La France, de par la diversité biogéographique de ses territoires, est considérée comme l’un des pays au monde les plus riches en terme de biodiversité. La connaissance que nous avons des écosystèmes qui la composent, bien que très parcellaire, laisse entrevoir une érosion avérée des populations animales et végétales présents en métropole et en outre-mer. La connaissance des milieux naturels et semi-naturels apparaît donc aujourd’hui comme un préalable nécessaire à une bonne gestion et protection des espèces et des habitats naturels.
L'état de conservation des habitats et des espèces remarquables continue de se dégrader en France
AccrocheLa dernière évaluation, portant sur la période 2019-2024, confirme la détérioration de la biodiversité remarquable : 67 % des évaluations sont défavorables et 39 % indiquent une tendance au déclin.
La part des habitats et des espèces évalués dans un état de conservation favorable diminue, passant de 26 % sur la période 2013-2018 à 22 % sur la période 2019-2024.
Les milieux forestiers et rocheux sont les mieux préservés, tandis que les milieux littoraux, humides et aquatiques figurent parmi les plus menacés.
Ces résultats s’appuient sur plus de 1 000 évaluations réalisées en France tous les six ans dans le cadre de la directive européenne Habitats, Faune, Flore.
Fragmentation des milieux naturels terrestres : quels constats pour les territoires français ?
AccrocheLe développement des infrastructures de transport et l’urbanisation des territoires créent des séparations entre les différents milieux naturels terrestres : ils entravent la continuité entre les habitats naturels et limitent les déplacements des espèces. Ce phénomène est appelé fragmentation. En France, celle-ci est contrastée entre les grands pôles urbains, les régions agricoles intensives du nord de la France, les couloirs de circulation ou fluviaux d’une part et les milieux montagnards et les grands massifs forestiers d’autre part. Elle a fortement augmenté entre 1990 et 2000. Depuis, elle progresse à un rythme plus lent. Ainsi, en 2018, la surface moyenne d’un espace protégé sans obstacle écologique en France est de 164 km². Cette étude se base sur une nouvelle méthodologie élaborée par le SDES qui permet de suivre l'évolution de la fragmentation sur les territoires français depuis 1990.La fragmentation des milieux naturels terrestres en France - Définitions, cadre conceptuel, méthodologie et résultats détaillés
AccrocheConséquence directe de la destruction des habitats naturels liés aux extensions urbaines, à la réalisation d’infrastructures de transport ou à certaines pratiques agricoles intensives, la fragmentation des milieux naturels terrestres est une des causes majeures de l’érosion de la biodiversité. Elle entrave le déplacement de la faune, affecte le déroulement du cycle de vie des espèces et provoque une mortalité directe par collision. Avec 8,3 % de surface artificialisée et plus de 5 000 km de réseaux routiers et ferroviaires à grande circulation, le territoire français est concerné par cette pression. Cette publication présente une méthodologie permettant d’évaluer le niveau de fragmentation des milieux naturels d’un territoire et son évolution depuis 1990.État de la population des oiseaux communs en France en 2024
AccrocheLe suivi de l’abondance des oiseaux constitue un bon indicateur de l’état de la biodiversité du fait de leur position élevée dans les chaînes alimentaires.
Opérationnel depuis 1989, l’indice de suivi temporel des oiseaux communs (indice STOC) permet de suivre les variations interannuelles de deux groupes d’oiseaux : le groupe des oiseaux communs dits « spécialistes » dont la survie dépend de conditions environnementales particulières et qui se trouvent uniquement dans des habitats spécifiques (milieux agricoles, bâti, forêt) et le groupe des oiseaux communs dits « généralistes » qui supportent un grand nombre de conditions environnementales en prospérant dans des milieux variés et faisant usage d’une grande diversité de ressources. La dégradation ou la perte des habitats, les pratiques agricoles intensives ainsi que le changement climatique demeurent parmi les principales menaces auxquelles sont exposées les populations d’oiseaux.La biodiversité en France – État des connaissances en 2025
AccrocheLa biodiversité englobe l’ensemble du monde vivant à trois niveaux : la diversité génétique, celle des espèces et celle des écosystèmes. Avec ses départements et territoires d’outre-mer, la France est présente dans quatre des océans mondiaux. Elle se caractérise par son patrimoine naturel, riche en 2025 de 23 086 espèces endémiques (présentes uniquement sur un territoire, soit 10,7 % des 216 410 espèces françaises inventoriées.
Les Français et la nature en 2020 : fréquentation, représentations et opinions
AccrocheAttachés à la nature, les Français n’ont pas tous la capacité d’y accéder autant qu’ils le voudraient. Percevant une dégradation des milieux naturels au cours des dernières années, ils restent cependant convaincus qu’il n’est pas trop tard pour agir. Sur ce point, ils estiment en faire « autant qu’ils peuvent » ou attendent que leur soient donnés les moyens d’en faire davantage. Largement déterminées par la relation qu’ils entretiennent avec la nature, les opinions des Français sont très variées. Une large majorité d’entre eux estime toutefois important de préserver la biodiversité, même si cela contraint pour partie les activités humaines.
Biodiversité - Les chiffres clés – Édition 2018
AccrocheLa 6e extinction massive qui menace la diversité animale et végétale invite les pouvoirs publics, la société civile et les citoyens à agir à tous les niveaux. En France, à l’heure actuelle, 26 % des espèces évaluées sont considérées comme éteintes ou menacées et seulement 22 % des habitats d’intérêt communautaire sont dans un état de conservation favorable. Le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB) s’inscrivent dans cette démarche en informant et sensibilisant régulièrement l’ensemble des acteurs à la biodiversité par le biais d’indicateurs publiés sur le site de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB). À partir d’une sélection de 27 indicateurs clés commentés, issus de cet observatoire, ce recueil s’attache à présenter, à un large public, l’état et l’évolution des écosystèmes, des habitats et des espèces françaises, ainsi que les pressions majeures que les activités humaines font peser sur la biodiversité.Biodiversité rare ou menacée : peu d'améliorations entre 2007 et 2018
AccrocheEn 2019, pour la troisième fois depuis la mise en place de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » en 1992, chaque État membre a procédé à l’évaluation de l’état de conservation de la faune, de la flore et des habitats d’intérêt communautaire présents sur son territoire. Pour la France, le bilan reste proche de celui des deux exercices précédents : seulement un cinquième des évaluations concernant les habitats et un quart de celles portant sur les espèces concluent à un état favorable. Si une tendance positive est observée pour certaines espèces, en lien avec les mesures de protection dont elles bénéficient, les tendances à la dégradation restent globalement préoccupantes. Les écosystèmes marins, littoraux, humides et aquatiques figurent parmi les plus menacés.
Les enjeux de biodiversité en France métropolitaine : analyses croisées
AccrocheAu printemps 2019, dans un rapport historique, l’IPBES alertait sur un déclin global de la nature à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine : la santé des écosystèmes se dégrade plus vite que jamais ; le taux d’extinction des espèces s’accélère ; la réduction ou la dégradation des milieux naturels, du fait de certains usages des sols, constitue le premier des cinq principaux facteurs de perte de biodiversité. La France métropolitaine n’échappe pas à cette tendance. Dans ce contexte, est-il possible d’identifier les secteurs du territoire concentrant les enjeux de biodiversité les plus forts ? Sont-ils situés là où le type d’occupation des terres est susceptible de fragiliser les espèces et les écosystèmes ? Dans quelle mesure le réseau d’aires protégées recoupe-t-il ou non ces zones potentiellement sous tension ? Ce sont les principales questions auxquelles cette publication s’emploie à répondre, en mobilisant un concept récent, l’« irremplaçabilité ».
Évaluation de tendances nationales à partir de données ponctuelles issues de réseaux d’observation - Application à l’indice poisson rivière (IPR)
AccrocheLes réseaux de suivi environnemental se sont largement développés au cours des dernières décennies. Leur mise en place a généralement répondu à des exigences réglementaires. À titre d’exemples, le réseau EMEP (The European Monitoring and Evaluation Programme) assure la surveillance des pollutions atmosphériques au niveau européen. Au niveau national, le ROCCH (Réseau d’observation de la contamination chimique du littoral) et le RMQS (Réseau de mesures de la qualité des sols) suivent respectivement la contamination chimique du littoral et celle des sols. La faune et la flore font également l’objet de suivis.


