Connaissance de la biodiversité

Environnement
Publié le 27/09/2018
Flamants roses de Camargue - © © Pixabay/gayulo
La France, de par la diversité biogéographique de ses territoires, est considérée comme l’un des pays au monde les plus riches en terme de biodiversité. La connaissance que nous avons des écosystèmes qui la composent, bien que très parcellaire, laisse entrevoir une érosion avérée des populations animales et végétales présents en métropole et en outre-mer. La connaissance des milieux naturels et semi-naturels apparaît donc aujourd’hui comme un préalable nécessaire à une bonne gestion et protection des espèces et des habitats naturels.
  • Biodiversité rare ou menacée : peu d'améliorations depuis 2007

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    En 2019, pour la troisième fois depuis la mise en place de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » en 1992, chaque État membre a procédé à l’évaluation de l’état de conservation de la faune, de la flore et des habitats d’intérêt communautaire présents sur son territoire. Pour la France, le bilan reste proche de celui des deux exercices précédents : seulement un cinquième des évaluations concernant les habitats et un quart de celles portant sur les espèces concluent à un état favorable. Si une tendance positive est observée pour certaines espèces, en lien avec les mesures de protection dont elles bénéficient, les tendances à la dégradation restent globalement préoccupantes. Les écosystèmes marins, littoraux, humides et aquatiques figurent parmi les plus menacés.

  • Un tiers du territoire joue un rôle irremplaçable pour la biodiversité

    Accroche
    La biodiversité est façonnée par de multiples facteurs(historiques, géographiques, écologiques et anthropiques) qui induisent une répartition hétérogène de la faune et de la flore sur le territoire métropolitain. Cette variabilité conduit à identifier les territoires de la métropole qui contribuent le plus à la richesse globale en espèces. Ces zones clés, qualifiées d’irremplaçables, occupent plus du tiers du territoire métropolitain. Elles sont davantage situées sur le littoral, en montagne et dans la région méditerranéenne, et moins fréquentes dans les secteurs de grandes cultures. Ces zones clés de biodiversité peuvent être soumises, sur plus de 10 % de la superficie de la métropole, à des pressions liées à l’urbanisation ou à l’agriculture qui sont à l’origine de forts à très forts enjeux de biodiversité.

  • Les enjeux de biodiversité en France métropolitaine : analyses croisées

    Accroche
    Au printemps 2019, dans un rapport historique, l’IPBES alertait sur un déclin global de la nature à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine : la santé des écosystèmes se dégrade plus vite que jamais ; le taux d’extinction des espèces s’accélère ; la réduction ou la dégradation des milieux naturels, du fait de certains usages des sols, constitue le premier des cinq principaux facteurs de perte de biodiversité. La France métropolitaine n’échappe pas à cette tendance. Dans ce contexte, est-il possible d’identifier les secteurs du territoire concentrant les enjeux de biodiversité les plus forts ? Sont-ils situés là où le type d’occupation des terres est susceptible de fragiliser les espèces et les écosystèmes ? Dans quelle mesure le réseau d’aires protégées recoupe-t-il ou non ces zones potentiellement sous tension ? Ce sont les principales questions auxquelles cette publication s’emploie à répondre, en mobilisant un concept récent, l’« irremplaçabilité ».

  • Biodiversité - Les chiffres clés – Édition 2018

    Accroche
    La 6e extinction massive qui menace la diversité animale et végétale invite les pouvoirs publics, la société civile et les citoyens à agir à tous les niveaux. En France, à l’heure actuelle, 26 % des espèces évaluées sont considérées comme éteintes ou menacées et seulement 22 % des habitats d’intérêt communautaire sont dans un état de conservation favorable. Le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB) s’inscrivent dans cette démarche en informant et sensibilisant régulièrement l’ensemble des acteurs à la biodiversité par le biais d’indicateurs publiés sur le site de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB). À partir d’une sélection de 27 indicateurs clés commentés, issus de cet observatoire, ce recueil s’attache à présenter, à un large public, l’état et l’évolution des écosystèmes, des habitats et des espèces françaises, ainsi que les pressions majeures que les activités humaines font peser sur la biodiversité.
  • Données de synthèse sur la biodiversité

    Accroche
    Ce Références rassemble et présente, sous forme de fiches synthétiques, un ensemble d’informations sur la biodiversité provenant de nombreuses sources et divers acteurs.
    Ces fiches portent sur l’état de différentes composantes de la biodiversité, traitent des pressions qui s’exercent sur les espèces, les habitats et les écosystèmes, et apportent enfin un éclairage sur les réponses mises en œuvre : surfaces des espaces naturels protégés, surface en agriculture biologique, dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages. Le document est régulièrement complété par de nouvelles fiches élaborées avec le concours des organismes producteurs des données nécessaires.
  • La biodiversité remarquable en France : résultats de la première évaluation des habitats et espèces d'intérêt communautaire

    Accroche
    La première évaluation de l’état de conservation des habitats et espèces parmi les plus menacés d’Europe a été réalisée par les États membres dans le cadre de la mise en œuvre de la directive « Habitats, Faune, Flore ». Couvrant la période 2001-2006, elle révèle que la part des habitats et des espèces d’intérêt communautaire en bon état de conservation en France est faible. Ce premier bilan de santé constitue un état de référence auquel seront confrontés les résultats des futures évaluations.
  • Les Français et la biodiversité

    Accroche
    Les Français possèdent une connaissance relativement bonne de la notion de biodiversité puisque 6 personnes interrogées sur 10 connaissent la signification du mot. Ils ont en revanche certaines difficultés à identifier les facteurs qui contribuent à l’érosion de la biodiversité : moins d’une personne sur 5 cite les pratiques agricoles intensives ou l’urbanisation. À peine 1 personne sur 10 évoque les modes de vie et de consommation des ménages comme facteur de dégradation. Les Français portent une attention croissante à la sauvegarde des espèces végétales et animales : depuis 2007, ils sont de plus en plus nombreux à la placer parmi les actions prioritaires que l’État doit mener en faveur de la protection de l’environnement.