In 2024, France's primary energy production increased by 10.2%. This increase was mainly due to the growth, for the second consecutive year, in nuclear production (+12.5% in one year). Primary production of renewable electrical energy also increased significantly due to weather conditions that were particularly favorable for hydroelectricity and the development of wind and solar power capacities. With primary energy consumption growing only slightly (+1.8% year-on-year), the energy independence rate, which is the ratio of primary consumption to primary production, increased by 4.6 points to 61%. The physical trade balance fell by 10% year-on-year. Final energy consumption stabilized, interrupting the steady decline observed since 2021. However, sectoral trends were mixed: on a climate-adjusted basis, consumption continued to decline in industry (-1.3%), stabilized in transport, but increased in residential (+1.0%) and services (+2.0%) sectors . Energy prices continued to ease on wholesale markets, and prices for end consumers fell in all sectors except residential. In total, households, businesses, and government spent €219 billion to meet their energy needs, nearly 6% less than in 2023. The average household energy bill was €3,744 in 2024, a 3% increase compared to 2023, driven by energy expenditure for housing.
L'essentiel en infographie
Panorama de l’énergie en France en 2024
Production d’énergie primaire
Total : 1 572 TWh en 2024 (+ 10,2 % par rapport à 2023)
- Répartition :
- Nucléaire : 73 %
- Énergies renouvelables thermiques et déchets : 17 %
- Énergies renouvelables hydraulique, photovoltaïque et éolien : 9 %
- Énergies fossiles (pétrole et gaz) : 1 %
- Focus sur les énergies renouvelables (388 Twh) :
- Bois-énergie : 30 %
- Hydraulique (hors pompages) : 18 %
- Chaleur renouvelable (produite par les pompes à chaleur) : 13 %
- Éolien : 12 %
- Biocarburants : 6 %
- Biogaz : 6 %
- Solaire photovoltaïque : 6 %
- Déchets renouvelables : 4 %
- Autres : 4 %
Consommation finale à usage énergétique par énergie en 2024
Total en 2024 : 1 499 Twh
- Pétrole : 39 %
- Électricité : 26 %
- Gaz naturel : 18 %
- Énergies renouvelables : 14 %
- Chaleur : 3 %
- Charbon : moins de 1 %
Consommation finale énergétique par secteur en 2024
Répartition par secteur :
- Transports : 34 %
- Résidentiel : 28 %
- Industrie (hors charbon hauts-fourneaux) : 19 %
- Tertiaire : 15 %
- Agriculture-Pêche : 4 %
Facture énergétique de la France : évolution 2023-2024
Total 2024 : 57,7 milliards d’euros
Évolution 2023-2024 : moins 21 %
Répartition par énergie en 2024 :
- Pétrole et biocarburants : 43,7 milliards d’euros (moins 8 % par rapport à 2023)
- Gaz naturel : 17,4 milliards d’euros (moins 35 % par rapport à 2023)
- Autres (charbon et bois-énergie) : 1,7 milliards d’euros (moins 23 % par rapport à 2023)
- Électricité (bénéfices) : moins 5,2 milliards
Facture des ménages en énergie
La facture des ménages s’élève à 3 744 euros en 2024
+ 3 % en euros courants par rapport à 2023
Répartition :
- Logement : 2 071 euros (+ 12 % par rapport à 2023)
- Dépense HTT : 1 579 euros
- Taxes énergétiques : 293 euros
- TVA : 199 euros
- Carburant : 1 673 euros (- 5 % par rapport à 2023)
- Dépense HTT : 799 euros
- Taxes énergétiques : 610 euros
- TVA : 264 euros
Évolution des prix de la consommation finale par secteur entre 2023 et 2024
Évolution moyenne (2023-2024) des prix pour tous les secteurs : - 4 %
- Industrie (hors hauts-fourneaux) : - 21 %
- Tertiaire : - 15 %
- Agriculture-Pêche : - 9 %
- Transports : - 5 %
- Résidentiel : + 13 %
Principaux résultats
— Les prix de l’énergie
Après une année 2022 marquée par une flambée des prix de l’énergie sur les marchés, ces derniers poursuivent en 2024 le reflux entamé en 2023. Ils restent néanmoins à un niveau élevé par rapport aux années précédant la crise sanitaire.
La détente sur les marchés se répercute aux consommateurs finaux qui voient les prix de l’énergie diminuer de 3,8 % sur un an. Les prix baissent pour tous les secteurs sauf le résidentiel qui voit ses prix progresser de 12,6 % sur un an. Les ménages subissent en effet avec retard les hausses de prix des marchés des années précédentes et font face à des hausses des taxes sur le gaz et l’électricité, dans un contexte d’arrêt progressif du bouclier tarifaire. Malgré la baisse globale en 2024, les prix aux consommateurs finaux restent 1,4 fois plus élevés qu’en 2019.
— L’approvisionnement énergétique
Le taux d’indépendance énergétique de la France s’établit à 61,0 % en 2024, en hausse de 4,6 points en un an en raison d’une augmentation de la production primaire (+ 10,2 %) plus importante que celle de la demande. L’amélioration de la disponibilité des centrales nucléaires et la forte croissance des énergies renouvelables électriques, favorisées par la progression des parcs éolien et photovoltaïque et des conditions météorologiques particulièrement favorables à l’hydroélectricité, expliquent la forte augmentation de la production primaire. En conséquence, le déficit des échanges extérieurs physiques diminue nettement (- 9,8 % entre 2023 et 2024). La facture énergétique de la France continue de refluer après avoir atteint un niveau historique en 2022. Toutes énergies confondues, elle s’élève à 58 milliards d’euros (Md€) en 2024.
— Transformation, transport et distribution d’énergie
Les pertes liées à la transformation, au transport et à la distribution d’énergie augmentent de 5,2 % en 2024 et s’élèvent à 952 TWh. Cette hausse s’explique essentiellement par l’augmentation de la production d’électricité des centrales nucléaires à travers les pertes de chaleur induites. À l’inverse, la consommation des combustibles pour la production d’électricité et de chaleur diminue. En particulier, la consommation de gaz pour la production d’électricité et de chaleur chute de 32 %.
L’activité des raffineries et de la filière fonte est stable entre 2023 et 2024.
Les achats en énergie de la branche énergie diminuent de 10,9 % en 2024, pour atteindre 34,9 Md€. Ils sont composés à 74 % de pétrole brut utilisé dans les raffineries.
— La consommation d’énergie par forme d’énergie
La consommation d’énergie primaire de la France s’établit à 2 577 TWh en 2024, en hausse de 1,8 % par rapport à 2023. Cette légère progression s’explique par l’augmentation des pertes de chaleur induites par la production nucléaire, alors que la consommation finale est stable. Les températures ayant été un peu plus douces en 2024 qu’en 2023, la hausse de la consommation primaire après correction des variations climatiques (CVC) s’établit à 2,1 %. Dans un contexte de baisse des prix, la consommation finale à usage énergétique progresse légèrement à climat corrigé (+ 0,4 %). Elle est en hausse dans le résidentiel (+ 1,0 % corrigée des variations climatiques) et le tertiaire (+ 2,0 %). À l’inverse, elle décroît de 1,3 % dans l’industrie et se stabilise dans les transports. La consommation à usage non énergétique, majoritairement concentrée dans la pétrochimie, s’accroît nettement (+ 3,6 % sur un an).
La dépense des ménages, entreprises et administrations pour satisfaire leurs besoins en énergie s’établit à 219 Md€. Elle diminue de 6 % par rapport à 2023, mais se maintient à un niveau élevé, supérieur de 13 % à son niveau de 2019 en euros constants. Les produits pétroliers représentent 45 % de cette dépense nationale en énergie et l’électricité 38 %, loin devant les autres énergies.
— La consommation d’énergie par secteur ou usage
La consommation finale d’énergie (hors charbon des hauts-fourneaux) se stabilise en 2024 (+ 0,4 % en données corrigées du climat), pour atteindre 1 552 TWh, dans un contexte de croissance faible du PIB (+ 1,2 %). L’industrie est le seul secteur dont la consommation diminue légèrement (- 1,3 %). Alors que la consommation est stable dans les transports (+ 0,2 %), elle rebondit dans le tertiaire (+ 2,0 %), le résidentiel (+ 1,0 %) et l’agriculture-pêche (+ 1,6 %). La consommation finale à usage non énergétique diminue également (- 0,6 %).
La dépense nationale en énergie (hors hauts-fourneaux) s’élève à 217,5 Md€ en 2024, soit 5,9 % de moins qu’en 2023 en euros constants, dans un contexte de reflux des prix après la flambée de 2022. Seul le résidentiel voit sa dépense augmenter (+ 10,2 %), en raison notamment de la fin progressive du bouclier tarifaire sur l’électricité et de la hausse des taxes sur le gaz.
— Éléments complémentaires
En 2024, l’intensité énergétique finale atteint 0,59 TWh par milliard d’euros de PIB, en baisse de 0,7 % par rapport à 2023, alors que la consommation d’énergie finale par habitant augmente de 0,2 %, pour s’établir à 22,7 MWh.
En 2024, la baisse des émissions de gaz à effet de serre dues à la combustion d’énergie est estimée à 2,3 %. Elle concerne tous les secteurs et, en particulier, le secteur de l’énergie.
En 2023, la consommation primaire de l’Union européenne baisse de 4,4 % par rapport à 2022, pour s’établir à 14 657 TWh. La France représente 18 % du total.
Données
Données annuelles à l'échelon national et pour les DROM.
UN BILAN DE L'ÉNERGIE EN 3 ÉTAPES
Le bilan énergétique de la France fait l’objet chaque année de trois publications. Dans le courant du printemps, des résultats provisoires relatifs aux grands agrégats de l'année précédente sont publiés. Une seconde publication synthétique, accompagnée de l’ensemble des données détaillées, paraît en fin d’année pour présenter les résultats définitifs. Un bilan détaillé est ensuite publié quelques semaines après.
Résultats des années précédentes
Archives
L'archivage des résultats précédents des bilans énergétiques de la France est accessible sur la bibliothèque numérique de la statistique publique (BNSP).


