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Chiffres clés du climat
France, Europe et Monde
édition 2025
lang

Panorama français des gaz à effet de serre

Émissions de GES en France en 2024 (estimation provisoire)

En Mt CO2 éq

Source

Années

CO2

CH4

N2O

Gaz fluorés

Total

Industrie de lʼénergie

1990

70,4

7,5

0,4

0,5

78,9

2024

32,1

0,8

0,2

0,2

33,2

Industrie manufacturière et construction

1990

107,6

0,5

21,8

10,5

140,3

2024

59,0

0,3

1,2

2,1

62,4

Transports

1990

122,7

1,1

0,8

0,0

124,7

2024

121,8

0,2

1,1

1,9

124,9

Usage des bâtiments et activités résidentiels/tertiaires

1990

85,7

6,4

0,8

0,1

93,0

2024

47,9

3,6

0,6

4,9

57,1

Agriculture/sylviculture

1990

11,7

53,7

27,7

0,0

93,1

2024

11,5

42,5

21,9

0,0

76,0

Traitement centralisé des déchets

1990

1,8

12,6

2,2

0,0

16,7

2024

1,1

12,5

2,1

0,0

15,7

Total hors UTCATF

1990

399,8

81,9

53,7

11,2

546,6

2024

273,3

59,8

27,0

9,0

369,2

UTCATF

1990

- 25,1

0,6

2,1

0,0

- 22,4

2024

- 38,9

0,7

0,8

0,0

- 37,4

Transports - hors total

1990

16,1

0,0

0,1

0,0

16,3

2024

21,2

0,0

0,2

0,0

21,3

Émissions naturelles - hors total

1990

0,0

3,2

0,0

0,0

3,2

2024

0,0

3,9

0,0

0,0

3,9

Total

1990

374,7

82,5

55,8

11,2

524,2

2024

234,4

60,5

27,8

9,0

331,8

Note : les données utilisées dans cette partie sont présentées au format Secten, qui propose une ventilation sectorielle fine et permet un suivi des objectifs nationaux, et notamment de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Il permet également d'avoir des données estimées plus récentes que dans les formats de rapportage officiel comme celui de la CCNUCC. Pour plus de détails sur les formats d'inventaire, voir annexes. Les données 2024 provenant du Citepa sont donc une estimation préliminaire. Pour certains secteurs comme les déchets ou l'UTCATF, la valeur de l'année précédente est utilisée.
Transports - hors total : émissions maritimes, fluviales et aériennes internationales.
Émissions naturelles - hors total : émissions naturelles d'origine non anthropique (volcanisme, foudre, etc.), estimation non exhaustive.
Champ : sauf mention contraire, dans cette partie, les émissions en « France » correspondent au périmètre du Protocole de Kyoto : métropole et outre-mer inclus dans l'UE (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte et Saint-Martin).
Source : Format Secten – Citepa, 2025

En 2024, les émissions de GES sur le territoire français, hors UTCATF, représentent 369,2 Mt CO2 éq, dont 74 % sont du CO2 et 16 % du méthane (CH4). Elles sont en baisse de 1,8 % par rapport à 2023 et de 32 % par rapport à 1990.

Les transports sont le premier secteur émetteur, avec 124,9 Mt CO2 éq en 2024 (34 % des émissions hors UTCATF), suivis par l'agriculture (21 %), l'industrie manufacturière et la construction (17 %), le résidentiel et le tertiaire (15 %), l'industrie de l'énergie (9 %) et le traitement centralisé des déchets (4 %).

La France se distingue de l'UE par sa faible part d'émissions provenant de l'industrie de l'énergie en raison du poids important du nucléaire dans la production d'électricité.

Répartition sectorielle des émissions de GES en France en 2024 (estimation provisoire)

Note : les données 2024 sont une estimation préliminaire.
Source : Format Secten – Citepa, 2025

Évolution des émissions de GES en France par secteur
entre 1990 et 2024

Note : les données 2024 sont une estimation préliminaire.
Source : Format Secten – Citepa, 2025

En 2024, les émissions totales, hors UTCATF, ont diminué de 1,8 %. La baisse est particulièrement importante dans l'industrie de l'énergie (‑ 10 %). Les autres secteurs diminuent faiblement ou stagnent : industrie manufacturière et construction (‑ 1,4 %), transports (‑ 1,2 %), bâtiments résidentiels et tertiaires (‑ 0,7 %), agriculture (‑ 0,5 %).

Sur le plus long terme, la baisse des émissions est de 32 % par rapport à 1990. Elle est la plus marquée dans l'industrie de l'énergie (‑ 58 % par rapport à 1990), dans l'industrie manufacturière et la construction (‑ 55 %) et le résidentiel et le tertiaire (‑ 39 %). L'agriculture et le traitement centralisé des déchets voient également leurs émissions baisser (respectivement ‑ 18 % et ‑ 6 %). À l'inverse, les émissions liées à l'utilisation des transports stagnent sur la même période (+ 0,2 %).