Émissions nationales de gaz à effet de serre

Changement climatique
Publié le 06/05/2024
airparif040 - © © Terra/Laurent Mignaux
Cette rubrique présente des données, des statistiques et des analyses sur les émissions de gaz à effet de serre de la France.
  • Émissions de gaz à effet de serre et empreinte carbone en 2022 - Synthèses des connaissances en 2023

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    Dans le cadre des négociations sur le climat, les parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se sont accordées sur la nécessité de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre (GES). L’Union européenne s’est ainsi fixée en 2021 un objectif de réduction des émissions de GES de 55 % entre 1990 et 2030 dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe (Green deal et fit for 55). La France s’est dotée d’une stratégie nationale bas-carbone et de budgets carbone, en cours de révision, afin de mettre en œuvre la transition vers une économie sobre en GES et atteindre la neutralité carbone en 2050.
  • Déplacements domicile-travail : des émissions de gaz à effet de serre très variables selon les territoires

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    En 2019, un actif se déplaçant pour aller au travail émet en moyenne 0,7 tonne d’équivalent CO2 par an pour ses trajets, tous modes de transport confondus. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des trajets domicile-travail varient selon les territoires. Au sein des aires d’attraction des villes, les émissions des résidents des pôles diminuent avec la taille de l’aire, la densité des transports en commun dans les grandes aires permettant une moindre utilisation de la voiture. Pour les résidents des couronnes périurbaines, la taille de l’aire a peu d’impact sur le niveau moyen des émissions : la voiture est moins utilisée dans les grandes aires, mieux équipées en transports collectifs, mais les distances à parcourir sont plus longues. Les émissions dues aux déplacements domicile-travail sont nettement plus basses (- 40 % toutes choses égales par ailleurs) dans les communes où métro ou tramway sont accessibles à pied.

  • Le quart des ménages les plus aisés à l'origine de 35 % des émissions de gaz à effet de serre des mobilités

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    En 2019, les Français ont émis en moyenne 1,45 tonne équivalent CO2 au cours de leurs déplacements, locaux et longue distance. Le niveau de vie constitue un déterminant majeur du niveau individuel d'émissions : le quart des ménages les plus aisés est à l'origine de 35 % des émissions gaz à effet de serre des mobilités et même de 45 % de celles dues aux voyages. Pour les déplacements du quotidien, le lieu de résidence importe davantage : les habitants des zones rurales, un tiers de la population, génèrent 48 % des émissions. Les femmes, les mineurs et les seniors émettent moins de gaz à effet de serre que la moyenne de la population pour leurs déplacements.

  • Quels freins à la baisse des émissions de gaz à effet de serre du parc automobile ?

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    La voiture représente un sixième des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France et la moitié des émissions dues au transport. Dans un contexte d’accroissement du parc automobile entre 2012 et 2022, les émissions totales de GES des voitures sont restées globalement stables (hors période impactée par la crise sanitaire) sous l’effet de l’amélioration de l’efficacité énergétique des moteurs thermiques et de l’émergence de nouvelles motorisations hybrides et électriques. La baisse des émissions unitaires est néanmoins freinée par la montée des motorisations essence, légèrement plus émettrices que les motorisations diesel qu’elles remplacent, ainsi que par l’alourdissement et le vieillissement des voitures.

  • Les facteurs d'évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie en France de 1990 à 2020

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    En France métropolitaine, les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie, corrigées des variations climatiques, ont diminué de 28 % entre 1990 et 2020, avec une chute de 11 % en 2020 du fait de la crise sanitaire, après une baisse de 19 % entre 1990 et 2019. Cette publication vise à identifier les rôles respectifs de l’activité économique, de l’efficacité énergétique et du bouquet énergétique dans cette évolution, pour chacun des grands secteurs émetteurs. Dans le résidentiel, le recours à des énergies moins carbonées que par le passé explique la majeure partie de la baisse de 29 % des émissions. Elles sont très majoritairement liées à l’usage de chauffage, dont les émissions ont baissé dans des proportions similaires. Si les gains d’efficacité énergétique sont soutenus depuis le milieu des années 2000, ils sont en grande partie annulés par la hausse des surfaces habitées. Dans le secteur des transports, les émissions sont largement dominées par le mode routier.

  • Inventaire des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques par branches d'activités économiques

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    Les inventaires d’émissions au format AEA (Air Émissions Accounts), auparavant dénommé inventaire NAMEA-AIR, répertorient les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) et de polluants atmosphériques de la France. Ce format d’inventaire répartit les émissions annuelles de la France en 64 branches d’activités économiques. Il identifie également une catégorie spécifique « émissions directes des ménages » : ce niveau de détail est sa principale spécificité. Conçu dans un cadre conceptuel identique à celui des comptes nationaux, il permet de rapprocher les données d’émissions avec des agrégats économiques. L’inventaire AEA peut ainsi être utilisé pour analyser l’impact environnemental des activités économiques. Il se différencie des inventaires officiels en excluant, pour les transports, les émissions des déplacements des étrangers en France et en incluant celles des Français à l’étranger. Les données couvrent la France métropolitaine, les DROM et Saint-Martin, depuis 2008.
  • Les réductions des émissions de gaz à effet de serre liées aux rénovations - Résultats de l'enquête Tremi 2020

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    L’enquête Tremi (travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles), réalisée en 2020 par l’Ademe (Agence de la transition écologique) et le SDES (Service des données et études statistiques) permet de quantifier les réductions conventionnelles d’émissions de gaz à effet de serre générées par les travaux de rénovation effectués par les ménages en maisons individuelles entre 2017 et 2019. On estime ainsi que les travaux réalisés en 2019 ont permis de diminuer de 2,1 MtCO2eq les émissions de CO2 conventionnelles du parc de maisons individuelles. Les postes de rénovation qui génèrent les plus fortes réductions de gaz à effet de serre sont les changements de systèmes de chauffage (mise en place d‘un appareil de chauffage vertueux tel qu’une pompe à chaleur ou un système solaire) et la transition d’une énergie fossile telle que le fioul à un système électrique ou au bois.

  • Motorisations des véhicules légers neufs - Émissions de CO2 et bonus écologique - Avril 2024

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    En avril 2024, la part des motorisations essence (y compris hybrides non rechargeables) dans les immatriculations de voitures neuves augmente par rapport au mois précédent de 2,8 points, à 63,0 %.
    Celle du diesel (y compris hybrides non rechargeables) croît légèrement de 0,2 point, à 8,5 %. La part de la motorisation thermique essence est en baisse de 0,7 point à 32,7 % du marché tandis que celle de la motorisation thermique diesel progresse légèrement de 0,3 point à 7,7 % du marché.
    La part des ventes de voitures électriques diminue de 2,0 points à 17,0 % du marché. La part des ventes de voitures hybrides rechargeables est en baisse de 1,7 point, à 7,3 % du marché. La part des ventes de voitures gaz et autres, essentiellement des bicarburations essence-GPL, augmente de 0,6 point à 4,3 % du marché (6 500 unités). Les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves sont en hausse, à 95,3 g/km contre 91,5 g/km en mars 2024.

  • Les Français émettent moins de CO2 que leurs voisins européens

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    En 2017, les émissions de CO2 liées à l’énergie s’élèvent à 4,6 tonnes par habitant en France, contre 6,3 en moyenne dans les grands pays voisins. Cet écart s’explique par un bouquet énergétique moins carboné en France dans les secteurs productif et résidentiel. En matière de transports, les émissions françaises sont proches de la moyenne.

  • Essor des ventes de voitures neuves à motorisations alternatives en 2020

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    En 2020, le marché de l’automobile neuve est marqué par la crise sanitaire, avec une chute des ventes de voitures neuves de 25 % par rapport à 2019. Il évolue également fortement dans sa composition, avec l’essor des motorisations alternatives (hybrides rechargeables et électriques) au détriment des motorisations thermiques (diesel et essence). Ainsi, pour la première fois, les ventes de voitures électriques dépassent les 100 000 unités.
  • Les émissions directes de CO2 des ménages selon leur localisation

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    Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément à l’accord de Kyoto et à la politique de l’Union européenne, il est important de limiter les émissions directes de dioxyde de carbone (CO2) des ménages. Les deux sources principales de ces émissions sont, par ordre d’importance décroissante, les logements et les navettes vers le lieu de travail ou d’études. Les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an ; les émissions atteignent 4 200 kg de CO2 par an sous les climats montagnard et semi-continental. Les maisons individuelles des pôles urbains, souvent anciennes et chauffées au fioul, émettent plus de CO2 que celles du périurbain, plus récentes et souvent dotées d'un chauffage 100 % électrique. À l’inverse, les émissions liées aux navettes sont plus importantes dans le périurbain, où les besoins de transport sont importants mais l'offre de services de transports réduite.
  • Un habitant de pôle urbain émet deux fois moins de CO2 que la moyenne pour se rendre à son lieu de travail ou d’études

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    Les transports sont à l’origine d’une part importante des rejets de polluants et de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone (CO2). Malgré des évolutions techniques favorables, les émissions de CO2 liées aux déplacements des ménages ont augmenté de 10 % entre 1990 et 2007. En effet, les distances parcourues se sont allongées et la population a augmenté. En 2007, les personnes résidant en France ont émis en moyenne 640 kg de CO2 pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. La voiture est responsable de 90 % de ces émissions, pour 64 % des déplacements effectués et 70 % des distances parcourues.