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Biodiversité rare ou menacée : peu d'améliorations depuis 2007

Environnement
Publié le 19/03/2020
En 2019, pour la troisième fois depuis la mise en place de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » en 1992, chaque État membre a procédé à l’évaluation de l’état de conservation de la faune, de la flore et des habitats d’intérêt communautaire présents sur son territoire. Pour la France, le bilan reste proche de celui des deux exercices précédents : seulement un cinquième des évaluations concernant les habitats et un quart de celles portant sur les espèces concluent à un état favorable. Si une tendance positive est observée pour certaines espèces, en lien avec les mesures de protection dont elles bénéficient, les tendances à la dégradation restent globalement préoccupantes. Les écosystèmes marins, littoraux, humides et aquatiques figurent parmi les plus menacés.

Données clés

Pour les habitats, trois évaluations sur quatre réalisées concluent à un état de conservation défavorable. Cet état est évalué comme "inconnu" dans 4 % des cas, en raison d'un niveau de connaissance insuffisant des habitats concernés.

Près de 60 % des 642 évaluations d'espèces révèlent un état de conservation défavorable contre un peu plus d'un quart présentant un état favorable. 13 % des évaluations concluent à un état inconnu, principalement parmi les espèces marines et pour les lichens.

 

Note : (XX) = taux de l'exercice 2007-2012. - © Source : UMS PatriNat, 3ème rapportage DHFF, 2019. Traitements : UMS PatriNat et SDES

 1Les expressions "habitat d'intérêt communautaire" et "espèce d'intérêt communautaire" qualifient respectivement un habitat ou un taxon rare, retenu par l'UE comme patrimonial et méritant une protection spécifique et un suivi particulier, sous la responsabilité subsidiaire des États membres.

 

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