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OBSERVATION ET STATISTIQUES

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Air

Pollution acide

Pollution acide

L'essentiel sur... environnement

La pollution acide désigne les retombées au sol de composés acidifiants ou acides sous l'effet des vents et des précipitations. Elle est connue depuis le XIXème siècle. Le caractère transfrontalier de cette pollution est mis en évidence à la fin des années 60 par l’acidification des lacs scandinaves et canadiens. Les oxydes de soufre et d’azote ainsi que l’ammoniac sont en cause dans cette pollution qui peut toucher des zones très éloignées des sources d’émission.

Le dioxyde de soufre est émis principalement par la combustion énergétique et industrielle et dans une moindre mesure par le transport maritime et fluvial. Il est également émis naturellement, essentiellement par les volcans. Les oxydes d'azote sont issus du transport routier et dans une moindre mesure de la production industrielle et de l’agriculture/sylviculture. L'ammoniac a pour émetteur principal le secteur de l’agriculture. D’autres polluants, comme l’acide chlorhydrique, participent également à l’acidification mais n’interviennent que marginalement du fait de leur faible niveau d’émission comparé aux autres substances.

La pollution acide modifie les équilibres chimiques des milieux naturels : cours d’eau, lacs, sols, forêts. L’acidification des eaux provoque des atteintes à la faune et la flore aquatiques. L’acidification des sols entraîne leur appauvrissement en minéraux nécessaires à la nutrition des végétaux : calcium, potassium, magnésium.

L’acidification de l’eau augmente les risques d’intoxication par l’aluminium (contamination des eaux de source) et par le plomb (corrosion des canalisations).

La pollution acide a également un impact sur les matériaux, notamment l’accélération de l’érosion des constructions en pierres calcaires.

Méthodologie :

Dans le cadre du programme de surveillance de la pollution de l’air à longue distance (EMEP) de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU), la France gère un dispositif comprenant neuf stations de mesures des retombées acides (réseau de Mesures des retombées atmosphériques (Mera)). Trois autres sites, participent à cette surveillance jusqu’en 2009. Ils sont déployés par Météo-France dans le cadre d’un programme de l’Organisation météorologique mondiale sur la pollution atmosphérique (BAPMoN). L’Office national des forêts (ONF) gère également 8 stations de mesure des dépôts humides hors couvert forestier. Ce suivi s’inscrit dans le cadre du sous-réseau Charge acide totale d’origine atmosphérique dans les écosystèmes naturels terrestres (Cataenat).

Mis à jour le 17.04.2012

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