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Émissions de gaz à effet de serre

Émissions de gaz à effet de serre en France et en Europe

3 articles

L'accroissement de l'effet de serre

Essentiel sur... Énergies et climat

Grâce aux gaz à effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère (vapeur d’eau, dioxyde de carbone…), la Terre (atmosphère inclus) absorbe une partie de l’énergie qu’elle reçoit du Soleil, le reste étant renvoyé vers l’espace. Ce phénomène naturel, appelé effet de serre, permet de rendre la vie possible sur Terre : sans lui, la température moyenne de la planète serait en effet de l’ordre de - 18°C. Les gaz à effet de serre, et notamment leur concentration dans l’atmosphère, jouent donc un rôle important dans la régulation du climat en influant sur le bilan énergétique du système climatique terrestre.

Depuis l’ère préindustrielle, les concentrations mondiales des principaux gaz à effet de serre issus des activités humaines (combustion d’énergie fossile, usage d’engrais, procédés industriels, élevage, changement d’usage des terres…) – à savoir le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les gaz fluorés - ont crû de façon notable.

Origine et pouvoir de réchauffement global des gaz à effet de serre d'origine humaine

Dans son 5e rapport de synthèse intitulé « Changements climatique 2014 : rapport de synthèse » adopté en novembre 2014, le Giec précise que « l’influence humaine sur le système climatique est claire », que « le réchauffement du système climatique est sans équivoque » et que « les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté depuis l’ère préindustrielle… » et que « leurs effets … sont, avec une probabilité extrêmement élevée, la cause dominante du réchauffement climatique observée depuis le début du XXe siècle ».

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adoptée en juin 1992 à Rio de Janeiro, a pour objectif de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

Afin d’atteindre cet objectif, le protocole de Kyoto, signé en décembre 1997, a fixé pour les pays développés des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O, CH4, HFC, PFC, SF6). Au moment de l’adoption du protocole, les émissions de 38 pays les plus industrialisés doivent être réduites d’au moins 5 % sur la période 2008-2012 par rapport à une "année de base". Globalement, cet objectif a été atteint.

Nota 1 : pour l’Union européenne à 15, l’année de base retenue au titre du protocole de Kyoto pour le CO2, le N2O et le CH4 est 1990 et pour les gaz fluorés, 12 États membres ont choisi 1995 comme année de base, alors que l'Autriche, la France et l'Italie ont choisi 1990.

Nota 2 : le périmètre territorial français concerné par le protocole de Kyoto regroupe la France métropolitaine, les départements d’Outre-mer et Saint Martin.

Première période du protocole de Kyoto (2008-2012)

 Depuis 2013, le trifluorure d’azote (NF3) est également comptabilisé dans les inventaires nationaux d’émissions de gaz à effet de serre.

 Pour la période 2013-2020, 36 pays (ou groupes de pays) se sont également engagés pour réduire leurs émissions de GES de 23,5 % par rapport à 1990.

Deuxième période du protocole de Kyoto (2013-2020)

En 2013, les émissions mondiales de gaz à effet de serre étaient de l’ordre de 54 milliards de tonnes équivalent CO2 (Gt eq.CO2), dont 10 % provenant de l’Union européenne à 28. La part des émissions de gaz à effet de serre de la France avoisine 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 1990 et 2010, les émissions mondiales de GES étaient respectivement de 37 Gt eq.CO2 et 49 Gt eq.CO2.

La 21e conférence des parties qui se tient à Paris de 30 novembre 2015 au 11 décembre 2015 vise à aboutir à un accord engageant tous les pays après 2020.

Définition

Le pouvoir de réchauffement global

Afin d’être comparés ou additionnés, les gaz à effet de serre sont exprimés en équivalent CO2 sur la base de leur potentiel ou pouvoir de réchauffement global (PRG). Ainsi, pour exprimer les émissions de gaz à effet de serre en tonnes équivalent CO2 (t eqCO2), les émissions de chaque gaz sont pondérées par un coefficient tenant compte de son PRG comparé à celui du CO2. Sur une période de cent ans, ce coefficient est par définition de 1 pour le CO2, de 25 pour le CH4, de 298 pour le N2O et de 22 800 pour le SF6. Sur une période de 100 ans, un kilogramme de méthane a donc un impact sur l’effet de serre 21 fois plus fort qu’un kilogramme de CO2. Les HFC et les PFC recouvrent différentes molécules dont le PRG diffère. La valeur moyenne pondérée pour les HFC était ainsi de 6 685 en 1990 et de 2 093 en 2013, et celle pour les PFC de 8 843 en 1990 et de 9 069 en 2013.Les valeurs de PRG sont mises à jour en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques.

Voir aussi

Sites internet utiles

Bibliographie

Mis à jour le 03.12.2015

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/