État des eaux superficielles et souterraines

Environnement
Publié le 01/10/2018
Retenue d'eau de Biaufond, lac artificiel formé par le barrage EDF du Refrain - © © Terra/Arnaud Bouissou
La gestion de l’eau en France a été réglementée dès les années 60 et s’est construite autour de plusieurs lois fondamentales successives. Au niveau européen, la directive cadre sur l’eau 2000/60/CE établit un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. Des évaluations de l’état des eaux sont ainsi réalisées régulièrement par les agences et offices de l’Eau. L’état des eaux de surface s’apprécie sur deux aspects, leur état écologique et leur état chimique, et celui des eaux souterraines à partir de leurs états chimique et quantitatif.
  • La pollution des eaux superficielles et souterraines en France - Synthèse des connaissances en 2022

    Accroche
    Les milieux aquatiques font l’objet de multiples pressions liées aux activités humaines, agricoles, industrielles et domestiques. En 2019, 43,1 % (contre 41,4 % en 2010) des masses d’eau superficielle françaises affichaient un bon ou très bon état écologique. 66,9 % des masses d’eau superficielle et 70,7 % des masses d’eau souterraine présentaient un bon état chimique (contre 51,2 % et 58,9 % en 2010). Même si la situation s’améliore, la pollution des eaux de surface et souterraine induit d’importants coûts de prévention, de protection et de restauration, pour assurer la pérennité des usages et en premier lieu, la production d’eau destinée à la consommation humaine.
  • La dépense de protection des sols et de l’eau en 2019

    Accroche
    En 2019, 2,5 milliards d’euros ont été consacrés à la protection des sols et des eaux souterraines et de surface en France. Cette dépense est en hausse de 10 % en euros courants par rapport à l’année précédente. Elle se concentre essentiellement sur la prévention des infiltrations de substances polluantes et sur la dépollution des sites et sols pollués. Les entreprises sont les principaux financeurs de la dépense (59 %), devant les administrations publiques (État et collectivités locales) (26 %) et l’Union européenne (15 %).
  • La dépense de gestion des eaux usées en 2019

    Accroche
    En 2019, 13,5 milliards d’euros ont été consacrés à la gestion des eaux usées en France, en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. La dépense intérieure de gestion des eaux usées est constituée à 90 % de dépenses relatives à l’assainissement collectif pris en charge par les gestionnaires des services, régies ou délégataires. L’épuration industrielle des entreprises et l’assainissement autonome pour les ménages non raccordés aux réseaux d’assainissement collectif représentent des parts marginales de la dépense, respectivement (6 % et 4 %). Via la facture d’assainissement, les ménages sont les premiers contributeurs à ce poste de dépense de protection de l’environnement, à hauteur de 45 %, loin devant les entreprises (22 %), en dehors de celles qui sont spécialisées dans l’assainissement des eaux usées.
  • L'eau en France : ressource et utilisation - Synthèse des connaissances en 2021

    Accroche
    Ressource naturelle abondante en France, l’eau douce est utilisée à des fins domestiques (eau potable) et économiques (agriculture, industrie, loisirs, refroidissement des centrales électriques). Les prélèvements relatifs à ces besoins baissent depuis une vingtaine d’années, hormis ceux pour l’agriculture qui restent stables en moyenne. Des mesures réglementaires visent à garantir une gestion équilibrée de la ressource en eau et à la partager lorsqu’elle se raréfie.
  • Eau et milieux aquatiques - Les chiffres clés - Édition 2020

    Accroche
    Composante essentielle de tous les êtres vivants, l’eau est aussi un milieu de vie pour certains d’entre eux. Elle circule sans cesse, des précipitations vers les eaux de surface (cours d’eau, rivières, fleuves, lacs, etc.), la végétation (sauvage et agricole), les eaux souterraines (nappes), les mers et les océans. Sous l’effet des activités humaines, elle fait l’objet de nombreuses pollutions susceptibles d’affecter la biodiversité et la santé humaine. Protéger la ressource en eau constitue donc un enjeu majeur. Le Service des données et études statistiques (SDES) et l’Office français de la biodiversité (OFB) s’inscrivent dans cette démarche en informant et sensibilisant régulièrement l’ensemble des acteurs sur les enjeux liés à la préservation de l’eau et des milieux aquatiques.

  • Mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau : position de la France en Europe en 2009

    Accroche
    En 2009, 41,4 % des masses d’eau de surface en France sont en bon état écologique et 43,1 % en bon état chimique. Pour les eaux souterraines, 58,9 % des masses d’eau sont en bon état chimique et 89,4 % en bon état quantitatif. Tel est le constat dressé par la France auprès de la Commission européenne, selon les critères d’évaluation fixés par la directive cadre sur l’eau (DCE). La proportion des eaux de surface françaises en bon état écologique est comparable à la moyenne européenne de 38,8 %.
  • Méthodologie de l’indice d’évolution de la qualité physico-chimique des cours d’eau

    Accroche
    L’objectif du SDES au travers de cette étude a été de développer une méthodologie d’indice qui permette d’appréhender une tendance de l’état des eaux. L’indice porte sur la physico-chimie des cours d’eau, selon une approche par paramètre et s’appuie sur les travaux antérieurs menés au CGDD/SDES sur l’air. Ce document a pour but de décrire les principes de la méthodologie appliquée.
  • L'état des eaux souterraines en France en 2004 : aspects quantitatifs et qualitatifs

    Accroche
    Les eaux souterraines constituent une ressource en eau stratégique pour les activités humaines. Outre qu'elles représentent des volumes souvent importants, elles offrent généralement une eau de meilleure qualité que les eaux de surface.
    Toutefois, du fait d'un processus de renouvellement très lent, les nappes d'eaux souterraines sont particulièrement vulnérables. Dans certaines régions, les prélèvements excèdent les pluies efficaces, alors que dans d'autres, des pollutions fréquentes et surtout persistantes ont été identifiées.

Données et publications