Émissions nationales de gaz à effet de serre

Changement climatique
Publié le 07/11/2018
airparif040 - © © Terra/Laurent Mignaux
Cette rubrique présente des données, des statistiques et des analyses sur les émissions de gaz à effet de serre de la France.
  • Inventaire des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques par branches d'activités économiques

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    Les inventaires d’émissions au format AEA (Air Émissions Accounts), auparavant dénommé inventaire NAMEA-AIR, répertorient les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) et de polluants atmosphériques de la France. Ce format d’inventaire répartit les émissions annuelles de la France en 64 branches d’activités économiques. Il identifie également une catégorie spécifique « émissions directes des ménages » : ce niveau de détail est sa principale spécificité. Conçu dans un cadre conceptuel identique à celui des comptes nationaux, il permet de rapprocher les données d’émissions avec des agrégats économiques. L’inventaire AEA peut ainsi être utilisé pour analyser l’impact environnemental des activités économiques. Il se différencie des inventaires officiels en excluant, pour les transports, les émissions des déplacements des étrangers en France et en incluant celles des Français à l’étranger. Les données couvrent la France métropolitaine, les DROM et Saint-Martin, depuis 2008.
  • Les facteurs d’évolution des émissions de CO2 liées à l’énergie en France de 1990 à 2019

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    En France métropolitaine, les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie, corrigées des variations climatiques, ont diminué de 19 % entre 1990 et 2019. Cette publication vise à identifier les rôles respectifs de l’activité économique, de l’efficacité énergétique et du bouquet énergétique dans cette évolution, pour chacun des grands secteurs émetteurs.
    Dans le résidentiel, le recours à des énergies moins carbonées que par le passé explique la majeure partie de la baisse de 31 % des émissions. Elles sont très majoritairement liées à l’usage de chauffage, dont les émissions ont baissé dans des proportions similaires. Si les gains d’efficacité énergétique sont soutenus depuis le milieu des années 2000, ils sont en grande partie annulés par la hausse des surfaces habitées.
    Dans le secteur des transports, les émissions sont largement dominées par le mode routier et supérieures à leur niveau de 1990, pour le transport de voyageurs comme pour le transport de marchandises.
  • Motorisations des véhicules légers neufs - Émissions de CO2 et bonus écologique - Juillet 2022

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    En juillet 2022, la part des motorisations essence (y compris hybrides non rechargeables) dans les immatriculations de voitures neuves augmente de 3,0 points, à 60,4 % tandis que celle du diesel (y compris hybrides non rechargeables) diminue de 0,5 point, à 18,2 %.
    La part de la motorisation thermique essence est en hausse : 39,6 % de part de marché, soit + 1,8 point. La motorisation thermique diesel baisse de 1,0 point à 16,1 % de part de marché.
    La part des ventes de voitures électriques diminue de 0,9 point à 11,9 % du marché et celle des voitures hybrides rechargeables de 0,2 point, à 6,6 % du marché.
    La part des ventes de voitures gaz et autres, essentiellement des hybrides essence-GPL, se replie de 1,4 point à 2,9 % du marché (3 200 unités), après la forte hausse de juin.

  • Les Français émettent moins de CO2 que leurs voisins européens

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    En 2017, les émissions de CO2 liées à l’énergie s’élèvent à 4,6 tonnes par habitant en France, contre 6,3 en moyenne dans les grands pays voisins. Cet écart s’explique par un bouquet énergétique moins carboné en France dans les secteurs productif et résidentiel. En matière de transports, les émissions françaises sont proches de la moyenne.

  • Essor des ventes de voitures neuves à motorisations alternatives en 2020

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    En 2020, le marché de l’automobile neuve est marqué par la crise sanitaire, avec une chute des ventes de voitures neuves de 25 % par rapport à 2019. Il évolue également fortement dans sa composition, avec l’essor des motorisations alternatives (hybrides rechargeables et électriques) au détriment des motorisations thermiques (diesel et essence). Ainsi, pour la première fois, les ventes de voitures électriques dépassent les 100 000 unités.
  • Les émissions directes de CO2 des ménages selon leur localisation

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    Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément à l’accord de Kyoto et à la politique de l’Union européenne, il est important de limiter les émissions directes de dioxyde de carbone (CO2) des ménages. Les deux sources principales de ces émissions sont, par ordre d’importance décroissante, les logements et les navettes vers le lieu de travail ou d’études. Les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an ; les émissions atteignent 4 200 kg de CO2 par an sous les climats montagnard et semi-continental. Les maisons individuelles des pôles urbains, souvent anciennes et chauffées au fioul, émettent plus de CO2 que celles du périurbain, plus récentes et souvent dotées d'un chauffage 100 % électrique. À l’inverse, les émissions liées aux navettes sont plus importantes dans le périurbain, où les besoins de transport sont importants mais l'offre de services de transports réduite.
  • Un habitant de pôle urbain émet deux fois moins de CO2 que la moyenne pour se rendre à son lieu de travail ou d’études

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    Les transports sont à l’origine d’une part importante des rejets de polluants et de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone (CO2). Malgré des évolutions techniques favorables, les émissions de CO2 liées aux déplacements des ménages ont augmenté de 10 % entre 1990 et 2007. En effet, les distances parcourues se sont allongées et la population a augmenté. En 2007, les personnes résidant en France ont émis en moyenne 640 kg de CO2 pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. La voiture est responsable de 90 % de ces émissions, pour 64 % des déplacements effectués et 70 % des distances parcourues.