Consommation finale d'énergie
par secteur et par énergie
Consommation finale à usage énergétique par énergie
TOTAL : 1 550 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la consommation finale à usage énergétique à climat corrigé s'élève à 1 550 TWh, en légère hausse (+ 0,6 %) par rapport à 2023, dans un contexte de prix de l'énergie restant élevés. Cette hausse concerne les énergies renouvelables (+ 1,7%), le gaz naturel (+ 1,1%) et l'électricité (+ 1 %). À l'inverse, la consommation finale de chaleur commercialisée baisse de 0,9 % et la consommation de produits pétroliers reste constante (‑ 0,1 %). Après une période de croissance entre 1990 et 2001, la consommation finale diminue par la suite. La part du pétrole dans la consommation passe de 50 % en 1990 à 38 % en 2024, alors que celle des énergies renouvelables augmente de 8 % à 14 % et celle de l'électricité de 20 % à 26 %. Entre 2012 et 2024, la consommation finale d'énergie s'infléchit de 0,7 % par an en moyenne, lié à la diminution de consommation des énergies fossiles (- 1,5 % par an) et de l'électricité (- 0,6 % par an). À l'inverse, celles des énergies renouvelables et de chaleur commercialisée progressent de 2,6 % par an en moyenne.
Consommation finale à usage énergétique provenant de sources fossiles
TOTAL : 59,6 % en 2024
(p) = provisoire.
Note : on calcule ici les parts de la consommation finale d'énergie à usage énergétique provenant d'énergies fossiles et non fossiles. On ne comptabilise donc ni les usages non énergétiques, ni les pertes de transformation de la branche énergie. La part des fossiles dans l'énergie primaire (42,4 % en 2024, voir p. 32) reflète mieux la quantité totale d'énergie fossile consommée en France sur une année.
Champ : France.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, 59,6 % de l'énergie finale à usage énergétique provient de l'utilisation d'énergies fossiles (charbon, gaz naturel et produits pétroliers), que ce soit directement (57,1 %) ou indirectement, à travers de l'électricité ou de la chaleur (2,5 %). La part des énergies fossiles directement utilisées comme carburant ou combustible dans la consommation finale à usage énergétique a baissé de 6,8 points entre 2011 et 2024. Cette baisse s'explique principalement par l'utilisation croissante d'énergies renouvelables thermiques (+ 5,0 points) et, dans une moindre mesure, d'électricité et de chaleur (+ 1,7 point). L'électricité et la chaleur produites à partir d'énergie fossile voient également leur part diminuer sur cette période, passant de 3,9 % à 2,5 %, notamment grâce au développement des énergies renouvelables électriques.
Consommation finale énergétique par secteur
TOTAL : 1 550 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
* La répartition de la chaleur par secteur consommateur n'est pas disponible entre 2000 et 2006.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la consommation finale à usage énergétique s'élève à 1 498 TWh. À climat corrigé, cette consommation est de 1 550 TWh, en hausse par rapport à 2023 (+ 0,6 %). La consommation dans le secteur des transports est stable (- 0,1 %). Elle augmente dans les autres secteurs : résidentiel (+ 1,0 %), industrie (+ 0,5 %), tertiaire (+ 1,0 %), agriculture et pêche (+ 2,8 %).
La croissance de la consommation finale énergétique est quasi continue entre 1990 et 2001, Hors période de crises, la consommation commence à baisser en 2001. Cette baisse s'accélère partir de 2011 (- 0,7 % en moyenne annuelle entre 2011 et 2024, à climat corrigé). De 1990 à 2024, la part du tertiaire dans la consommation a progressé de 13 % à 15 % alors que celle de l'industrie a diminué de 24 % à 18 %. La part des transports a sensiblement augmenté (de 30 à 33 %) et celle du résidentiel (30 %) est restée stable.
Industrie : 285 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
* EnR : énergies renouvelables.
** Données disponibles à partir de 2007 uniquement.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM. L'industrie inclut la construction. En revanche,
les hauts-fourneaux sont exclus, étant considérés comme faisant partie de la branche énergie
dans le bilan de l'énergie.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La consommation finale énergétique de l'industrie, hors hauts-fourneaux, corrigée des variations climatiques, s'établit à 285 TWh en 2024 (280 TWh en données non corrigées du climat). Après deux années de recul dans un contexte géopolitique peu favorable, la consommation se stabilise par rapport à 2023 (+ 0,5 %). Depuis 2011, la baisse annuelle moyenne toutes énergies confondues est de - 1,6 %. Elle est plus importante pour le charbon (- 5,8 % en moyenne chaque année), le pétrole (- 2,9 %) et le gaz naturel (- 2,5 %), tandis que les énergies renouvelables et la chaleur commercialisée ont vu leur consommation augmenter (respectivement + 1,6 % et + 1,9 % sur la période).
L'électricité et le gaz naturel dominent le bouquet énergétique (36 % chacun en 2024), précédant les produits pétroliers (10 %), les énergies renouvelables (9 %), la chaleur commercialisée (6 %) et enfin le charbon (2 % contre 11 % en 1990).
Transports : 513 TWh en 2024
(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la consommation d'énergie à usage de transport (hors soutes internationales) reste stable (- 0,1 %) après une baisse en 2023 (- 2,2 %). Elle atteint 513 TWh, 3,4 % en dessous de son niveau de 2019 (531 TWh). Cette consommation avait crû régulièrement dans les années 1990 (+ 1,5 % en moyenne annuelle entre 1990 et 2001), avant de se stabiliser.
Les produits pétroliers (gazole, essence, carburéacteurs), principalement à destination des transports routiers, dominent largement le bouquet énergétique avec 89,1 % du total. Celui-ci est complété, en 2024, par 7,5 % de biocarburants incorporés, 2,6 % d'électricité qui alimente principalement le transport ferroviaire et 0,8 % de gaz naturel (bus, poids lourds, utilitaires).
Résidentiel : 460 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables non électriques (bois principalement, solaire thermique...).
** Données disponibles à partir de 2007 uniquement.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
En 2024, la consommation énergétique du secteur résidentiel, corrigée des variations climatiques, s'établit à 460 TWh Elle augmente de 1,0 % après trois années consécutives de baisse dans un contexte de crise énergétique et de prix de l'énergie élevés. Cette hausse est portée par les énergies renouvelables (+ 4,6 %) et le gaz (+ 1,1 %). L'électricité demeure l'énergie la plus consommée dans les logements, avec 34 % du total, devant les énergies renouvelables (29 %), le gaz (25 %) et les produits pétroliers (9 %). Par rapport à 2011, les parts du gaz et du pétrole diminuent chacune de 7 points au profit de l'électricité (+ 3 points) et des énergies renouvelables (+ 11 points) constituées principalement de bois et de la chaleur renouvelable des pompes à chaleur.
Tertiaire : 237 TWh en 2024 (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables.
** Données disponibles à partir de 2007 uniquement.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La consommation énergétique du secteur tertiaire, corrigée des variations climatiques, s'établit à 237 TWh en 2024 (225 TWh en données non corrigées du climat). Elle augmente de 1 % entre 2023 et 2024, mais reste 7 % en dessous de son niveau de 2022. Après une phase de croissance entre 1990 et 2010 (+ 2 % par an), elle est restée relativement stable entre 2011 et 2022 avant de baisser fortement en 2023 (- 8 % sur un an) sous l'effet des hausses de prix. L'électricité représente un peu plus de la moitié du bouquet énergétique du secteur tertiaire (54 %). Elle est suivie par le gaz naturel (27 %). Viennent ensuite les produits pétroliers (9 %), les énergies renouvelables et déchets (5 %) et la chaleur distribuée par réseau (4 %).
Agriculture-pêche : 55 TWh en 2024
(p) = provisoire.
* EnR = énergies renouvelables.
** Données disponibles à partir de 2007 uniquement.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
La consommation finale d'énergie de l'agriculture et de la pêche s'élève à 55,1 TWh en 2024. Relativement stable depuis 2004, elle augmente de 2,8 % en 2023 par rapport à l'année précédente, en raison d'une augmentation de la consommation de produits pétroliers (+ 3,7 %), principalement dans le secteur de la pêche. Le bouquet énergétique est dominé par les produits pétroliers (74 %), suivis par l'électricité (13 %), les énergies renouvelables et déchets (9 %, contre 3 % en 2011) et le gaz naturel (4 %).
Dans l'agriculture, le gazole non routier (GNR) est le produit le plus consommé. Il est destiné aux tracteurs et engins mobiles non routiers. L'électricité, le gaz de pétrole liquéfié et le gaz naturel sont utilisés principalement pour les bâtiments d'élevage, les serres et l'irrigation. L'énergie consommée dans la pêche est essentiellement du carburant marin.