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Chiffres clés de l'énergie
Édition 2025

Électricité

Production nette d'électricité
TOTAL : 548 TWh en 2024

(p) = provisoire.
1 Thermique à combustibles fossiles (charbon, fioul, gaz naturel), biomasse ou déchets.
2 Y compris énergie marémotrice.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

En 2024, la production nette d'électricité s'élève à 548 TWh, elle augmente de 9 % par rapport à l'année précédente. Cette hausse s'explique d'abord par l'accroissement de la production nucléaire (+ 13 %, à 362 TWh), induite par l'amélioration de la disponibilité des réacteurs nucléaires en 2024. La production hydraulique progresse aussi nettement (+ 29 %, à 78 TWh, y compris pompage), l'année 2024 ayant été l'une des années les plus pluvieuses depuis 1959. La production photovoltaïque augmente également (+ 8 %, à 24 TWh), grâce au développement des capacités de production et en dépit d'un niveau d'ensoleillement le plus bas depuis trente ans. Dans ce contexte de production nucléaire et renouvelable dynamique, les centrales thermiques ont été beaucoup moins sollicitées en 2024 pour assurer l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité (- 24 %, à 37 TWh). Par ailleurs, la production éolienne a reculé (- 8 %, à 46 TWh) en raison de conditions météorologiques moins favorables sur l'année.

Production thermique classique nette par type de combustible
TOTAL : 37 TWh en 2024*

* Données provisoires.
** EnRt = énergies renouvelables thermiques.
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

L'ajustement de l'offre à la demande d'électricité est pour l'essentiel assuré par la filière thermique classique, dont les moyens de production peuvent être démarrés ou stoppés très rapidement selon les besoins.

En 2024, la production de la filière d'électricité thermique diminue de 24 %, à 37 TWh, dans la lignée de la baisse constatée en 2023.

Son bouquet est dominé par le gaz naturel bien que la part d'énergies renouvelables thermiques (notamment de biomasse, de biogaz et de déchets renouvelables) soit de plus en plus importante (31 % en 2024 contre 23 % en 2023). La production d'électricité à partir de charbon et de produits pétroliers est en déclin régulier depuis plusieurs décennies.

Les sites nucléaires en France

* REP : réacteur à eau pressurisée.
** EPR : réacteur pressurisé européen.
*** La centrale du Bugey est en circuit mixte.
Source : DGEC

À la suite de la mise en service du réacteur EPR à Flamanville en mai 2024, la France compte 57 réacteurs actuellement en service. Ils utilisent tous la technologie à eau pressurisée (REP) et, hormis celui de Flamanville, ont tous été mis en service entre la fin des années 1970 et le début des années 2000. Les plus anciens ont une puissance électrique nette de 900 MW, les plus récents ont une puissance de 1 500 MW et les autres 1 300 MW. Certains ont un circuit de refroidissement « ouvert », avec une consommation d'eau réduite mais un rejet d'eau chaude dans la mer ou la rivière, tandis que les autres ont un circuit « fermé ». Dans ce dernier cas, la chaleur est évacuée par des tours aéroréfrigérantes dans l'atmosphère sous forme de vapeur.

Solde extérieur des échanges physiques d'électricité
TOTAL : + 90 TWh en 2024

Sources : RTE ; Enedis ; calculs SDES

Hormis en 2022 dans un contexte de forte baisse de la production nucléaire, la France exporte chaque année depuis 1980 davantage d'électricité qu'elle n'en importe. En 2024, la France dégage un excédent de 90 TWh, soit près du double de son niveau de l'année précédente (excédent de 50 TWh en 2023). Le solde des échanges extérieurs est positif à toutes les interconnexions frontalières.

Le solde s'accroît largement entre 2023 et 2024 à toutes les interconnexions : de 10,4 TWh vers l'ensemble Belgique et Luxembourg, de 10,5 TWh vers l'Allemagne, de 4,3 TWh vers la Suisse, de 2,8 TWh vers l'Italie, de 4,6 TWh vers l'ensemble Espagne et Andorre et de 6,8 TWh vers le Royaume-Uni.

Consommation finale d'électricité par secteur
TOTAL : 410 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)

(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

En 2024, la consommation finale d'électricité corrigée des variations climatiques s'établit à 410 TWh (400 TWh en données réelles), en légère hausse de 1 % par rapport à 2023.

Après avoir crû de 1,7 % par an, entre 1990 et 2010, sous l'effet de la hausse de consommation dans les secteurs résidentiel et tertiaire, la consommation d'électricité a connu une relative stabilité entre 2010 et 2021. Dans un contexte de crise énergétique, elle diminue à partir de 2022 et reste inférieure en 2024 de près de 6 % à son niveau de 2019.

Le résidentiel représente 38 % de la consommation française d'électricité, devant le tertiaire (32 %) et l'industrie (25 %).