Observations du changement climatique et de ses effets
Évolution de la température moyenne annuelle mondiale depuis 1850
Sources : Giec, 1er groupe de travail, 2021 ; Copernicus, 2025 (données HadCRUT5)
Le réchauffement de la température moyenne mondiale de l'air à la surface des terres et de l'eau à la surface des océans est très net et cohérent avec les modèles climatiques qui intègrent l'impact des activités humaines sur le climat (les phénomènes naturels seuls menant à une température globale relativement stable).
L'écart par rapport à la moyenne de la période de référence préindustrielle 1850-1900 est faiblement marqué jusqu'au milieu des années 1930 puis devient ensuite, le plus souvent, légèrement positif jusque vers 1980. Depuis le début des années 1980, le réchauffement s'accentue nettement, et chacune des quatre dernières décennies a successivement été la plus chaude depuis 1850. Le réchauffement de la dernière décennie (2015-2024) est de 1,24 °C par rapport à l'ère préindustrielle (Indicators of Global Climate Change, 2025).
En 2024, l'augmentation mondiale de la température moyenne a atteint 1,6 °C par rapport à l'ère préindustrielle. Les années 2015-2024, au premier rang desquelles se trouve 2024, ont été les dix années les plus chaudes jamais enregistrées.
Évolution du niveau moyen des mers du globe depuis 1999
Source : Copernicus, 2025
Le niveau moyen de la mer s'est élevé de 3,7 mm/an depuis 1999, menant à une élévation totale de 9,4 cm en vingt-cinq ans. Le taux d'élévation du niveau marin s'est accéléré durant les dernières décennies, pour atteindre 4,2 mm/an sur la période 2014-2024, contre 2,9 mm/an sur la période 1999-2009.
Environ 60 % de l'élévation du niveau des mers depuis 1999 est due à la fonte des glaciers et des calottes polaires et 30 % à la dilatation causée par l'augmentation de la température de l'eau. Les 10 % restants sont liés à des changements dans le stockage de l'eau sur terre (humidité des sols, eaux de surfaces et souterraines).
Évolution de la température moyenne annuelle en France métropolitaine depuis 1900
Note : l'évolution de la température moyenne annuelle est représentée sous forme d'écart par rapport à la moyenne observée sur la période 1961-1990 (11,8 °C).
Source : Météo-France, 2025
Comme à l'échelle mondiale, l'évolution des températures moyennes annuelles en France métropolitaine montre un réchauffement net depuis 1900. Ce réchauffement a connu un rythme variable, avec une augmentation particulièrement marquée depuis les années 1980. Les années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1900 sont toutes postérieures à 2010 : 2014 (13,8 °C), 2018 (13,9 °C), 2024 (13,9 °C), 2020 (14,1 °C), 2023 (14,4 °C) et 2022 (14,5 °C). L'année 2024 a connu une température moyenne supérieure de 2,1 °C à la moyenne observée sur la période 1961-1990.
La température moyenne observée en France métropolitaine sur la période 2015-2024 correspond à un réchauffement de 2,2 °C par rapport à la période préindustrielle.
Températures et précipitations en France métropolitaine depuis 1960
Note : à partir de 2000, les années sont colorées en orange.
Source : Météo-France, 2025
Si 2024 figure parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées en France, elle est aussi l'une des dix années les plus pluvieuses. Après une année 2022 marquée comme étant la plus chaude et la plus sèche, puis une année 2023 moyennement arrosée, 2024 a été excédentaire d'environ 15 % et marquée par des épisodes de précipitations intenses.
Variation d'épaisseur d'une sélection de glaciers tempérés en France métropolitaine depuis 1950
* Le mètre équivalent eau est l'unité utilisée pour décrire la masse d'un glacier par l'épaisseur d'une masse égale ayant la densité de l'eau. Une perte d'un mètre équivalent eau signifie que la masse de glace perdue, si elle se transformait en eau, réduirait l'épaisseur du glacier d'un mètre.
Note : l'année de référence représentée pour les cinq glaciers est 2001 (épaisseur = 0).
Sources : Association Moraine et Institut des géosciences de l'environnement, 2025
L'évolution annuelle d'un glacier tempéré (c'est-à-dire constitué de glace dont la température est autour de 0 °C) résulte des effets antagonistes des précipitations neigeuses hivernales et des températures estivales. Les glaciers sont les éléments du milieu naturel les plus sensibles aux variations de températures.
La forte perte de masse des glaciers enregistrée depuis 1982 est le résultat d'une augmentation importante de la fusion estivale de la glace, qui s'est accentuée depuis 2003. En moyenne, les cinq glaciers observés ont perdu 36 mètres équivalent eau depuis 2001.
Nombre de feux et surface brûlée en France métropolitaine depuis 2006
Source : European Forest Fire Information System, 2025
Plus de 12 000 hectares de forêts ont été réduits en cendres et 156 feux ont été recensés en France en 2024. Ces incendies ont entraîné des émissions de CO2 estimées à 1 mégatonne. Entre janvier et septembre 2025, déjà plus de 35 000 hectares ont été brûlés par 247 feux.
En 2022, l'Union européenne avait enregistré un niveau record de surfaces brûlées avec 785 000 hectares de forêt partis en fumée, dont plus de 66 000 en France.
On constate depuis plusieurs années une extension des zones sensibles aux feux de forêt vers le Nord et l'Ouest de la France. La Bretagne n'est désormais plus épargnée.
Évolution de la date du début des vendanges pour un panel de vignobles français depuis 1970
Note : les dates des vendanges représentées sont les moyennes décennales : par exemple, pour 2023, il s'agit de la moyenne 2014-2023.
Sources : Inter-Rhône, ENITA Bordeaux, INRA Colmar, Comité interprofessionnel du vin de Champagne, 2025
L'avancée des dates de vendanges est corrélée à l'évolution de la température et ce de manière quasi linéaire. Une évolution conduisant à une avancée de la date des vendanges est donc un marqueur clair du réchauffement climatique et de la réaction de la végétation.
En moyenne, pour les vignobles représentés ci-dessus, les vendanges ont eu lieu 23 jours plus tôt lors de la décennie écoulée que dans les années 1970.