Émissions nationales de gaz à effet de serre

Changement climatique
Publié le 07/11/2018
airparif040 - © © Terra/Laurent Mignaux
Cette rubrique présente des données, des statistiques et des analyses sur les émissions de gaz à effet de serre de la France.
  • Les Français émettent moins de CO2 que leurs voisins européens

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    En 2017, les émissions de CO2 liées à l’énergie s’élèvent à 4,6 tonnes par habitant en France, contre 6,3 en moyenne dans les grands pays voisins. Cet écart s’explique par un bouquet énergétique moins carboné en France dans les secteurs productif et résidentiel. En matière de transports, les émissions françaises sont proches de la moyenne.

  • Les facteurs d'évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie en France de 1990 à 2018

    Accroche
    En France, les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie, corrigées des variations climatiques, ont diminué de 19 % entre 1990 et 2018. Cette publication vise à identifier les rôles respectifs de l’activité économique, de l’efficacité énergétique et du bouquet énergétique dans cette évolution, pour chacun des grands secteurs émetteurs.
    Dans le résidentiel, le recours à des énergies moins carbonées que par le passé explique en grande partie la baisse de 32 % des émissions, très majoritairement liées à l’usage de chauffage. Si les gains d’efficacité énergétique sont soutenus depuis le milieu des années 2000, ils sont en grande partie annulés par la hausse des surfaces habitées.
    Dans le secteur des transports, le recours aux biocarburants et les réductions des consommations unitaires des véhicules particuliers et des poids lourds n’ont pas suffi à compenser les hausses de l’activité de transport de passagers et de marchandises.

  • Motorisations des véhicules légers neufs - Émissions de CO2 et bonus écologique - Septembre 2020

    Accroche
    En septembre 2020, la part des motorisations diesel dans les immatriculations de voitures neuves gagne 2,1 points, à 31,7 %, tandis que celle de l’essence perd 1,4 point, à 44,7 %. La part des motorisations alternatives, à 22,2 %, perd 0,7 point.
    Les ventes de voitures électriques sont en hausse (6,0 % du marché, soit + 0,5 point), alors que celles des voitures hybrides se replient (à 16,3 %, soit - 1,2 point), qu’elles soient rechargeables (- 0,4 point) ou non-rechargeables (- 0,7 point).
    Les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves sont à nouveau en baisse pour s’établir à 120,4 g/km. En même temps, la part des voitures soumises au malus écologique est stable à 26,9 %.

  • Les immatriculations de véhicules équipés de motorisations alternatives

    Accroche
    Un développement soutenu par la prime à la casse et le bonus écologique.
    Les ventes de véhicules équipés de motorisations alternatives sont en croissance régulière depuis 2003. Toutefois, cette croissance a été très marquée en 2009 et 2010, en raison de l'introduction de mesures favorisant l'achat de véhicules peu émetteurs de dioxyde de carbone. Les véhicules fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié sont ainsi passés de 0,1 % à 3,4 % des nouvelles immatriculations entre 2008 et 2010. Ce sont surtout les ménages qui les ont achetés, incités par le bonus écologique. Les entreprises ont plutôt choisi des motorisations "tout électriques" ou hybrides.
  • Les émissions directes de CO2 des ménages selon leur localisation

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    Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément à l’accord de Kyoto et à la politique de l’Union européenne, il est important de limiter les émissions directes de dioxyde de carbone (CO2) des ménages. Les deux sources principales de ces émissions sont, par ordre d’importance décroissante, les logements et les navettes vers le lieu de travail ou d’études. Les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an ; les émissions atteignent 4 200 kg de CO2 par an sous les climats montagnard et semi-continental. Les maisons individuelles des pôles urbains, souvent anciennes et chauffées au fioul, émettent plus de CO2 que celles du périurbain, plus récentes et souvent dotées d'un chauffage 100 % électrique. À l’inverse, les émissions liées aux navettes sont plus importantes dans le périurbain, où les besoins de transport sont importants mais l'offre de services de transports réduite.
  • Un habitant de pôle urbain émet deux fois moins de CO2 que la moyenne pour se rendre à son lieu de travail ou d’études

    Accroche
    Les transports sont à l’origine d’une part importante des rejets de polluants et de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone (CO2). Malgré des évolutions techniques favorables, les émissions de CO2 liées aux déplacements des ménages ont augmenté de 10 % entre 1990 et 2007. En effet, les distances parcourues se sont allongées et la population a augmenté. En 2007, les personnes résidant en France ont émis en moyenne 640 kg de CO2 pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. La voiture est responsable de 90 % de ces émissions, pour 64 % des déplacements effectués et 70 % des distances parcourues.
  • Les émissions de CO2 par les poids lourds français entre 1996 et 2006 ont augmenté moins vite que les volumes transportés

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    Entre 1996 et 2006, l’augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère par les poids lourds français a été deux fois moins rapide que celle des tonnes-km réalisées.
    Indépendamment des transferts entre modes de transport, deux facteurs principaux d’importance équivalente ont limité la progression des émissions de CO2 de 1,3 Mt chacun entre 1996 et 2006 : des moteurs plus performants et l'utilisation de véhicules plus lourds et plus jeunes.
    L’amélioration de l’efficacité environnementale des poids lourds s’accompagnant de celle de leur efficacité économique, il en résulte un report modal du rail et de la voie d’eau vers la route, dont l’impact environnemental négatif n’est pas pris en compte dans cette évaluation.
    Quelle que soit la distance parcourue, les trajets 2006 sont moins émetteurs en CO2 qu’en 1996 par tonne-km.