Pétrole
Importations de pétrole brut* par origine
TOTAL : 45,6 Mtep en 2024, soit 530 TWh
(p) = provisoire.
* Y compris de faibles quantités de condensats à destination du raffinage et de la pétrochimie, d'additifs oxygénés (non issus de biomasse) et d'autres produits à distiller, à partir de 1990.
1 Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Tunisie. 2 Danemark, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni. 3 Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Russie, Turkménistan, Ukraine. 4 Canada, États-Unis, Mexique.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La France ne produisant quasiment plus de pétrole, son approvisionnement en produits à distiller, en quasi-totalité du pétrole brut, repose aujourd'hui presque entièrement sur les importations. Après deux hausses importantes en 2022 (+ 21 %) puis 2023 (+ 11 %), les importations de pétrole se replient de 2 %, en 2024 pour atteindre 45,6 Mtep. Elles restent inférieures à leur niveau de 2019 (49,7 Mtep).
Depuis 2020, l'origine des importations de pétrole brut s'est diversifiée. En 2024, l'Amérique du Nord devient la première région d'origine du pétrole brut importé en France, avec 23 % du total, à la suite de la hausse importante des livraisons depuis les États-Unis (+ 33 % entre 2023 et 2024, à 10,3 Mtep). L'Afrique subsaharienne (principalement le Nigéria et l'Angola) représente 21 % du marché en 2024, comme en 2022 et 2023. Elle est suivie par l'Afrique du Nord (17 %). La Russie, dont les livraisons représentaient 9 % du total en 2021, n'exporte plus de pétrole brut vers la France depuis 2023.
Production primaire de pétrole*
TOTAL : 0,8 Mtep en 2024, soit 9,5 TWh
* Y compris des quantités de condensats à destination du raffinage et de la pétrochimie, d'additifs oxygénés (non issus de biomasse, à partir de 2011) et d'autres produits à distiller.
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
L'extraction de pétrole brut en France s'établit à 0,6 Mtep en 2024. À cela s'ajoute la production d'additifs oxygénés non issus de biomasse, produits pouvant être utilisés en intrants dans les raffineries (0,2 Mtep). Divisée par plus de six depuis le début des années 1990, la production primaire de pétrole ne représente désormais plus qu'environ 1 % de la consommation nationale de pétrole.
Au 1er janvier 2025, les réserves de pétrole brut (7,6 Mtep) de la France représentent 13 ans et demi d'exploitation au rythme actuel, et environ un mois et demi de consommation nationale.
Importations et exportations de produits pétroliers raffinés, production nette de produits finis des raffineries
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La capacité de production des raffineries françaises s'est réduite depuis 2008 du fait notamment de la fermeture de sites. La production nationale de produits raffinés, nette de la consommation propre des raffineries, s'établit à 46 Mtep en 2024, soit 538 TWh. Elle est stable sur un an (+ 0,3 %).
Le solde importateur de la France en produits raffinés décroît pour la troisième année consécutive, et diminue de 32 % entre 2021 (33,2 Mtep) et 2024 (22,5 Mtep, soit 261 TWh). Cette amélioration du solde s'explique par une diminution des importations de produits raffinés (45,8 Mtep en 2021 contre 38,5 Mtep en 2024) couplée à une augmentation des exportations de ces produits (12,6 Mtep en 2021 contre 16,0 Mtep en 2024).
Consommation de produits raffinés* par secteur
TOTAL : 60,9 Mtep en 2024, soit 708,8 TWh
* Hors biocarburants et soutes maritimes et aériennes internationales.
** Les consommations des armées sont comptabilisées ici au sein du secteur tertiaire.
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la consommation totale de produits pétroliers raffinés (hors biocarburants) s'établit à 60,9 Mtep à climat corrigé et à 59,1 Mtep en données réelles. Tous secteurs confondus, la consommation est proche de celle de l'année précédente (- 0,4 % par rapport à 2023). Depuis le milieu des années 2000, la consommation totale baisse tendanciellement (- 1,6 % par an en moyenne entre 2005 et 2023).
Le secteur des transports représente près des deux tiers de la consommation de produits raffinés en 2024, contre la moitié en 2005. Après avoir connu une chute de consommation liée aux restrictions de circulation relatives à la crise sanitaire puis un rebond à leur levée, il tend à se stabiliser au cours des dernières années, à un niveau inférieur à celui de 2019 (- 5,1 %). Les usages non énergétiques correspondent quant à eux à 14 % de la consommation de produits raffinés, suivis par le résidentiel (6 %), l'agriculture (6 %), l'industrie (4 %) et le tertiaire (3 %).
Consommation de produits raffinés* par type de produit
TOTAL : 60,9 Mtep en 2024, soit 708,8 TWh
* Hors biocarburants et soutes maritimes et aériennes internationales.
** Autres : lubrifiants, coke de pétrole, paraffines et cires, autres produits.
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
Depuis le milieu des années 2000, la consommation totale des produits pétroliers baisse : elle est en recul de 25,9 % par rapport à 2005, dans des proportions variables selon les produits. Stable en 2024 par rapport à 2023 (- 0,4 %), elle se positionne en-dessous de son niveau d'avant-crise sanitaire (- 10,4 % par rapport à 2019).
Les carburants routiers sont moins concernés que les autres produits par la baisse progressive de consommation : ils représentent 61 % des produits raffinés consommés en 2024 contre 50 % en 2005. Sur la période récente, les supercarburants se substituent en partie au gazole. Entre 2019 et 2024, les supercarburants ont augmenté de 30,1 % alors que le gazole baissait de 14,5 %.
La consommation de fioul domestique (8 % des produits raffinés consommés) diminue en moyenne de 6,7 % par an depuis 2005. Les carburéacteurs sont le seul produit dont la consommation progresse (+ 1,8 % en moyenne par an depuis 2005).
Évolution de la consommation de carburants routiers (biocarburants inclus)
TOTAL : 40,4 Mtep en 2024, soit 470 TWh
(p) = provisoire.
Note : les faibles quantités de superéthanol E85 sont regroupées avec celles de SP95 hors E10.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La consommation de carburants routiers baisse très légèrement en 2024 (- 0,4 %, à 40,4 Mtep) et tend à se stabiliser depuis 2021 à un niveau légèrement inférieur à celui de 2019 (42,4 Mtep). Après une période de hausse continue entre 1970 et 2000 (+ 2,9 % par an en moyenne), elle s'est progressivement stabilisée (hors crise sanitaire de 2020), les gains d'efficacité énergétique compensant la hausse de la demande de transport.
Avec un parc automobile fortement diésélisé, le gazole reste prédominant, représentant 72 % du marché des carburants routiers en 2023. Sa part diminue toutefois depuis plusieurs années, elle était ainsi de 83 % en 2015. À l'inverse, les supercarburants progressent (28 % des carburants routiers, contre 17 % en 2015). Le SP95-E10, contenant jusqu'à 10 % d'éthanol, représente, en volume, plus de la moitié des ventes de supercarburants en 2022 (58 %, contre seulement 32 % en 2015).