307,6 degrés-jours de refroidissement entre janvier et août 2026
En moyenne sur une année complète, entre 1996 et 2025, on calcule à 102,7 le nombre de DJR (degrés-jours de refroidissement) en France métropolitaine, dont 94,4 en se limitant aux mois de janvier à août.
Le nombre moyen de DJR augmente particulièrement depuis une décennie. Ainsi, en moyenne, le nombre annuel de DJR était de 86,8 entre 1996 et 2005 (73,7 en omettant l’année 2003), de 83,3 entre 2006 et 2015, et enfin, de 137,9 entre 2016 et 2025.
En 2026, le nombre de DJR estimé jusqu’au mois d’août inclus est de 307,6, soit trois fois plus que la moyenne des trente années précédentes.
Nombre annuel de degrés-jours de refroidissement
* jusqu’en août 2026 inclus
Source : Météo France, calculs SDES
Selon les années, la répartition mensuelle des DJR diffère
Les années pour lesquelles le nombre de DJR est le plus élevé sont, par ordre décroissant, 2026 (307,6 jusqu’en août inclus), 2003 (205,1), 2022 (197,7), 2023 (161,8) et 2025 (161,7), puis 2019 (148,6) et 2018 (145,1). Selon Météo France, ces sept étés sont également ceux présentant la température moyenne la plus élevée.
Selon les années, la répartition mensuelle des DJR diffère. Ainsi, en 2003, le nombre de DJR de chacun des mois d’été est plus élevé que la moyenne trentenaire, mais c’est le mois d’août (109,3 DJR) qui contribue pour près de moitié au nombre annuel de DJR. En 2023, le mois de septembre a été particulièrement chaud (36,7, contre 7,8 en moyenne entre 1996 et 2025).
Au niveau mensuel, le mois d’août 2003 demeure le mois pour lequel le nombre de DJR estimé est le plus élevé. L’année 2026 est celle pour laquelle le nombre de DJR a été le plus élevé pour les mois de mai (22,5), juin (86,3) et juillet (104,2).
Degrés-jours de refroidissement mensuels pour des années remarquables
Note : pour l’année 2026, les données du mois de septembre ne sont pas disponibles.
Source : Météo France, calculs SDES
Des évolutions inégales selon les territoires
Les DJR permettent aussi d’apprécier l’hétérogénéité des températures sur le territoire métropolitain. Ainsi, entre janvier et août 2026, les Pyrénées-Orientales est le département qui a connu la période la plus chaude, avec 569 DJR. C’est également l’un des départements pour lesquels l'évolution par rapport à la moyenne des trente années précédentes (276 DJR) est la plus faible, tout en restant significative, avec une hausse de 106 %.
À l'inverse, les Côtes-d'Armor affichent la période la moins chaude de tous les départements hexagonaux, avec seulement 83 DJR. Ce département enregistre pourtant l’une des plus fortes évolutions : sa moyenne trentenaire est de 10 DJR, soit une augmentation de 731 %.
Degrés-jours de refroidissement par département de janvier à août
a. Moyenne 1996-2025 b. 2026
Lecture : la carte de gauche présente le nombre moyen de DJR départementaux pour les mois de janvier à août de 1996 à 2025. La carte de droite présente le nombre total de DJR départementaux pour les mois de janvier à août 2026.
Source : Météo France, calculs SDES
Méthode de calcul des DJR
Les indicateurs météorologiques produits par le SDES pour estimer des besoins de chauffage ou de refroidissement sont le nombre de DJU (degrés-jours unifiés de chauffage) et de DJR (degrés-jours unifiés de refroidissement). Ils sont fondés sur la comparaison, pour chaque jour de l'année, de la température moyenne observée avec des seuils.
La température prise en compte est la moyenne des extrema des températures sur une journée, soit :
T = (Tmin + Tmax) / 2
Ainsi, les nombres de DJU et DJR de cette journée sont respectivement égaux à :
DJU = 15 - T si T < 15 °C, 0 sinon.
DJR = T - 21 si T > 21 °C, 0 sinon.
Les seuils de 15 °C et de 21 °C sont issus de la littérature scientifique. Il s’agit des températures quotidiennes nationales moyennes à partir desquelles les besoins de chauffage ou de refroidissement deviennent significatifs.
Ce calcul est réalisé pour chacune des stations météorologiques disponibles une année donnée (soit un peu moins de 600 stations en 2026) et pour lesquelles Météo France diffuse des données en accès libre. Les résultats de chaque station sont pondérés par la population des communes les plus proches.
Les DJR permettent ainsi de rendre compte à la fois de l'intensité et de la durée des épisodes de fortes chaleurs (plus la température et/ou la durée sont élevées, plus le nombre de DJR est important) et de la population concernée (plus la part de la population soumise à des températures élevées est importante, plus le nombre de DJR augmente).
Cet indicateur est complémentaire de celui de température moyenne diffusé par Météo France, qui est représentatif du climat physique du territoire et qui ne repose pas sur la comparaison à un seuil.
Auteurs : Marie BRUGUET et Pierre TANNEAU, SDES
Données
Données des graphiques et données mensuelles nationales et départementales depuis 1990





