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Bilan environnemental de la France - Édition 2025

Environnement
Publié le 29/05/2026
Les activités économiques exercent de fortes pressions sur les ressources et les milieux, diverses actions sont mises en place pour éviter, réduire ou compenser les dommages causés. Les moyens financiers mobilisés pour prévenir les pollutions, restaurer les milieux et limiter la surexploitation des ressources atteignent 100 milliards d’euros en 2023, soit 3,5 % du PIB. Les émissions de gaz à effet de serre et de nombreux polluants poursuivent leur baisse. La qualité de l’air et certains paramètres de qualité de l’eau s’améliorent, tandis que les habitats naturels, les zones humides, les milieux marins et les forêts se dégradent. La biodiversité continue son déclin même si certaines mesures de protection commencent à porter leurs fruits. Les risques climatiques s’intensifient et deviennent concrets dans les préoccupations environnementales des Français. L’économie verte se développe, par les éco-activités ainsi que par les formations et les métiers liés à l’environnement.

France’s Environmental Assessment Review – 2025 Edition

Economic activities exert significant pressure on resources and the environment, and various actions are being implemented to avoid, reduce or offset the resulting damage. Financial resources mobilized to prevent pollution, restore environments and limit the overexploitation of resources reach 100 billion euros in 2023, representing 3.5% of GDP. Greenhouse gas emissions and those of many pollutants continue to decline. Air quality and some water quality parameters are improving, while natural habitats, wetlands, marine environments and forests are deteriorating. Biodiversity continues its decline even if certain protective measures are starting to bear fruit. Climate risks are intensifying and becoming a tangible concern for French people. The green economy is developing, through eco-activities, as well as through training and jobs related to the environment, contributing to a transformation of our modes of production and consumption.

L'essentiel en infographie

Point en infographie sur les tendances et indicateurs clés de l'environnement.

© SDES

Indicateurs clés de l’environnement : les tendances

 

  • Moins 32 % d’émissions de gaz à effet de serre (hors UTCATF) entre 1990 et 2024.

 

  • Plus 10,2 % par an en euros courants depuis 2020 de dépenses environnementales (contre plus 6,8 % pour le PIB).

 

  • Plus 2,1 % en moyenne en France métropolitaine sur la période 2015-2024 par rapport à 1900-1930. Un risque de disparition de 30 % des espèces selon le GIEC.

 

  • Plus 4,7 % de valeur ajoutée pour les éco-activités par an depuis 2004 en euros courants (contre 2,7 % pour le reste de l’économie).

 

  • Moins 37 points d’indice pour les oiseaux spécialistes (milieux agricoles, forestiers, bâtis) contre plus 6 points d’indice pour les oiseaux généralistes entre 1989 et 2024.

 

  • Plus 20 000 hectares d’espaces naturels et agricoles consommés chaque année entre 2019 et 2023 dont 63 % pour la construction d’habitations.

 

  • 4 fois plus d’événements naturels très graves par an entre 2001 et 2024, par rapport à 1950-2000.

 

  • 7 % des zones humides ont disparu entre 1990 et 2020, contre moins 50 % entre 1960 et 1990.

 

  • Moins 32 % de prélèvements en eau pour l’industrie sur 16 ans. L’industrie (hors énergie) représente 7,5 % des prélèvements totaux.

 

  • Stabilité des émissions de gaz à effet de serre du transport depuis 1990. Le secteur reste le premier émetteur de GES de la France.

 

  • 36 % de ventes de produits phytopharmaceutiques en 2023 sont des substances utilisables en agriculture biologique et en produits de biocontrôle, contre 17 % en 2010.

 

Principaux résultats

— Les activités économiques sources de pressions sur l’environnement
Les activités économiques, comme le transport, l’industrie, l’énergie, le logement-construction ou l’agriculture, représentent un enjeu majeur, mais elles exercent des pressions sur l’environnement. Extraction, prélèvement et consommation de ressources naturelles, émission de gaz à effet de serre et de polluants dans l’atmosphère, production de déchets, artificialisation des sols… ces pressions dégradent les écosystèmes et contribuent à la perte de biodiversité, à la pollution et au changement climatique. Des politiques publiques visant la décarbonation de l’économie, la préservation des sols et de la biodiversité, ainsi que la transition vers une économie circulaire, sont mises en oeuvre afin de construire un modèle plus durable.

— L’état de l’environnement
Les pressions exercées par les activités humaines perturbent de plus en plus l’état et le fonctionnement des écosystèmes, fragilisant les nombreux services qu’ils rendent à la société. À la suite de la mise en oeuvre de règlementations, certains domaines s’améliorent comme la qualité de l’air ou la qualité de l’eau pour certains paramètres. Des défis majeurs demeurent, liés notamment à la pollution des nappes phréatiques, à l’artificialisation des sols, au déclin de la biodiversité, en particulier dans les milieux humides, marins et littoraux. Les forêts doivent également faire face aux aléas climatiques et biologiques. En milieu agricole, les sols se dégradent.

— Changement climatique et accroissement des risques naturels
Le changement climatique, avec une hausse des températures de 2,1 °C en France par rapport à 1900-1930, a des répercussions directes sur l’élévation du niveau des mers, le changement de la pluviométrie, les sécheresses et la biodiversité. Ces effets deviennent de plus en plus concrets pour l’opinion publique. Cumulant différentes actions, les investissements en faveur du climat sont estimés à 100 milliards d’euros en 2024, soit 3,5 % du PIB. Dans ce contexte, les risques naturels, comme les inondations, le retrait-gonflement des argiles, les tempêtes, les séismes ou encore les submersions marines concernent de plus en plus de population et se concrétisent plus fréquemment. Ainsi, les événements naturels très graves ont progressé sur la période récente tout comme le coût des sinistres pour catastrophe naturelle, qui représente 1,7 milliard d’euros en 2024.

— Un ensemble d’actions en faveur de la protection de l’environnement
Face au défi environnemental et climatique, les acteurs publics et privés s’engagent dans la prévention des pollutions, la restauration des milieux et la réduction de la consommation des ressources naturelles. En 2023, les dépenses en faveur de la protection de l’environnement et de la gestion durable des ressources sont estimées à 100 milliards d’euros, dont 30 milliards d’euros financés par le secteur public. La fiscalité environnementale se répartit en une quarantaine d’impôts : la plus grande partie concerne les taxes sur les produits fossiles. À côté de ce volet financier, l’économie et le marché du travail accordent une part croissante aux activités et aux métiers liés à l’environnement. Les éco‑activités, produisant des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion durable des ressources naturelles, représentent 817 000 emplois en 2023 et croissent, plus vite que l’ensemble de l’économie, aussi bien en valeur ajoutée qu’en emploi. En 2023, 9 % des étudiants suivent une formation environnementale et 114 000 étudiants sont inscrits en dernière année. Par ailleurs, une politique de contrôle est mise en oeuvre en France pour garantir le respect de la réglementation environnementale.

Données

Des données associées sont téléchargeables sous forme de fiches classées par thématique.

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