Accès rapides : vers le site web du ministère
> Recherche avancée

Ministère de la Transition
écologique et solidaire

Commissariat général au Développement durable

OBSERVATION ET STATISTIQUES

RéférenceS

L'économie de l'environnement en 2003

Janvier 2005

Le compte de la dépense de protection de l’environnement fournit une valorisation monétaire des actions engagées par l’ensemble des agents économiques (État,collectivités locales, entreprises ou ménages) dans le but explicite de protéger l’environnement.

En 2003,la dépense nationale s’élève à 32 milliards d’euros, soit 2,0 % du PIB. Elle connaît une croissance rapide, plus élevée que celle du PIB depuis 1990. La contribution à la croissance de l’économie nationale est donc positive, spécialement sur l’emploi. En 2003, la protection de l’environnement aurait ainsi créé 10 000 emplois. Au total, le nombre d'emplois environnementaux s'élève à 365 000.

La demande de biens et services de protection de l’environnement est peu sensible aux soubresauts de la conjoncture. Elle est en effet adossée à la réglementation qui contribue ainsi à l’essor du "marché". La maîtrise d’œuvre est en outre majoritairement exercée par des administrations : en 2003, 63 % de la dépense est sous la "responsabilité" de la sphère publique, principalement des communes ou de leurs groupements.

Si la décision est d’abord publique, la production des biens, mais aussi des services de protection est le plus souvent assurée par des entreprises. Les deux tiers des emplois environnementaux sont situés dans le secteur privé. Le marché des "éco-activités" continue de se développer avec plus de 5 % de croissance des chiffres d’affaires en 2003.

La gestion des eaux usées est le premier poste de la dépense (35 %). Elle évolue cependant moins vite que l’ensemble, du fait d’une modération de la croissance des prix et d’une réduction des volumes d’eaux usées en provenance des entreprises.

Les dépenses de collecte et traitement des déchets (deuxième poste avec 33 %) progressent au contraire fortement, notamment celles liées aux déchets ménagers. La mise aux normes des installations de traitement et le développement de la collecte sélective améliorent l’éco-efficacité de la gestion des déchets mais contribuent à la progression des dépenses.

La protection de la biodiversité mobilise des sommes en forte croissance, notamment pour la gestion des espaces protégés ou sensibles. Les dépenses pour les parcs nationaux, les réserves naturelles ou encore l’entretien des rivières progressent ainsi au rythme moyen de 10 % par an.

La dépense pour la protection de l’air repose à parité sur les investissements industriels limitant les émissions, en baisse en 2003, et sur la consommation de biens ou de services qui réduisent la pollution des véhicules qui connaît à l’inverse une croissance soutenue (+13,4 % en 2003).

La dépense de lutte contre le bruit progresse vivement en 2003 (+9 %), par le développement de l’isolation acoustique des bâtiments et par les investissements réalisés sur les infrastructures de transport terrestres.

Télécharger la publication au format PDF (taille : 2.3 Mo)

 

Mis à jour le 01/01/2005

> Retour liste des publications

Rechercher une publication

Espace documentaire

Retrouver ici les publications antérieures à 2000

Accéder aux archives

http://www.gouvernement.fr http://www.legifrance.gouv.fr/ http://www.service-public.fr/ http://www.france.fr/ http://www.data.gouv.fr/