Études et recherches

Logement
Publié le 24/10/2018
Façade solaire photovoltaïque installée sur un immeuble HLM de l'Île-Saint-Denis
© Terra/Arnaud Bouissou
Le service de la donnée et des études statistiques réalise de nombreux travaux d'études et de recherche, seul ou en partenariat avec des institutions de recherche et écoles doctorales de rayonnement international (PSE, TSE, EDHEC...). Ces travaux de nature variée qui mettent en oeuvre les techniques statistiques et économétriques les plus poussées, ont pour objectif de permettre une meilleure compréhension des marchés immobiliers et de leurs déterminants, d'enrichir les outils d'analyse existants et d'évaluer les politiques publiques dans le domaine du logement.
  • Analyse économétrique de l'effet des infrastructures de transport sur les prix immobiliers et les revenus des ménages

    Accroche
    Ce Théma offre un panorama des méthodes d’évaluation ex-post des politiques de transport, ainsi que des problématiques que soulève chacune d’entre elles. Afin d’illustrer comment ces dernières peuvent être appliquées, une étude de l’effet du prolongement de la ligne de métro 13 à Asnières-sur-Seine et Gennevilliers sur le prix de l’immobilier et le revenu des ménages est présentée. Cette étude révèle que l’ouverture des lignes de métro a engendré une augmentation d’environ 5 % du revenu par unité de consommation des ménages dans un périmètre de 0 à 1 kilomètre des stations, entre 2002 et 2010.
  • Comparer le poids du logement en France et en Allemagne : le taux d'effort moyen ne suffit pas

    Accroche
    Le logement constitue le premier poste de dépenses des ménages en France et en Allemagne. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de quantifier le poids moyen des dépenses en logement dans le revenu des ménages, les mesures sont multiples et les diagnostics diffèrent. Une fois les différences de définition et de méthode explicitées, cette publication offre un panorama des différents facteurs susceptibles d’influencer le poids du logement dans le revenu des ménages : prix de l’immobilier, structure démographique, répartition géographique, etc. et observe les effets attendus sur les taux d’effort allemand et français.
  • Croissance du nombre de logements en zones inondables

    Accroche
    Entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes. Les terrains étudiés sont soumis à des submersions d’intensité et de fréquence variables, certains ne sont susceptibles d’être inondés qu’en cas de crues très rares et d’intensités exceptionnelles. L’accroissement du nombre de logements dans ces secteurs provient de la pression démographique qui s’est répercutée dans les parcelles exposées comme dans les parcelles hors d’eau. Les nouvelles implantations en zones inondables ont contribué à densifier les territoires déjà urbanisés plutôt qu’à les étendre, préservant ainsi majoritairement les zones d’expansion des crues.
  • La mobilité résidentielle progresse dans le parc locatif privé et diminue dans le parc social

    Accroche
    Près de 8 % des logements ont changé chaque année d’occupants entre 2005 et 2007. Ce taux varie de 3,5 % chez les propriétaires occupants à 18 % au sein du parc locatif privé.
    L’âge est le déterminant principal de la mobilité résidentielle quel que soit le statut d’occupation du logement. Les autres facteurs explicatifs tiennent à la fois aux caractéristiques du ménage (revenu, configuration familiale) mais aussi du logement (taille, nombre de pièces et type).
    Les ménages qui arrivent dans un logement ont souvent des profils proches des précédents occupants, surtout parmi les revenus les plus élevés et les plus modestes. En revanche, aux propriétaires occupants pauvres qui quittent leur logement d’une part, et aux locataires aisés du parc social d’autre part, succèdent des ménages aux profils plus diversifiés.
  • Cinq millions de ménages multipropriétaires

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    Cinq millions de ménages multipropriétaires possèdent quatorze millions de logements, dont cinq millions de résidences principales et neuf millions de logements supplémentaires. L’usage des logements supplémentaires est en grande majorité locatif même si la moitié des multipropriétaires jouissent d’une résidence secondaire.
  • Travaux d'amélioration de la performance énergétique dans les bâtiments existants (2007-2009)

    Accroche
    L’évaluation de l’implication des entreprises de bâtiment dans les travaux d’amélioration de la performance énergétique dans le bâti est essentielle dans le contexte du Plan bâtiment Grenelle. Le parc de logements existants susceptible de bénéficier d’une mise aux normes et de travaux d’économies d’énergie est considérable. En 2009, plus de la moitié du parc des résidences principales date d’avant la première réglementation thermique, soit plus de 8 millions de maisons et un peu moins de 8 millions d’appartements construits avant 1974. L’État lui-même donne l’exemple, en lançant la rénovation des bâtiments publics d’ici à 2012 et celle de 800 000 logements sociaux les plus vétustes d’ici à 2020.
  • Les loyers pratiqués dans l’agglomération parisienne : principaux déterminants

    Accroche
    Les loyers des logements du parc privé habituellement pratiqués dépendent des caractéristiques des biens ainsi que de leur localisation. Pour un même appartement, l’ouest de l’agglomération présente des loyers d’un niveau comparable à ceux de Paris intra-muros, alors que l’est est généralement moins cher. À caractéristiques du logement données, le loyer est fonction de l’éloignement, par rapport à Paris, de la commune où est situé le bien, et lié au niveau de vie médian des habitants de cette dernière. Pour un appartement de 4 pièces, l’écart de loyer atteint 42 % selon que le logement est situé au sein des trois communes les plus riches ou dans l’une des trois plus pauvres. La présence d’une ou plusieurs stations de métro dans la commune augmente le niveau des loyers.
  • Durée de construction des logements : le rôle des tensions dans l’industrie du bâtiment entre 1990 et 2010

    Accroche
    Entre 1990 et 2010, la durée moyenne de construction des logements a oscillé entre 13 et 17 mois en France métropolitaine. Cette variabilité est le reflet des tensions sur le marché du bâtiment, en lien avec la conjoncture économique. D’autres facteurs sont également à prendre en compte pour expliquer l’évolution de la durée entre l’ouverture du chantier et l’achèvement des travaux : le type de logement (individuel ou collectif), sa surface, sa localisation, la taille du permis de construire.
  • La demande potentielle de logements à l'horizon 2030 : une estimation par la croissance attendue du nombre des ménages

    Accroche
    Sous les hypothèses d’une fécondité stable à 1,95 enfant par femme, d’un solde migratoire annuel de + 100 000 personnes, et d’une évolution tendancielle de la mortalité et des comportements de cohabitation, le nombre de ménages pourrait croître de 200 000 par an en moyenne d’ici 2050 et de 235 000 par an d’ici 2030. Outre la croissance du nombre de ménages, la demande potentielle de logements dépend de l’évolution de la proportion de logements vacants et des flux de renouvellement du parc. Elle diffère du nombre de logements à construire car elle ne prend pas en compte les besoins liés au mal-logement ou au non-logement. Quels que soient les scénarii retenus, qui couvrent un spectre large d’hypothèses, la demande potentielle est comprise entre 300 000 et 400 000 logements par an en moyenne d’ici 2030.
  • Une fois sur deux, la vacance d’un logement est suivie d’une réoccupation rapide et durable

    Accroche
    Chaque année, plus d’un million de logements anciennement occupés deviennent vacants en France métropolitaine. Mais un certain taux de vacance, qui peut être considéré comme incompressible, s’explique notamment par les délais de déménagements et d’amélioration, ainsi que par le renouvellement du parc de logements.
    Près de la moitié de ces logements se retrouve donc réoccupée rapidement et durablement, et un tiers est dans une situation d’occupation intermittente, du fait des changements fréquents d’occupants, inhérents aux petites surfaces du marché locatif privé. Les autres logements, qui restent durablement inoccupés, sont souvent anciens et de moindre qualité, la moitié de ceux-ci disparaît dans les dix années qui suivent l’entrée en vacance.
    Les logements de grandes tailles, construits dans de grandes unités urbaines, et de bon confort, ont de grandes chances d’être réoccupés rapidement.
  • L’habitat rural entre 1999 et 2009 : des évolutions contrastées

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    Après deux siècles d’exode rural, le mouvement entre villes et campagnes s’est inversé à partir des années 1970. Ainsi, jusqu’à la fin des années 1990, la population des campagnes a augmenté légèrement plus vite que celle des villes. Le phénomène s’est fortement amplifié au cours de la dernière décennie : entre 1999 et 2009, le taux d’évolution de la population au sein des espaces ruraux a été deux fois plus élevé qu’au sein des espaces urbains (11,6 % contre 4,9 %).
    Cet accroissement démographique est essentiellement lié à l’arrivée de nouveaux habitants. Son impact sur l’habitat est variable suivant les territoires. Les dynamiques combinées de la population et du parc de logements, observées entre 1999 et 2009, permettent de classer les communes en cinq groupes distincts.
  • Risques industriels et marchés immobiliers locaux : le cas de l'impact informationnel de l'accident AZF

    Accroche
    En comparant l’évolution des marchés immobiliers résidentiels des territoires situés à proximité de sites industriels à risque et celle de territoires plus éloignés, cette étude examine la façon dont l’accident AZF a ravivé le sentiment d’exposition au risque. L’attractivité des territoires exposés diminue en effet significativement, du fait de la modification des perceptions, consécutivement à l’accident AZF : à court terme, cette attractivité réduite se manifeste par une baisse des prix des transactions immobilières de l’ordre de 1,7 %, un accroissement du taux de vacance des logements de 0,3 point de pourcentage et la diminution de 244 €/an du revenu moyen des ménages résidant dans les zones à risque entre 2001 et 2003.

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