 1988 et 2007 s’élèvent à 34 milliards d’euros, dont 49 % sont incriminés aux tempêtes, 33 % aux inondations et 18 % aux phénomènes de retrait-gonflement des argiles liés aux variations hydriques.
La répartition des événements dommageables entre 1900 et 2007 ne reflète cependant pas l’ampleur des risques. En effet, des événements associés à une très faible probabilité de réalisation, mais une gravité bien supérieure, sont redoutés. Les séismes sont craints, particulièrement dans les Antilles où ils pourraient être très meurtriers. Des inondations centennales de la Loire ou de la Seine, ou un séisme dans la région niçoise font également partie des catastrophes les plus menaçantes, car elles occasionneraient des dommages considérables. Dans le cas des inondations, un nombre important de personnes, de services sensibles (production d’eau potable, établissements sanitaires et sociaux…) et d’échanges (distribution d’énergie, transports, communication...) seraient touchés, entravant la vie économique de tout le pays pour une durée indéterminée.
Mis à jour le 1/04/2010