Dépenses en énergie
Facture énergétique par type d’énergie
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France, d’après DGDDI, enquête auprès des raffineurs, RTE, enquête de conjoncture gaz
La facture énergétique de la France continue de se réduire en 2025, à un rythme identique à l’année précédente (- 21 % entre 2024 et 2025 comme entre 2023 et 2024, soit - 64 % depuis 2022). Elle atteint 45,8 Md€ en 2025 et est divisée par près de trois par rapport au record atteint en 2022, à la suite des tensions géopolitiques liées à la guerre en Ukraine. La facture pétrolière et en biocarburants, qui pèse pour les trois quarts de la facture énergétique totale en 2025, diminue de 21,0 % en un an dans un contexte de baisse du prix de marché. La facture en gaz naturel continue de refluer entre 2024 et 2025 (- 14,5 %, à 15,0 Md€) mais reste supérieure à son niveau d’avant les crises sanitaire et énergétique en raison du niveau des prix. Le solde exportateur d’électricité progresse encore en 2025 et atteint 5,5 Md€ dans un contexte de légère hausse des prix de marché et des volumes exportés.
Dépense nationale en énergie
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, les dépenses énergétiques des ménages, entreprises et administrations (219 Md€) baissent de 6 % par rapport à 2023 grâce à la baisse des prix, mais restent 13 % plus élevées qu’en 2019. Parmi ces dépenses, le coût des importations nettes et des variations de stocks (55 Md€) recule de 20 % sur un an et de 53 % par rapport à 2022, en raison de la baisse des prix sur les marchés internationaux. Les taxes énergétiques (nettes des subventions aux EnR) atteignent 34 Md€ (- 5,9 %). La hausse des taxes sur l’électricité (fin du bouclier tarifaire) et le gaz est compensée par l’augmentation des aides aux EnR. La TVA non déductible (18 Md€) progresse légèrement de 1,9 %, portée par la hausse des prix pour les ménages. Enfin, la rémunération des activités nationales, comme la production d’électricité et d’énergies renouvelables, la gestion des réseaux ou encore la distribution de carburants s’établit à 112 Md€, un montant stable par rapport à 2023.
Dépense d’énergie finale par secteur
Total : 219 milliards d’euros en 2024
Note de lecture : en 2024, la dépense des ménages pour leur logement s'élève à 65 Md€ en hausse de 10,2 % par rapport à 2023, l’électricité est la dépense la plus importante pour ce secteur.
Champ : France, consommateurs finaux.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la dépense énergétique nationale recule de 6 % en euros constants par rapport à 2023, portée par une baisse généralisée des prix. Cette tendance touche tous les secteurs, à l’exception du résidentiel.
Le transport, premier poste de dépenses avec 38 % du total, voit sa facture s’élever à 82 Md€ (- 6,4 %). Le secteur tertiaire enregistre 33 Md€ de dépenses (- 16 %). L’industrie, quant à elle, réduit ses dépenses énergétiques de 23,7 %, pour un montant de 23 Md€, tandis que l’agriculture et la pêche voient leurs dépenses en énergie baisser de 9,7 % (5 Md€).
À l’inverse, le résidentiel subit une hausse de 10,2 %, atteignant 65 Md€. Ce secteur subit en effet avec retard la flambée des prix de 2022.
Dépense d’énergie finale par énergie
TOTAL : 219 milliards d’euros en 2024
Lecture : en 2023, la dépense en électricité s'élève à 85 Md€ en hausse de 23,3 % en euros constants par rapport à 2022. Le secteur résidentiel dépense 35,6 Md€ en électricité.
Champ : France, consommateurs finaux.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la dépense énergétique nationale recule de 6 %, une tendance qui touche l’ensemble des sources d’énergie. Les produits pétroliers, premier poste de dépenses avec 97 milliards d’euros (soit 44 % du total), poursuivent leur repli entamé depuis le pic de 2022, affichant une baisse de 5,5 % en euros constants par rapport à 2023. L’électricité et le gaz suivent cette dynamique, avec des dépenses en recul de 5,5 % (pour un montant de 83 Md€) et de 4,2 % (à 26 Md€), respectivement, sous l’effet de la baisse des prix (hors résidentiel).
Dépenses d’énergie des ménages et part dans leur budget
Lecture : en 2024, les ménages ont dépensé 65,4 Md€ en énergie pour le logement et 52,8 Md€ en carburants (échelle de gauche) ; la part des dépenses relatives à l’énergie dans leur budget est de 9,3 % (échelle de droite).
Note : le budget des ménages est calculé comme les dépenses des ménages au sens de la comptabilité nationale, hors loyers imputés et services d’intermédiation financière indirectement mesurés (Sfim).
Champ : France.
Sources : SDES, Bilan énergétique de la France ; Insee, Comptes nationaux
En 2024, la dépense en énergie représente 9,3 % du budget des ménages. Après une baisse de 0,2 point en 2023, cette part augmente de 0,1 point en 2024. Elle demeure largement en-dessous de son pic atteint en 1985, à 11,9 %.
Les ménages ont dépensé 65 Md€ en énergie pour le logement (électricité, chaleur distribuée par réseau, gaz et autres combustibles) et 53 Md€ pour leurs carburants. Les dépenses énergétiques liées au logement, mesurées en euros constants, augmentent fortement en 2024 (+ 10 %), en lien avec la hausse des prix du gaz et de l’électricité résidentiels. Cette hausse est en partie compensée par la baisse des dépenses en carburant (- 6,5 % en euros constants).
Décomposition de la dépense moyenne des ménages en énergie pour le logement
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, les ménages consacrent en moyenne 2 071 € en énergie pour leur logement, dont 1 337 € en électricité, 442 € en gaz naturel, 170 € en produits pétroliers, 66 € en bois et 56 € en chaleur distribuée par réseau. Corrigée de l’évolution globale des prix, cette dépense augmente de 9,2 % par rapport à 2023, principalement en raison de la hausse de prix hors taxe de l’énergie et la disparition progressive du bouclier tarifaire. Ce dispositif limitait la hausse des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, tout en baissant la fiscalité sur l’électricité. Le rétablissement partiel de la fiscalité sur l’électricité et le doublement de la taxe sur le gaz ont eu pour effet d’augmenter de 123 % les taxes énergétiques en 2024, pour atteindre 199 € par ménage. Au total, la fiscalité (TVA et de taxes énergétiques) représente 24 % de la facture énergétique.
Décomposition de la dépense moyenne des ménages en carburants
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, dans un contexte de baisse des prix des carburants et de stabilité de la consommation, les ménages ont dépensé en moyenne 1 673 € en carburants soit une baisse, en euros constants, de 7,2 % par rapport à 2023. La fiscalité, constituée de la TVA et de taxes énergétiques (accise sur les produits énergétiques en métropole, taxe spéciale sur la consommation et octroi de mer en outre-mer), représente 52 % de cette dépense. En particulier, les taxes énergétiques s’élèvent à 609 € en moyenne par ménage. En euros constants, elles diminuent de 2,6 % par rapport à 2023. La dépense hors taxe diminue, quant à elle, de 10,5 %, portée par la baisse de la consommation.