Derniers résultats

Bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2018

Environnement
Publié le 26/11/2019
Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2018 confirme que la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants, qui fait suite à la mise en oeuvre depuis plusieurs années de stratégies et plans d’action dans différents secteurs d’activité.
Toutefois, des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé humaine à long terme persistent, même s’ils sont moins nombreux que par le passé et touchent moins de zones. Ils concernent plus particulièrement l’ozone, les particules de diamètre inférieur à 10 μm et le dioxyde d’azote, principalement à proximité du trafic routier.

Résumé

La qualité de l’air s’est globalement améliorée sur la période 2000-2018
— La baisse des émissions amorcée il y a plusieurs années, suite à la mise en place de stratégies et plans d’action, a permis une amélioration globale de la qualité de l’air.
Cependant, bien que les concentrations moyennes de polluants diminuent et que les dépassements des normes réglementaires pour la protection de la santé à long terme affectent moins de zones, certaines conditions météorologiques peuvent ponctuellement être à l’origine d’épisodes de pollution avec de fortes concentrations.

Les dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme sont également en diminution
— En 2018, 5 polluants sur les 12 réglementés à l’échelle européenne présentent des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé humaine à long terme. Même s’ils sont moins nombreux que par le passé, les dépassements pour les PM10,le NO2 et l’O3 sont récurrents et concernent, en 2018, respectivement 3, 11 et 40 agglomérations.

L’année 2018 est marquée par des épisodes de pollution à l’ozone
— L’année 2018 a été marquée par trois épisodes importants de pollution à l’ozone. Comme chaque année, différents épisodes de pollution aux particules ont également eu lieu en métropole et en outre-mer.

En 2017, la plupart des pays d’Europe, dont la France, dépassent les normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme, pour au moins un polluant
— La législation européenne impose, pour certains polluants atmosphériques, à la fois des plafonds d’émission par État membre, ainsi que des normes réglementaires communes de concentration dans l'air ambiant pour la protection de la santé humaine et l'environnement. Les plafonds d’émission sont majoritairement respectés : en 2017, six États membres dépassent au moins l’un de leurs plafonds d’émission. La France n’est pas concernée.
Par contre, les normes réglementaires de qualité de l’air pour les concentrations de PM10, NO2 et O3, ne sont totalement respectées que par six pays de l’Union européenne. Douze États membres, dont la France, sont concernés par des dépassements pour chacun de ces polluants.

 

Données

Données du bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2018

  • Graphique 1 : l'évolution des émissions de quelques polluants
  • Graphique 2 : évolution des concentrations en SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5 en milieu urbain
  • Graphique 3 : évolution de l’indicateur d’exposition moyenne aux PM2,5 en fond urbain
  • Graphique 4 : évolution des dépassements des normes réglementaires pour la protection de la santé à long terme dans les agglomérations pour les polluants les plus problématiques
  • Graphique 5 : composition chimique des particules submicroniques, mesurée à l’aide d’analyseurs automatiques, le 21 février 2018
  • Graphique 6 : composition chimique des particules lors de l’épisode de pollution à Fort-de-France en juin-juillet 2018
  • Graphique 7 : évolution du nombre de pays de l’Union européenne ne respectant pas leurs plafonds d’émission

Des données complémentaires sont accessibles sur le site du centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique :

 

Données clés

- 44 %

d’émissions de particules de diamètre inférieur à 10 μm (PM10) entre 2000 et 2018. Les émissions d’oxydes d’azote (NOx) ont baissé de 54 %, celles en particules de diamètre inférieur à 2,5 μm (PM2,5) de 53 %, celles de cadmium (Cd) de 78 % et celles de dioxyde de soufre (SO2) de 79 %. À l’inverse, celles d’ammoniac (NH3) sont stables.

5

polluants, sur les 12 faisant l’objet d’une réglementation, présentent des dépassements des normes de qualité de l’air, pour la protection de la santé à long terme, en 2018. Pour 3 d’entre eux (PM10, Ni, C6H6), il s’agit de dépassements localisés, concernant à chaque fois quelques agglomérations.
Pour le NO2 et l’O3, les dépassements sont plus nombreux et concernent respectivement 11 et 40 agglomérations.

3

agglomérations présentent en 2018 des dépassements de normes réglementaires, pour la protection de la santé à long terme, pour les PM10.
Elles étaient 33 dans cette situation en 2007.

5

épisodes de pollution d’ampleur nationale touchent la France métropolitaine en 2018 : du 30 juin au 2 juillet, du 23 au 27 juillet et du 2 au 7 août pour l’O3, du 21 au 22 février pour les PM10.

12

États membres de l’Union européenne, dont la France, présentent à la fois des dépassements des normes réglementaires pour la protection de la santé humaine à long terme, pour les PM10, le NO2 et l’O3 en 2017.

 

 

Synthèse des dépassements des normes réglementaires de concentrations pour la protection de la santé à long terme

Données clés sur la qualité de l'air en France en 2018
Source : SDES