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Chiffres clés des transports - Édition 2025
mars 2025

Émissions de polluants atmosphériques du transport routier

Part du transport routier dans les émissions totales de polluants

(e) = estimations préliminaires.
Note : les émissions du transport international sont incluses dans les émissions totales par polluant.
Champ : France métropolitaine.
Source : Citepa, avril 2024, inventaire format Secten ; estimations préliminaires pour 2023

En France métropolitaine, le transport routier est le mode de transport le plus émetteur de polluants dans l'air. En 2023, il est le premier émetteur de cuivre (Cu) (76 % des émissions tous secteurs confondus), de zinc (Zn) (55 %) et d'oxyde d'azote (NOx) (34 %). Le transport routier émet également des particules de petites tailles : il représente 8 % des émissions des particules de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5) – émissions qui proviennent de l'échappement, de l'usure des routes et de certaines pièces des véhicules.

Évolution des émissions des principaux polluants du transport routier

(e) = estimations préliminaires.
Champ : France métropolitaine.
Source : Citepa, avril 2024, inventaire format Secten ; estimations préliminaires pour 2023

Sur la période 2014-2023, les émissions du transport routier ont suivi des tendances contrastées selon les polluants. Les émissions d'oxyde d'azote (NOx) ont diminué de 47,1 %, celles de monoxyde de carbone (CO) de 52,2 % et celles de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) de 56,0 %. Cette tendance à la baisse est due à l'évolution des moteurs et a été stimulée par la réglementation européenne sur les émissions des véhicules, le renouvellement du parc et l'équipement des véhicules en pot catalytique. Néanmoins, ces progrès ont été limités par l'intensification du trafic et l'augmentation du parc. Les émissions de particules ont également baissé. Les émissions de zinc (Zn) sont stables, à leur niveau d'avant la crise sanitaire, tandis que celles de cuivre (Cu) sont en légère baisse.

Évolution des concentrations annuelles en NO2 dans lʼair

1 Fond urbain : zones éloignées de toute source directe de pollution.
Champ : France.
Source : Geod'Air, juillet 2024. Traitements : Ineris/LCSQA

Le dioxyde d'azote (NO2) a des impacts sur la santé et l'environnement : il irrite les voies respiratoires et contribue à l'acidification et à l'eutrophisation des milieux.

Les concentrations annuelles en NO2 sont en moyenne 1,9 fois plus élevées à proximité du trafic routier qu'en situation de fond, c'est-à-dire dans des zones éloignées de toute source directe de pollution. Depuis 2000, les teneurs annuelles en NO2 ont diminué et, en 2023, seules 5 % des stations situées à proximité du trafic routier en milieu urbain sont concernées par un dépassement de la norme réglementaire annuelle.

Désormais, les agglomérations de Paris et de Lyon sont les seules à être touchées par des dépassements réguliers des normes réglementaires de qualité de l'air pour la protection de la santé en NO2. Le nombre de personnes exposées à ces dépassements a drastiquement diminué depuis 2018.

Évolution des concentrations annuelles en PM10 dans lʼair

1 Fond urbain : zones éloignées de toute source directe de pollution.
Champ : France.
Source : Geod'Air, juillet 2024. Traitements : Ineris/LCSQA

Les particules fines (PM10 et PM2,5) ont aussi des impacts sur la santé : elles sont classées comme cancérigènes pour l'homme et peuvent causer des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Les teneurs annuelles en particules de diamètre inférieur ou égal à 10 µm (PM10) mesurées en milieu urbain sont 1,3 fois plus élevées à proximité du trafic routier qu'en situation de fond et ont diminué sur la période 2007-2023. En 2023, les seuils journalier et annuel en PM10 fixés pour la protection de la santé ne sont pas respectés dans certaines stations des agglomérations de Marseille-Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et de Mamoudzou (Mayotte).

Les mesures concernant le trafic routier, comme celles prises en 2020 pour lutter contre la pandémie de Covid-19, ont également un impact sur les concentrations en particules, mais plus limité que pour le NO2. En effet, les particules proviennent aussi en quantités importantes d'autres sources (chauffage résidentiel, agriculture, poussières naturelles).