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Chiffres clés de l'énergie
Édition 2025

Bilan énergétique de la France

Production d'énergie primaire par énergie
TOTAL : 1 564 TWh en 2024

(p) = provisoire.
* Y compris énergies marines.
Note : la production nucléaire correspond à la chaleur dégagée par la réaction nucléaire évaluée par convention à environ le triple de la production d'électricité obtenue au final.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

La production d'énergie primaire s'élève à 1 564 TWh en France en 2024. Elle progresse de 9,9 % par rapport à 2023 et retrouve son niveau d'avant les crises sanitaire et énergétique. Son augmentation est essentiellement imputable au rebond de la production nucléaire qui représente 74 % de la production primaire (+ 12,5 %, à 1 153 TWh). La disponibilité du parc nucléaire s'améliore en effet nettement en 2024 avec le redémarrage de plusieurs réacteurs et le raccourcissement des arrêts pour traiter le phénomène, non prévu, de corrosion sous contrainte identifié fin 2021. La production d'énergies renouvelables électriques (hydraulique, éolien, photovoltaïque) augmente très nettement en 2024 (+ 9,9 %) en raison de l'accélération du développement des capacités installées et de conditions météorologiques particulièrement favorables à l'hydraulique (voir partie 3).

Répartition de la consommation d'énergie primaire par énergie
TOTAL : 2 575 TWh en 20241 (donnée non corrigée des variations climatiques)

1 Données 2024 provisoires.
* EnR = énergies renouvelables.
** Correspond pour l'essentiel à la production nucléaire, déduction faite du solde exportateur d'électricité. On inclut également la production hydraulique issue des pompages réalisés par l'intermédiaire de stations de transfert d'énergie, mais cette dernière demeure marginale comparée à la production nucléaire.
*** Hydraulique hors pompages.
Note : la production nucléaire correspond à la chaleur dégagée par la réaction nucléaire évaluée par convention à environ le triple de la production d'électricité obtenue au final.
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

La consommation d'énergie primaire de la France correspond à la demande intérieure d'énergie avant transformation et usages internes de la branche énergie. Elle s'établit à 2 575 TWh en 2024 (en données réelles non corrigées des variations climatiques). Le bouquet énergétique primaire réel de la France se compose de 41 % de nucléaire, 28 % de pétrole, 12 % de gaz naturel, 17 % d'énergies renouvelables et déchets (dont 1 % de déchets non renouvelables) et 2 % de charbon. Le bois-énergie, qui représente la quasi-totalité de la biomasse solide (5 % de la consommation primaire), demeure la première source d'énergie renouvelable consommée en France, loin devant l'électricité d'origine hydraulique. Il est quasi exclusivement dédié au chauffage.

Évolution de la consommation d'énergie primaire
TOTAL : 2 630 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)

(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

Après avoir régulièrement augmenté jusqu'en 2005, la consommation d'énergie primaire, corrigée des variations climatiques, se replie légèrement depuis. L'évolution de long terme est différenciée selon les énergies : depuis 1990, les consommations de charbon et de pétrole ont reculé respectivement de 78 % et 28 %. À l'inverse, la consommation de gaz naturel a augmenté de 14 % tandis que celle d'énergies renouvelables a été multipliée par 2,5.

Depuis deux ans, la consommation primaire augmente légèrement (+ 2,2 % en 2024, après + 1,6 % en 2023) en raison de la hausse de la production nucléaire.

Consommation d'énergie primaire par usage
TOTAL : 2 630 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)

(p) = provisoire.
Note : les pertes de transformation, de transport et de distribution intègrent la consommation d'énergie des entreprises du secteur de la transformation pour leur usage propre ainsi qu'un écart statistique.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

La consommation d'énergie primaire de la France, corrigée des variations climatiques, s'établit à 2 630 TWh en 2024. Cette consommation peut être décomposée comme la somme de la consommation finale d'énergie et des pertes de transformation, de transport et de distribution. Par rapport à 2023, ces dernières augmentent de 5,6 %, en raison principalement de l'augmentation des pertes de chaleur des centrales nucléaires liées à l'amélioration de la disponibilité du parc. La consommation finale d'énergie est stable à climat corrigé. Les usages non énergétiques, majoritairement concentrés dans la pétrochimie, diminuent de 3,8 % alors que la consommation finale à usage énergétique corrigée des variations climatiques progresse légèrement (+ 0,6 %). Par rapport à 2012, année de référence des objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie, la consommation finale énergétique diminue de 8,5 % à climat corrigé.

Ensemble des énergies - Bilan énergétique de la France

Le diagramme de Sankey, représenté ici et communément utilisé pour représenter des bilans énergétiques, retrace l'ensemble des flux (approvisionnement, transformation, consommation, y compris pertes) sous forme de flèches de largeur proportionnelle à la quantité d'énergie.
Note : l'importance des pertes dans le domaine de l'électricité tient au fait que, par convention, la production nucléaire est comptabilisée pour la chaleur produite par la réaction, chaleur dont un tiers de l'énergie est convertie en énergie électrique, les deux tiers restants étant dissipés dans l'environnement.
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

En 2024, la France a mobilisé une ressource primaire de 2 744 TWh pour satisfaire une consommation finale (non corrigée des variations climatiques) de 1 613 TWh.

La différence est constituée des pertes et usages internes du système énergétique (962 TWh au total), des exportations nettes d'électricité (90 TWh) et des soutes aériennes et maritimes internationales exclues par convention de la consommation finale (79 TWh).

Le diagramme illustre les flux des différentes formes d'énergie transformées en électricité et/ou chaleur commercialisée (par exemple, 30 TWh de gaz naturel ont été transformés en électricité). Par ailleurs, les consommations des utilisateurs finaux sont ventilées par secteur.

Taux d'indépendance énergétique

(p) = provisoire.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France

Le taux d'indépendance énergétique rapporte la production d'énergie primaire sur le territoire à la consommation primaire d'énergie, qui correspond à la demande intérieure.

Après avoir diminué au début des années 1970 essentiellement du fait de la réduction de l'extraction de charbon, le taux d'indépendance progresse nettement dans les années 1980 avec la mise en place du programme nucléaire. Il augmente ensuite tendanciellement à partir du milieu des années 2000 grâce à la baisse de la consommation primaire. Après avoir chuté en 2022 en raison de la moindre disponibilité du parc nucléaire, il réaugmente fortement depuis deux ans.

En 2024, la production primaire augmentant plus vite que la consommation primaire, le taux d'indépendance énergétique de la France gagne 4,4 points et s'établit à 60,7 %, son maximum historique. L'approvisionnement pour satisfaire la demande d'énergie repose donc de moins en moins sur les importations (l'énergie nucléaire étant considérée comme produite sur le territoire par convention statistique internationale).