Bilan et chiffres clés du transport

Transports
Publié le 12/11/2018
Autobus en circulation - © © Terra/Arnaud Bouissou
La France dispose d’infrastructures de transport particulièrement importantes : 1,1 million de kilomètres de routes, le second aéroport européen… La dépense totale en transport représente 
16,8 % du PIB en 2020, année marquée par la crise sanitaire inédite liée au Covid-19. Si l’approvisionnement des commerces alimentaires et les transports de biens de première nécessité soutiennent l’activité du transport routier de marchandises, les restrictions de déplacement des personnes pénalisent durement celle des transports de voyageurs, notamment du secteur aérien. Ces restrictions ont pour conséquence une forte baisse des dépenses de transport des ménages. Ils se déplacent principalement dans leur propre véhicule, avec une part modale de 85 % en 2020. Les transports terrestres de marchandises sont toujours largement dominés par le transport routier, avec une part modale de près de 89 % en 2020.
  • Chiffres clés des transports - Édition 2022

    Accroche
    L'année 2020 est marquée par la crise sanitaire inédite liée à la Covid-19. Le transport est sévèrement impacté par les effets des différentes mesures prises pour lutter contre la pandémie (confinements, fermetures de commerces et services non essentiels, restrictions de déplacement...). La dépense totale de transport décroît ainsi de 13,6 % en valeur par rapport à 2019. Les dépenses des ménages en transport individuel baissent de 16,0 % tandis que les dépenses en transport collectif chutent de 52,7 %. Le transport terrestre de marchandises est en repli de 4,9 %. Le transport intérieur de voyageurs baisse quant à lui de 23,5 %. En découlent des baisses historiques en matière d'externalités des transports : baisse de la consommation énergétique (- 16,9 %), des émissions de gaz à effet de serre (- 16,3 %), des accidents de la route (- 14,6 %). Le transport reste néanmoins le secteur le plus émetteur de GES : en 2020, il est responsable de 28,7 % des émissions nationales.

  • Bilan annuel des transports en 2020

    Accroche
    Ce bilan dresse un panorama des transports en 2020, année marquée par la crise sanitaire inédite liée au Covid-19. Le transport est sévèrement impacté par les effets des différentes mesures prises pour lutter contre la pandémie (confinements, couvre-feux, fermetures de commerces et services non essentiels, restrictions de déplacement...), en particulier au début du confinement, entré en vigueur en France le 17 mars 2020. Si l’approvisionnement des commerces alimentaires et les transports de biens de première nécessité soutiennent l’activité du transport routier de marchandises, les restrictions de déplacement des personnes pénalisent durement celle des transports de voyageurs, notamment du secteur aérien. Ces restrictions ont pour conséquence une forte baisse des dépenses de transport des ménages. La chute du trafic routier se traduit aussi mécaniquement par une baisse de l’accidentalité routière et la mobilité à vélo gagne du terrain.

  • L'activité économique dans les transports en 2020

    Accroche
    Très touchée par les restrictions de circulation et la contraction de l’activité économique liées à la pandémie du Covid-19, la production de la branche transports recule de 19,2 % en volume en 2020. Toutes les activités sont concernées mais le transport de voyageurs est le plus touché (- 47,2 % en volume contre - 5,3 % pour le transport de marchandises et - 14,9 % pour les autres services de transport). La dépense totale de transport chute de 13,7 % en volume par rapport à l’année précédente, sous l’effet des fortes restrictions de déplacement mises en place pour faire face à la crise sanitaire. Les dépenses des ménages en transport individuel, qui représentent 89 % des dépenses totales en transport, baissent de 16,0 % tandis que les dépenses en transport collectif chutent de 52,7 %.

    Ces résultats sont extraits du Bilan annuel des transports en 2020.
  • Les externalités dans les transports en 2020

    Accroche
    En 2020, la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) des transports est historique : 16,3 % par rapport à 2019. Cette baisse résulte de la réduction de la circulation, quel que soit le mode de transport, qui a accompagné la crise sanitaire. Cependant, avec 113,6 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq), le secteur des transports reste, en 2020, le principal contributeur aux émissions de GES de la France (28,7 %). La Stratégie nationale bas carbone, feuille de route de la France pour réduire les GES prévoit, d’ici 30 ans, une décarbonation totale des transports. Le transport routier est le mode le plus émetteur de polluants dans l’air et représente entre 65 et 100 % des émissions des transports pour une majorité de polluants. Il est le premier émetteur d’oxydes d’azote (NOx), de cuivre (Cu), de zinc (Zn) et de carbone suie (BC), tous secteurs d’activités confondus.

    Ces résultats sont extraits du Bilan annuel des transports en 2020.

  • Données sociales du transport routier de marchandises - Édition 2022

    Accroche
    Entre fin 2019 et fin 2020, malgré le difficile contexte de la crise sanitaire, l’effectif salarié (hors intérim) du transport routier de fret élargi augmente de 2,9 % (soit + 12 300 emplois). Parallèlement, dans un marché du travail très perturbé, le nombre de demandeurs d’emploi de conducteur routier connaît une hausse inédite de 11,9 %. Toutefois, les difficultés de recrutement de conducteurs routiers réapparaissent au quatrième trimestre 2020. L’indemnisation du chômage partiel pendant la crise sanitaire compense en partie le recul du salaire moyen par tête en 2020 (- 4,4 %). En 2020, la durée de service hebdomadaire des conducteurs de poids lourds salariés d’établissements du transport routier de fret élargi s’établit à 45h26, en baisse de 25 minutes en un an. 28,5 % des salariés du secteur travaillent de nuit, entre minuit et 5 heures.

  • Bilan social annuel du transport routier de voyageurs – Édition 2020

    Accroche
    En 2018, la dépense de consommation des ménages en services de transport routier de voyageurs (collectif ou par taxi/VTC) croît de nouveau à un rythme soutenu. Dans ce contexte favorable, les effectifs salariés des entreprises du secteur du transport routier de voyageurs reprennent leur progression et atteignent en fin d’année 104 700 salariés dans ce secteur, auxquels s’ajoutent près de 1 500 intérimaires. Le pouvoir d’achat du salaire moyen brut par tête dans le transport routier de voyageurs diminue en 2018, prolongeant la tendance des années précédentes. Le nombre de formations d’accès au métier de conducteur routier de transport collectif de voyageurs se contracte pour la deuxième année consécutive, sous l’effet d’un recul des formations initiales minimum obligatoires délivrées.

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