Émissions nationales de gaz à effet de serre

Changement climatique
Publié le 07/11/2018
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© Terra/Laurent Mignaux
Cette rubrique présente des données, des statistiques et des analyses sur les émissions de gaz à effet de serre de la France.
  • Motorisations des véhicules légers neufs - Émissions de CO2 et bonus écologique - Mars 2019

    Accroche
    En mars 2019, la part du diesel dans les immatriculations de voitures particulières neuves repart à la baisse (- 1,9 point), à 33,8 %, tandis que celle des motorisations essence renoue avec la croissance (+ 2 points), à 59,6 %. Les motorisations alternatives sont quasi stables à 6,4 % des ventes.
    Le recul de la part des voitures hybrides, à 4,3 % des immatriculations (- 0,5 point), est compensé par la hausse de celle des voitures électriques à 2,1 % (+ 0,4 point).
    Les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves augmentent, à 112,4 g/km, de même que la part des voitures affectées d’un malus, qui s’établit à 35,6 % (+ 0,8 point par rapport à février).
  • Les facteurs d'évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie en France entre 1990 et 2016

    Accroche
    En France, les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie ont diminué, à climat constant, de 18 % entre 1990 et 2016. Cette publication vise à identifier les rôles respectifs de l’activité économique, de l’efficacité énergétique et du bouquet énergétique dans cette évolution, pour chacun des grands secteurs émetteurs.
    Le recours à des énergies moins carbonées que par le passé explique la majeure part de la baisse de 25 % des émissions du résidentiel. L’effet positif de l’amélioration des performances thermiques des logements est, quant à lui, annulé en grande partie par la hausse de leur surface.
    Malgré l’amélioration des performances des véhicules, le transport génère davantage d’émissions en 2016 qu’en 1990. Outre l’augmentation du volume de transport, deux facteurs ont contribué à cette hausse : la baisse du taux d’occupation des véhicules pour le transport de passagers et la hausse de la part modale de la route pour celui de marchandises.
  • Les immatriculations de véhicules équipés de motorisations alternatives

    Accroche
    Un développement soutenu par la prime à la casse et le bonus écologique.
    Les ventes de véhicules équipés de motorisations alternatives sont en croissance régulière depuis 2003. Toutefois, cette croissance a été très marquée en 2009 et 2010, en raison de l'introduction de mesures favorisant l'achat de véhicules peu émetteurs de dioxyde de carbone. Les véhicules fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié sont ainsi passés de 0,1 % à 3,4 % des nouvelles immatriculations entre 2008 et 2010. Ce sont surtout les ménages qui les ont achetés, incités par le bonus écologique. Les entreprises ont plutôt choisi des motorisations "tout électriques" ou hybrides.
  • Les émissions directes de CO2 des ménages selon leur localisation

    Accroche
    Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément à l’accord de Kyoto et à la politique de l’Union européenne, il est important de limiter les émissions directes de dioxyde de carbone (CO2) des ménages. Les deux sources principales de ces émissions sont, par ordre d’importance décroissante, les logements et les navettes vers le lieu de travail ou d’études. Les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an ; les émissions atteignent 4 200 kg de CO2 par an sous les climats montagnard et semi-continental. Les maisons individuelles des pôles urbains, souvent anciennes et chauffées au fioul, émettent plus de CO2 que celles du périurbain, plus récentes et souvent dotées d'un chauffage 100 % électrique. À l’inverse, les émissions liées aux navettes sont plus importantes dans le périurbain, où les besoins de transport sont importants mais l'offre de services de transports réduite.
  • Un habitant de pôle urbain émet deux fois moins de CO2 que la moyenne pour se rendre à son lieu de travail ou d’études

    Accroche
    Les transports sont à l’origine d’une part importante des rejets de polluants et de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone (CO2). Malgré des évolutions techniques favorables, les émissions de CO2 liées aux déplacements des ménages ont augmenté de 10 % entre 1990 et 2007. En effet, les distances parcourues se sont allongées et la population a augmenté. En 2007, les personnes résidant en France ont émis en moyenne 640 kg de CO2 pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. La voiture est responsable de 90 % de ces émissions, pour 64 % des déplacements effectués et 70 % des distances parcourues.
  • Les émissions de CO2 par les poids lourds français entre 1996 et 2006 ont augmenté moins vite que les volumes transportés

    Accroche
    Entre 1996 et 2006, l’augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère par les poids lourds français a été deux fois moins rapide que celle des tonnes-km réalisées.
    Indépendamment des transferts entre modes de transport, deux facteurs principaux d’importance équivalente ont limité la progression des émissions de CO2 de 1,3 Mt chacun entre 1996 et 2006 : des moteurs plus performants et l'utilisation de véhicules plus lourds et plus jeunes.
    L’amélioration de l’efficacité environnementale des poids lourds s’accompagnant de celle de leur efficacité économique, il en résulte un report modal du rail et de la voie d’eau vers la route, dont l’impact environnemental négatif n’est pas pris en compte dans cette évaluation.
    Quelle que soit la distance parcourue, les trajets 2006 sont moins émetteurs en CO2 qu’en 1996 par tonne-km.