Efficacité énergétique
Intensité énergétique (donnée corrigée des variations climatiques)
(p) = provisoire.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine.
À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Sources : SDES, Bilan énergétique de la France ; Insee
L'intensité énergétique finale (consommation finale à usage énergétique par unité de PIB) diminue de 0,6 % en 2024. La consommation finale énergétique, corrigée des variations climatiques, rebondit légèrement (+ 0,6 % en 2024 après - 4,0 % en 2023) mais progresse moins que l'activité, qui poursuit sa croissance (+ 1,2 % en 2024, + 1,4 % en 2023).
Avec la reprise des réacteurs nucléaires mis à l'arrêt en 2022, l'intensité énergétique primaire, qui avait exceptionnellement baissé en 2022, rebondit en 2023 (+ 0,2 %) et en 2024 (+ 1,0 %), et se replace sur la trajectoire de baisse tendancielle observée sur le long terme.
En effet, les intensités énergétiques se réduisent de manière quasiment continue depuis 20 ans, à un rythme annuel moyen de - 1,8 % pour l'intensité finale et de - 2,1 % pour l'intensité primaire.
Évolution des intensités énergétiques finales par secteur
(p) = provisoire.
Note : l'intensité énergétique finale est définie comme le ratio de la consommation énergétique finale du secteur à sa valeur ajoutée, sauf pour le résidentiel, où le dénominateur est la surface totale des logements habités, et dans les transports, où l'indicateur mesure la consommation unitaire des véhicules.
Champ : jusqu'à l'année 2010 incluse, le périmètre géographique est la France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Sources : SDES, Bilan énergétique de la France, Bilan annuel des transports, Rapport du compte du logement ; Insee
Depuis 1990, l'intensité énergétique a diminué pour l'ensemble des activités. Dans l'industrie, l'adoption de procédés moins consommateurs a contribué à la baisse de long terme de l'intensité énergétique (- 35 %). La baisse est régulière dans le résidentiel (- 37 % depuis 1990), traduisant les meilleures performances énergétiques des logements neufs ainsi que des efforts de rénovation dans les logements anciens (voir page 49). La performance énergétique des véhicules légers s'améliore de manière continue, avec une baisse de 26 % de la consommation par kilomètre parcouru entre 1990 et 2023. La réduction de la consommation unitaire des poids lourds apparaît moins forte (- 12 %). Dans l'agriculture, l'intensité énergétique est beaucoup plus volatile en raison notamment des aléas climatiques qui pèsent sur les récoltes et affectent les rendements sans modifier la consommation d'énergie.
Le parc de logements par classe de consommation énergétique au 1er janvier 2024
Note : les étiquettes DPE décrivent la consommation conventionnelle d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre pour cinq usages (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage et auxiliaires) d'un logement au sens de la méthode 3CL en vigueur au 1er janvier 2024. Pour les logements neufs construits en 2022 et 2023, les DPE sont évalués à l'aide des méthodes RT 2012 ou RE 2020.
Champ : France métropolitaine.
Sources : ONRE - SDES ; Insee, Fidéli ; Ademe, Observatoire des DPE
Sur les 30,6 millions de résidences principales au 1er janvier 2024, environ 2,2 millions de logements (7 % du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique, DPE). À l'opposé, environ 4,2 millions de logements (soit 14 % du parc de résidences principales) seraient des « passoires énergétiques » (étiquettes F et G du DPE). L'étiquette D concernerait environ 32 % des logements tandis que les étiquettes C et E représenteraient respectivement 26 % et 21 % du parc. Les passoires sont plus fréquentes parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif (16 % contre 12 %).
La part des passoires est plus élevée parmi les résidences secondaires et les logements vacants. Environ 27 % des résidences secondaires, soit un peu moins de 1 million de logements, et 20 % des logements vacants, soit environ 0,6 million, sont ainsi estimés être des passoires énergétiques.
Le lecteur intéressé pourra trouver davantage d'informations dans la publication de l'ONRE « Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2024 ».
Les rénovations énergétiques aidées du secteur résidentiel en 2021
MPR : Ma Prime Renov' ; CEE : certificats d'économies d'énergie ; CITE : crédit d'impôt à la transition énergétique.
* Autres : travaux portant sur la ventilation et le raccordement à un réseau de chaleur.
Lecture : en 2021, 1,16 million de logements ont bénéficié d'une aide à l'isolation de la toiture, des murs et des planchers par le dispositif des CEE. Cela représente une économie d'énergie conventionnelle totale de 2,9 TWh/an.
Note : le total comptabilise les logements bénéficiant d'au moins une des aides mentionnées. Ce total est inférieur à la somme des aides prises séparément du fait de possibles cumuls d'aides.
Champ : France métropolitaine, dossiers de rénovations soldés en 2021.
Source : fichiers d'aides à la rénovation (DGFiP, Anah, DGEC), calculs SDES
En 2021, 2,7 millions de logements ont bénéficié d'une aide à la rénovation énergétique dans le cadre des CEE, du CITE, de MPR et du dispositif Habiter Mieux Sérénité (HMS). Les gains énergétiques conventionnels associés à ces rénovations sont estimés à 11,0 TWh/an, en hausse de 44 % par rapport à 2020.
Les CEE sont la principale aide distribuée, avec 2,3 millions de logements aidés en 2021 pour une économie conventionnelle totale de 9,2 TWh/an. Lancé en 2020, MPR monte en charge en 2021 : 350 000 logements aidés pour un gain conventionnel de 2,0 TWh/an. Les travaux portant sur le chauffage et l'eau chaude sanitaire constituent la catégorie de gestes la plus aidée : 1,2 million de logements en ont bénéficié pour 6,4 TWh/an d'économies conventionnelles (hors HMS). L'isolation des toitures, murs et planchers concerne également 1,2 million de logements, pour 3,1 TWh/an d'économies conventionnelles.